Les Knicks ne sont plus très loin du Graal. En s'imposant 105-104 sur le parquet des San Antonio Spurs, les joueurs de Mike Brown ont remporté les deux premiers matches des Finales NBA à l'extérieur et rentrent au Madison Square Garden avec une avance de 2-0 dans la série.
Un scénario que peu d'observateurs avaient vu venir et qui place désormais New York dans une position rêvée à deux victoires du titre.
Pourtant, rien n'a été simple. Les Spurs ont résisté, réagi, puis failli renverser la rencontre après avoir compté douze points de retard dans le quatrième quart-temps. Mais comme depuis le début de ces playoffs, les Knicks ont trouvé une réponse à chaque problème posé. Et c'est peut-être ce qui les rapproche le plus d'une équipe championne.
Les Knicks ont progressivement pris le contrôle
Le début de rencontre a pourtant souri à San Antonio. Portés par l'adresse de Julian Champagnie et un excellent premier quart-temps de De'Aaron Fox, les Spurs ont rapidement pris quelques longueurs d'avance. L'intensité défensive était là, le rythme aussi, et le public du Frost Bank Center poussait derrière une équipe déterminée à égaliser dans la série.
Mais New York n'a jamais semblé réellement inquiet. Les visiteurs ont laissé passer l'orage avant de reprendre progressivement le contrôle du match grâce à une circulation de balle plus fluide et une défense de plus en plus agressive.
Le principal artisan de cette prise de pouvoir s'appelait Karl-Anthony Towns. Le pivot des Knicks a livré l'une de ses meilleures prestations de ces playoffs. Il a dominé physiquement, attaqué sans hésitation, puni les prises à deux et montré une qualité de passe remarquable lorsque San Antonio tentait de l'enfermer. Pendant une grande partie de la rencontre, il a simplement été le meilleur joueur sur le parquet.
À ses côtés, Mikal Bridges a signé un match complet des deux côtés du terrain. Son adresse extérieure a fait mal aux Spurs, sa défense a retrouvé son niveau habituel et son activité permanente a souvent permis aux Knicks de conserver leur avance lorsque le match menaçait de basculer.
À la pause, New York avait déjà renversé la situation et menait 56-52.
Wembanyama a fini par imposer sa présence
La ligne statistique finale de Victor Wembanyama est impressionnante : 29 points, 9 rebonds et 4 contres à 11 sur 21 au tir. Pourtant, elle raconte deux matches très différents.
En première mi-temps, les Knicks ont parfaitement exécuté leur plan. Les aides sont arrivées rapidement, les lignes de passe ont été coupées et les Spurs ont eu énormément de mal à servir leur franchise player dans de bonnes positions. Résultat : seulement quatre tirs tentés avant la pause et une sensation de frustration visible chez le Français.
Puis la rencontre a changé de visage. Au retour des vestiaires, Wembanyama a joué plus vite, plus agressivement et avec davantage de conviction. Les tirs ont commencé à rentrer. Les drives ont suivi. Les Spurs ont retrouvé une véritable référence offensive et le match a progressivement changé de tonalité.
Une image résume peut-être mieux que toutes les statistiques son impact dans cette deuxième mi-temps. Alors que San Antonio venait de tomber à douze points de retard dans le quatrième quart-temps, Wembanyama a pris la parole pendant un temps mort, multipliant les gestes et les consignes envers ses partenaires. Quelques minutes plus tard, les Spurs étaient revenus dans le match.
Le comeback
Portés par Wembanyama, mais aussi par un excellent Dylan Harper et plusieurs actions décisives de Devin Vassell, les Texans ont passé un impressionnant 14-0 à New York.
Harper a encore marqué des points dans sa jeune carrière. Ses 15 unités ne racontent pas totalement son influence sur la rencontre. Entre ses drives agressifs, sa défense, son interception dans le money time et son calme dans les moments les plus tendus, le rookie a encore démontré qu'il n'était pas intimidé par la scène des Finales NBA.
Lorsque Vassell a égalisé à 97-97 derrière l'arc, le Frost Bank Center a retrouvé sa voix. Quelques instants plus tard, les Spurs ont même repris l'avantage pour la première fois depuis longtemps. Tout semblait alors possible.
Les Knicks ont encore trouvé une réponse
C'est précisément à ce moment-là que New York a montré pourquoi cette équipe paraît si difficile à faire tomber.
Jalen Brunson a vécu une soiréè compliquée au tir avec un 7 sur 25 final. Pourtant, comme souvent, il a trouvé le moyen d'inscrire les paniers les plus importants. Bridges a continué à produire. OG Anunoby a encore livré un énorme travail défensif tout en ajoutant 17 points. Landry Shamet a apporté 13 points précieux en sortie de banc.
Cette équipe possède une qualité rare : elle n'a pas besoin d'un seul héros pour gagner. Quand Towns domine, elle gagne. Quand Bridges prend feu, elle gagne. Quand Brunson traverse une soirée compliquée, elle trouve malgré tout des solutions.
Et c'est probablement ce qui inquiète le plus les Spurs aujourd'hui.
Le dernier tir ne doit pas tout résumer
La dernière possession est revenue à Wembanyama. Menés d'un point, avec quelques secondes à jouer, les Spurs ont obtenu ce qu'ils voulaient : le ballon dans les mains de leur meilleur joueur.
Face à Mitchell Robinson, le Français a tenté le tir de la gagne. Le ballon n'est pas tombé.
Mais le Game 2 ne s'est pas joué sur cette seule action. Il s'est joué sur les lancers francs manqués par San Antonio. Sur les rebonds offensifs concédés aux Knicks. Sur les longues minutes pendant lesquelles les Spurs n'ont pas réussi à impliquer Wembanyama. Sur cette incompréhension avec Stephon Castle dans les dernières secondes qui a coûté une possession précieuse.
San Antonio a montré du caractère. San Antonio a montré qu'il pouvait rivaliser. San Antonio a même montré qu'il pouvait faire vaciller New York.
Le problème, c'est que les Knicks ont montré quelque chose d'encore plus précieux. Ils ont montré qu'ils savaient gagner ce genre de match.
Aujourd'hui, ils rentrent au Madison Square Garden avec deux victoires d'avance et quatre occasions de conclure. Les Spurs, eux, n'ont déjà plus le droit à l'erreur.

Plus physique aussi, ils font trop mal avec leurs rebonds offensifs... Leur défense...
Les Spurs inversement, tout semble compliqué, des tirs trop difficiles, des passes compliquées... Il manque pas grand chose, mais ça va être compliqué maintenant...
VW, c'est dur d'avoir un intérieur comme leader dans le money time, tu dois galérer à le trouver, et il doit essayer de marquer sur un tir pas si évident. Alors qu'un Brunson il va réussir à trouver un shoot ou une faute...
Dommage Fox a enfin fait son match...