New York au Nirvana : les Knicks sont champions NBA !

Après 54 ans de disette, les New York Knicks sont redevenus champions NBA. Jalen Brunson a été stratosphérique dans le game 5 remporté à San Antonio.

New York au Nirvana : les Knicks sont champions NBA !

Cette fois, c'est terminé. Après des décennies d'attente, de désillusions, de reconstructions et de rêves brisés, les New York Knicks sont champions NBA. Au terme d'un Game 5 étouffant remporté 94-90 à San Antonio, les hommes de Mike Brown ont décroché le troisième titre de l'histoire de la franchise et le premier depuis 1973.

Au centre de cette soirée historique, il y avait évidemment Jalen Brunson. Auteur de 45 points dans le match le plus important de sa carrière, le meneur a encore porté les Knicks quand tout semblait leur échapper. Quelques minutes plus tard, il était élu MVP des Finales avant de peiner à trouver ses mots au micro de Lisa Salters, submergé par l'émotion. Difficile de ne pas penser à toutes les critiques qu'il a entendues au fil des années sur sa capacité supposée à mener une équipe jusqu'au titre. Cette nuit, il a apporté la réponse la plus éclatante possible.

Les Spurs ont pourtant longtemps maîtrisé la rencontre

Le plus cruel pour San Antonio est sans doute que le scénario a longtemps semblé favorable. Encore une fois... Comme lors du Game 4, les Spurs ont pris le contrôle de la rencontre dès les premières minutes grâce à une défense féroce et à un début de match impressionnant de Victor Wembanyama.

Les Knicks n'ont inscrit que 13 points dans le premier quart-temps. Pendant de longues séquences, seuls Brunson et OG Anunoby parvenaient à marquer. Wembanyama protégeait le cercle avec une autorité totale et comptait déjà cinq contres à la pause. San Antonio menait alors 42-37 après avoir pourtant compté jusqu'à 16 points d'avance.

Mais depuis quelques jours, plus personne n'ose considérer une avance des Spurs comme une garantie. Le souvenir du Game 4, où les Texans avaient laissé filer 29 points d'avance, planait au-dessus du parquet comme une ombre impossible à ignorer.

Brunson refuse de laisser mourir les Knicks

Le troisième quart-temps a confirmé cette impression. Chaque fois que San Antonio semblait pouvoir reprendre le large grâce à un tir de Julian Champagnie, une action de Wembanyama ou un nouveau panier de Dylan Harper, Brunson répondait. Encore. Et encore.

Le meneur new-yorkais a progressivement transformé le match en duel de volonté. Les Spurs continuaient de défendre dur, continuaient de provoquer des erreurs, continuaient de contrôler une partie du rythme. Mais Brunson refusait simplement de laisser son équipe décrocher.

À l'entrée du quatrième quart-temps, San Antonio menait encore 72-65. Pourtant, la sensation était déjà différente. Les Knicks semblaient avoir retrouvé leur confiance alors que les Spurs donnaient parfois l'impression de chercher comment éviter une nouvelle catastrophe plutôt que de jouer librement.

Dylan Harper irréprochable, Fox dans un cauchemar

San Antonio a pourtant trouvé des ressources. Dylan Harper a livré un nouveau match exceptionnel avec 25 points à 10/19 au tir. Le rookie a constamment attaqué le cercle, créé des décalages et maintenu son équipe à flot lorsque l'attaque texane s'enlisait.

Wembanyama a terminé avec 19 points, 14 rebonds et 5 contres. Défensivement, son impact a encore été immense. Mais offensivement, plusieurs tirs compliqués en deuxième période ont symbolisé les difficultés de son équipe à retrouver de la fluidité lorsque la pression est montée.

À l'inverse, la soirée de De'Aaron Fox restera comme l'une des grandes déceptions de ces Finales. Avec un terrible 3 sur 15 au tir, le meneur n'a jamais trouvé son rythme et plusieurs possessions importantes se sont terminées par des tirs manqués ou des décisions frustrantes.

Le moment où New York a senti le titre arriver

Comme souvent dans les grands matches, le titre s'est joué sur quelques détails.

Un rebond offensif monumental de Mitchell Robinson après un lancer franc manqué de Josh Hart. Une série de paniers impossibles de Brunson. Une défense agressive sur chaque remise en jeu. Puis cette impression de plus en plus forte que les Knicks savaient exactement ce qu'ils voulaient faire alors que les Spurs hésitaient.

Même lorsque Stephon Castle, muet toute la soirée, a finalement inscrit son premier panier sur une claquette dunk pour ramener San Antonio à deux points dans les dernières secondes, New York n'a pas tremblé.

Un lancer franc de Mikal Bridges a offert trois points d'avance aux Knicks. Huit secondes à jouer. Une dernière possession. Puis le buzzer.

Le sacre attendu depuis des générations

Alors que les dernières secondes s'écoulaient, une partie de la salle ressemblait presque à une annexe du Madison Square Garden. Les supporters des Knicks avaient fait le déplacement en nombre et ont célébré avec leurs joueurs sur le parquet.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, New York explosait de joie. Les watch parties se transformaient en marées humaines. Les rues se remplissaient. Une ville entière célébrait enfin le moment qu'elle attendait depuis plus d'un demi-siècle.

Du côté des Spurs, les images étaient tout autres. Wembanyama a quitté le terrain la tête basse. Les joueurs texans ont rejoint le vestiaire immédiatement, conscients d'être passés tout près.

Mais cette nuit appartenait à New York. Elle appartenait aux Knicks. Et surtout, elle appartenait à Jalen Brunson, nouveau roi de New York et désormais champion NBA.

Début du quatrième quart, les Spurs commencent à faire caca culotte, arrête de courir, sont statiques en attaque, on savait tous comment ça allait finir.

Bizarrement, tous les matchs ont été accrochés mais l'écart entre les deux équipes était important.

La question du go to move pour Victor va revenir car dans des matchs serrés, t'as besoin que ton meilleur joueur ait un tir où tu sais qu'il a 60-70% de réussite (comme un Dirk).

Ça fait plaisir de prouver qu'on peut gagner un titre avec une équipe solidaire sans un top 5 player NBA et ça fait plaisir que ce soit ce groupe des Knicks qui le démontre.
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