Les Rockets ont signé un craquage quasiment jamais vu contre les Lakers

Houston avait le match en main et la victoire tendait les bras aux Rockets dans ce game 3 contre les Lakers. Puis tout s’est effondré.

Les Rockets ont signé un craquage quasiment jamais vu contre les Lakers

Il y a des défaites qui font mal. Et puis il y a celles qui restent collées à une série pendant des années. Les Rockets viennent peut-être d’en subir une de cette catégorie contre les Lakers.

Houston menait 101-95 à moins de 30 secondes de la fin du quatrième quart-temps. Dans l’immense majorité des cas, surtout en playoffs, c’est terminé. Pas officiellement, évidemment. Mais statistiquement, émotionnellement, presque physiquement, la partie est censée être pliée. Sauf que les Rockets ont trouvé le moyen de transformer cette avance de six points en prolongation, puis en défaite 112-108.

Le plus fou, c’est que ce n’est pas seulement une impression de spectateur. C’est un vrai accident statistique. Sur les 29 dernières campagnes de playoffs, les équipes qui menaient d’au moins six points dans les 30 dernières secondes du quatrième quart-temps affichaient un bilan de 1713 victoires pour une seule défaite. Depuis cette nuit, elles sont désormais à 1713-2. Houston n’est donc que la deuxième équipe en 29 campagnes de playoffs à laisser filer un tel avantage dans ces conditions.

Le genre de club dans lequel personne ne veut entrer

La séquence est terrible pour les Rockets. Alors que Houston semblait filer vers sa première victoire dans la série, Marcus Smart a d’abord arraché une possession avant de provoquer une faute à trois points de Jae’Sean Tate. Trois lancers, trois points, et l’écart réduit à 101-98. Sur la possession suivante, Reed Sheppard a perdu le ballon. Derrière, LeBron James a sanctionné à 3-points pour égaliser à 101-101, à 13,6 secondes de la fin du temps réglementaire.

À partir de là, tout avait changé. La salle, le rythme, les jambes, les têtes. Les Lakers venaient de voler un match qui semblait leur échapper. Les Rockets, eux, venaient de comprendre qu’ils avaient laissé passer quelque chose de gigantesque. En prolongation, Los Angeles a pris le contrôle et n’a plus lâché sa proie. Marcus Smart a encore pesé, LeBron James a terminé avec 29 points, 13 rebonds et 6 passes, et les Lakers ont fini par s’imposer 112-108 pour mener 3-0 dans la série.

Pour Houston, le gâchis est monumental. Alperen Sengun avait pourtant sorti un match énorme, avec 33 points et 16 rebonds, probablement sa meilleure performance en playoffs. Amen Thompson avait lui aussi répondu présent. Mais tout cela passe au second plan quand une équipe perd deux ballons aussi coûteux dans les dernières secondes, puis disparaît dans la prolongation.

Ime Udoka n’a pas vraiment cherché à maquiller la réalité après la rencontre et a tiré à boulets rouges sur la jeunesse de son groupe. Son équipe a mal exécuté, mal géré la pression, mal négocié les possessions les plus simples.

C’est souvent la frontière entre une équipe qui apprend et une équipe qui sait déjà gagner à ce niveau. Houston a du talent, de l’énergie, de la taille, de l’impact physique. Mais les playoffs ne pardonnent pas les moments de panique. Surtout contre une équipe des Lakers portée par LeBron James, qui a vu à peu près toutes les fins de match possibles dans sa carrière, et en l'absence de Kevin Durant, blessé au plus mauvais moment après avoir été le meilleur joueur de son équipe tout au long de la saison.

Cette défaite place aussi les Rockets dans une situation quasiment désespérée. Menés 3-0, ils se retrouvent au bord de l’élimination, dans une position dont aucune équipe NBA n’est jamais revenue en playoffs. Le tout après avoir probablement laissé filer leur meilleure chance de relancer la série.

Le parallèle le plus récent renvoie aux Knicks de 2024, victimes d’un scénario similaire face aux Sixers, lorsque Tyrese Maxey avait arraché une prolongation avec une fin de match insensée. New York avait alors survécu à ce traumatisme pour finalement remporter la série. Les Rockets, eux, n’ont plus vraiment de marge.