Les Timberwolves n’ont pas seulement éliminé Denver. Ils ont ajouté une nouvelle ligne à ce qui ressemble de plus en plus au plus grand run de l’histoire de la franchise.
Vainqueur 110-98 dans le Game 6, Minnesota a sorti les Nuggets 4-2 et validé son billet pour les demi-finales de Conférence Ouest, porté notamment par les 32 points de Jaden McDaniels. Une victoire d’autant plus forte que les Wolves étaient diminués, sans Anthony Edwards, Donte DiVincenzo ni Ayo Dosunmu.
Mais au-delà de la qualification, c’est une stat qui raconte le mieux le virage historique pris par la franchise : les Timberwolves comptent désormais 22 victoires en playoffs sur les trois dernières saisons. C’est plus que sur les 34 saisons précédentes cumulées.
Longtemps, Minnesota n’a pas été une franchise “discrète”. C’était l’une des organisations les plus faibles du sport professionnel nord-américain en pourcentage de victoires, avec des années de loterie, de reconstructions ratées et de printemps vécus devant la télé. Même l’ère Kevin Garnett, pourtant immense, n’avait offert qu’une vraie percée majeure : cette finale de conférence 2004, longtemps restée comme le sommet absolu des Wolves.
Ce sommet n’est plus si intouchable. En trois ans, la génération actuelle a déjà produit davantage de succès en playoffs que tout ce que Minnesota avait accumulé avant elle. Cela ne retire rien à KG, figure fondatrice et MVP sous ce maillot. Mais Anthony Edwards, Rudy Gobert, Jaden McDaniels et ce collectif sont en train de faire basculer l’histoire de la franchise.
Les Wolves ne courent plus après leur passé. Ils sont en train de le dépasser.
