Luka Doncic brille en défense : « Cette année, j’ai vraiment franchi un cap »

Luka Doncic a signé 45 points contre Toronto, mais ses cinq interceptions et ses trois passages en force provoqués ont surtout marqué JJ Redick et les Lakers.

Luka Doncic brille en défense : « Cette année, j’ai vraiment franchi un cap »

À Dallas, Luka Doncic se souvient n’avoir provoqué qu’une poignée de passages en force en six saisons et demie. Dimanche, il en a obtenu trois en un seul match : deux face à RJ Barrett, un face à Scottie Barnes. Ajoutez ses cinq interceptions et voilà huit possessions que les Raptors ont perdues à cause de lui. Selon ESPN Research, personne n’avait cumulé cinq interceptions et trois passages en force provoqués dans la même rencontre depuis le début du suivi de ces données en 2013-14.

Doncic a aussi capté 15 rebonds, tous défensifs, son meilleur total de la saison. De quoi nourrir un débat qu’il semble assez content d’avoir, pour une fois, chiffres à l’appui.

« Évidemment, je ne suis pas le meilleur défenseur de NBA, mais je pense que cette année, j’ai vraiment franchi un cap. Les gens diront ce qu’ils veulent de moi… Mais moi, je sais que je suis meilleur cette année, et mon équipe le sait aussi. »

Walker Kessler, justement, n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour illustrer le propos :

« Cinq interceptions et trois passages en force provoqués… Incroyable. Vraiment, incroyable. On ne reconnaît pas assez les qualités défensives de Luka. »

Ce qui a plu à JJ Redick, c’est de voir son meilleur marqueur accepter de prendre le contact alors qu’il aurait très bien pu laisser le boulot à quelqu’un d’autre.

« Je pense que provoquer un passage en force, en soi, c’est une forme de leadership. On met son corps en jeu pour l’équipe. Lui, il essaie simplement de gagner… On voit si souvent son esprit de compétition ressortir en attaque, mais il l’a aussi en défense. »

« Ça galvanise toute l’équipe. » - Luka Doncic

Pour Doncic, qui s’applique davantage à provoquer ces fautes depuis qu’il joue à Los Angeles, l’intérêt se mesure aussi à la réaction de ses coéquipiers :

« Ça galvanise toute l’équipe. Je voulais progresser dans ce domaine. Et trois passages en force sur un match, c’est pas mal. »

En face, Darko Rajakovic a surtout vu un joueur en pleine possession de ses moyens :

« Cette année, il est revenu en grande forme. Il a l’air en bonne santé. Quand il est en bonne santé et prêt à jouer, il est tout simplement inarrêtable. Ce soir, il a été exceptionnel. »

Sandro Mamukelashvili, auteur de 11 points en sortie de banc contre son ancienne équipe, y voit aussi une question de fierté :

« On sent qu’il a de la fierté. Il a de la fierté et il a faim. Il refuse qu’on lui colle l’étiquette du gars qu’on peut cibler à volonté. »

Quant aux 45 points que Toronto a encaissés, le même Mamukelashvili a une explication un peu plus simple :

« Il faut trois gars pour défendre sur lui. J’ai l’impression que chaque fois que Luka joue, c’est 35 points ou plus. »

À 37,7 points de moyenne, le meilleur marqueur de NBA vient de passer la barre des 40 pour la troisième fois en quatre matches. On comprend que Mamukelashvili ait fini par arrondir.

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