Deux matches à attendre son tour, puis 16 points en 19 minutes, à 6/10 au tir et 4/5 à trois points : Meleek Thomas avait visiblement quelques présentations à faire. Le 34e choix de la dernière Draft a réussi son entrée avec Cleveland lundi soir, au point de recevoir une bonne partie des compliments après la victoire contre les Wolves.
« J’avais en tête de montrer la meilleure version de moi-même. Faire un grand match, me démarquer et m’assurer que les gens connaissent mon nom en quittant la salle, » a-t-il expliqué après la rencontre.
Pour la discrétion, on repassera. Pour l’efficacité, en revanche, difficile de demander beaucoup mieux. Entré à la place de Peyton Watson à 5 minutes 53 de la fin du premier quart-temps, Thomas a manqué sa première tentative lointaine avant d’ouvrir son compteur sur un lay-up. À la pause, il était déjà le meilleur marqueur des Cavaliers avec 10 points en 10 minutes.
Donovan Mitchell, qui a terminé la soirée avec 25 points, a apprécié le coup de main.
« C’est très rare de se laisser porter par un rookie jusqu’à la mi-temps. Qu’il soit l’étincelle dès son premier match de la saison, ce n’est pas normal. Il a commis quelques erreurs, mais elles venaient de son agressivité. Il n’avait peur de rien et cherchait à peser sur le match. »
Kenny Atkinson avait laissé Thomas sur le banc contre Philadelphie et Brooklyn pour des questions de matchups. Cette fois, le coach voulait un troisième créateur balle en main pour soulager Mitchell et James Harden. Le rookie a répondu présent, ajoutant également 2 rebonds et une interception.
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À 20 ans, Thomas sort d’une saison à Arkansas bouclée à 15,6 points de moyenne et 41,6 % à trois points. Son adresse lui avait notamment valu des comparaisons avec CJ McCollum avant la Draft. Pour sa première sortie NBA, il n’a pas laissé le tir à la maison.
« C’était une sensation incroyable. C’était un peu tout ce à quoi je m’attendais. Je savais que je devais rester prêt et que mon moment viendrait. On ne peut pas garder une star dans un placard. »
Voilà donc pour le niveau de confiance. Ses séances de préparation avec Harden et Mitchell l’ont aidé, mais le second retient aussi son investissement quotidien, notamment dans un domaine moins spectaculaire que les paniers lointains.
« Son attention aux détails en défense m’a surpris. Offensivement, il met ses tirs. Il fait des efforts et veut apprendre. Nous avons vraiment eu de la chance avec lui, mais il s’est fixé la barre très haut. »
Cleveland a pourtant dû remonter 15 points de retard en première période, avant de revenir dans le troisième quart-temps et de s’en sortir en prolongation. Thomas n’a pas joué les 9 minutes 35 finales, mais Mitchell lui a tout de même attribué une part importante du succès.
Ses 16 points constituent le deuxième meilleur total d’un rookie des Cavaliers pour ses débuts en sortie de banc, derrière les 18 de Brevin Knight contre Houston en 1997. Atkinson a toutefois rappelé la suite du programme :
« Dans cette ligue, il faut le refaire encore et encore. Depuis le jour où nous l’avons drafté, nous croyions beaucoup en lui. »
Le nom est retenu. Maintenant, il faut que le placard reste ouvert.
