Gary Payton, roi du trashtalk et meneur-emmerdeur culte

Gary Payton, roi du trashtalk et meneur-emmerdeur culte

Piquant, tenace, spectaculaire et attachant, plongée dans l'univers de Gary Payton, l'un des joueurs les plus cultes des années 90.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Portrait
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Oakland. Son climat doux. Ses restaurants exotiques. Sa proximité de l’Océan. Mais aussi ses quartiers rongés par la drogue et la criminalité. Ses terrains de basket. Et surtout son atmosphère. Sa mentalité. Seuls les plus durs survivent. Une jungle urbaine parmi tant d’autres mais avec un esprit à part. Un environnement dont sont sortis plusieurs meneurs NBA de renom. Damian Lillard en est l’étendard aujourd’hui. Jason Kidd auparavant. Mais les deux All-Stars suivaient les traces d’un autre prophète. Gary Payton. « Oakland, born and raised ! »

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Même s’il n’a jamais joué pour les Golden State Warriors, la franchise implantée dans la ville jusqu’à son déménagement pour San Francisco et ses coins plus huppés l’an dernier, l’influence de la commune sur la carrière de GP est évidente. Il en tire son attitude. Sa rage de vaincre. Son tempérament de guerrier. Et aussi sa grande bouche.

« C’est en grandissant ici que j’ai appris que vous pouviez être amis avant et après le match. Mais quand ça joue, il n’y a plus de potes. »

Un vrai dur à cuire. Avant même d’évoquer ses qualités techniques ou physiques, il faut comprendre que Payton se démarquait d’abord par sa ténacité, développée sur les playgrounds pendant sa jeunesse. Il ne lâchait jamais rien sur un terrain. Et c’est comme ça qu’il s’est forgé une réputation au point de s’imposer comme l’un des meilleurs défenseurs de l’Histoire.

Gary Payton, joueur culte des Seattle Sonics

Superstar à l’université d’Oregon State, où il détient encore de très nombreux records, le meneur a été drafté en deuxième position par les Supersonics en 1990. Ses deux premières années furent délicates (8 points de moyenne en cumulé) mais il montrait déjà des flashs de ce qu’il pouvait apporter en NBA. Avec même quelques triples-doubles au compteur. C’était le temps qu’il prenne la température. Parce qu’une fois lancé, il s’est affirmé comme un joueur incontournable à Seattle et dans le paysage de la ligue.

20 points et 7 passes de moyenne pour sa cinquième saison chez les pros. Et même un exercice formidable à 24-6-9 (avec 2 interceptions) en 2000. Plusieurs années au-dessus des 20 pions et 8 caviars. Une référence à son poste.

Sans être un excellent shooteur extérieur, il était tout de même le meilleur marqueur du championnat sur sa position. Il compensait sa maladresse – relative – en agressant le cercle ou en profitant de sa robustesse pour martyriser ses adversaires directs dos au panier.

Il n’était de toute façon pas là que pour planter des points. Il y avait à Seattle un autre joueur en mesure de dunker sur tout ce qui bouge. Shawn Kemp. L’intérieur explosif qui complète l’arrière altruiste.

Ensemble, ils ont formé l’un des duos les plus spectaculaires et les plus excitants de l’Histoire. « Lob City » avant « Lob City ». Des années communes et des alley-oops à la pelle. Mais aussi tout un tas de victoires et de campagnes de playoffs épiques à l’Ouest.

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