Les bookmakers, Dwane Casey, la logique… Personne ne croyait aux Knicks !

Les bookmakers, Dwane Casey, la logique… Personne ne croyait aux Knicks !

Les New York Knicks vont sauf surprise retrouver les playoffs. Flashback en début de saison, lorsque personne ne leur donnait la moindre chance.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / NEWS

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". La célèbre formule attribuée à Mark Twain ne s'applique pas aux New York Knicks. En début de saison, TOUT LE MONDE leur a bien spécifié qu'une qualification pour les playoffs était utopique et le simple fait d'y songer semblait ridicule. Pourtant, à une dizaine de matches de la fin de la saison régulière, New York tient le bon bout et va vraisemblablement retrouver la post-saison pour la première fois depuis 8 ans.

C'est donc le moment de se souvenir à quel point personne ne donnait la moindre chance aux Knicks à la rentrée. Les médias US, français, tanzaniens, panaméens ou de l'Antarctique étaient unanimes. Finir dans le top 10 semblait déjà trop ambitieux. Les bookmakers ? Ceux de Las Vegas, qui définissent les cotes en début de saison en se basant sur le nombre probable de victoires d'une équipe, plaçaient les Knicks en toute dernière position parmi les 30 équipes.

Le fait que la franchise ait la plus faible masse salariale de la ligue, 5 premiers tours de Draft sur les trois prochaines saisons, une nouvelle direction, un historique récent de défaites ahurissant et zéro franchise player crédible, a évidemment joué.

Même les coaches adverses, comme Dwane Casey, indiquaient à leurs joueurs que s'ils demandaient un trade, viser New York n'avait aucun intérêt puisque les Knicks finiraient derrière tout le monde. En février, le coach des Detroit Pistons déclarait ainsi à Derrick Rose, qui souhaitait retourner à New York : "Tu as autant de chances de jouer les playoffs à New York qu'ici à Detroit". Près de trois mois plus tard, les Knicks sont 4e de la Conférence Est, un bilan positif. Les Pistons sont derniers et déjà tournés vers la loterie pré-Draft 2021.

Tout le monde pensait que les Knicks seraient pourris à 3 pts. Ils sont excellents et voici pourquoi

Julius Randle est un All-Star et ce qui ressemble le plus à un franchise player pour New York. Tom Thibodeau finira à n'en pas douter sur le podium pour le trophée du Coach of the Year. Et mieux encore, les futurs free agents et joueurs majeurs de la ligue sont en train de s'apercevoir que, comme à Brooklyn il y a quelques années, l'environnement de travail et la qualité du travail sont enfin au niveau des autres gros marchés de la ligue.

Que ce soit via des trades (les Knicks ont des picks intéressants à utiliser dans cette optique), la free agency ou en faisant grandir l'actuel noyau de jeunes joueurs (Randle n'a que 26 ans, RJ Barrett est sophomore, Mitchell Robinson a du potentiel, Immanuel Quickley un style d'enfer, etc...), New York peut ENFIN espérer revenir au premier plan.

Le simple fait d'entendre des stars comme LeBron James, Kevin Durant ou Zion Williamson dire du bien de la franchise est un excellent signe.

Reste à sécuriser pour de bon une place dans le top 6 pour éviter le play-in tournament, et tenter de jouer les poils à gratter en playoffs derrière. Une sensation à laquelle les fans n'avaient plus goûté depuis 8 ans. Le mieux dans tout ça ? On n'entend plus parler de James Dolan. Le propriétaire des Knicks a laissé les clés à Leon Rose et Tom Thibodeau, dont l'entente est pour le moment optimale.

Pourvu que ça dure !

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