À 19 matches de la fin de la saison régulière, les Lakers ont une petite particularité statistique assez improbable : ils n’ont toujours pas joué la moindre prolongation. Sur 82 matches, c’est rarissime.
Ils ont pourtant frôlé l’overtime une fois, le 5 novembre contre les Spurs. Los Angeles menait de deux points avec moins d’une seconde à jouer quand les Lakers ont fait faute sur Julian Champagnie au moment de sa tentative au buzzer. Tout semblait en place pour cinq minutes de rab… sauf que l’ailier de San Antonio a manqué ses deux lancers francs, laissant les Lakers filer avec la victoire et leur série intacte.
Si la tendance se confirme, les Angelenos pourraient rejoindre un club très fermé. Sur les vingt dernières années, seules trois équipes ont terminé une saison sans prolongation : les Houston Rockets 2004-2005 sur un calendrier complet de 82 matches, mais aussi les Phoenix Suns 2011-2012 et les Los Angeles Clippers 2020-2021, deux saisons raccourcies (l'une par le lock-out, l'autre par le COVID).
Et si c’est si rare, c’est aussi une question de probabilités. En NBA, environ 5 à 6 % des matches partent en overtime. Sur 82 rencontres, la plupart des équipes se retrouvent donc avec deux à cinq prolongations au compteur.
Cette saison, certaines équipes compensent largement pour les Lakers. Les Sixers (4-3) et les Rockets (1-6) sont celles qui ont le plus souvent joué les prolongations. Le Thunder (4-0) s’y montre redoutable, alors que les Cavaliers, eux ont joué trois prolongations... pour trois défaites.
Difficile de savoir si ne toujours pas avoir joué de prolongation est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les Lakers. Quelque part, avoir évité à LeBron James quelques kilomètres en plus au compteur peut être positif. D'un autre côté, les prolongations sont aussi des répétitions grandeur nature pour les matches sous pression, comme ceux que les Californiens espèrent jouer dans quelques semaines en playoffs...
