L'AS Monaco est redevenue championne de France. Dans un Match 5 complètement fou à l'Adidas Arena, la Roca Team a renversé le Paris Basketball (101-92) pour aller chercher un nouveau titre au bout d'une finale irrespirable.
Monaco a fini plus fort
Paris avait pourtant frappé fort dans le troisième quart-temps, au point de virer en tête avant les dix dernières minutes (81-73). Mais Monaco a sorti un dernier quart-temps énorme, remporté 28-11, pour faire basculer le match et la série.
La grande différence est venue du collectif monégasque : 32 passes décisives pour seulement 7 ballons perdus. Dans ce registre, Élie Okobo a été immense. Le meneur termine avec 12 points, 3 rebonds et surtout 15 passes décisives, un record sur un match de finale, ce qui lui a valu d'être élu MVP.
Blossomgame en patron, Begarin précieux
À la finition, Jaron Blossomgame a été le grand homme de Monaco avec 27 points et 2 rebonds. L'ailier a porté l'attaque de la Roca Team dans les moments où il fallait punir Paris.
Il a été parfaitement accompagné par Juhann Begarin, auteur de 18 points et 9 rebonds, avec notamment un tir important dans le money-time. Yoan Makoundou a lui aussi pesé avec 14 points, pendant que Terry Tarpey apportait 8 points et 5 rebonds dans son rôle habituel de joueur de devoir.
Alpha Diallo a ajouté 10 points et 5 rebonds, pendant que Mike James, de retour après 49 jours d'absence et clairement diminué, a surtout apporté symboliquement avant de marquer en début de quatrième quart-temps.
Paris a craqué au pire moment
Côté parisien, la soirée a été beaucoup plus frustrante. Justin Robinson a compilé 12 points et 5 passes décisives, Lamar Stevens 11 points, 4 rebonds et 4 passes, tandis que Sebastian Herrera a ajouté 9 points.
Mais Paris a manqué de son détonateur habituel. Nadir Hifi est passé à côté de son Match 5, limité à 1 point, 2 rebonds et 2 passes. Dans une rencontre aussi serrée, et face à un Monaco aussi juste collectivement, c'était trop lourd à compenser.
Une finale au bout du chaos
Cette finale aura eu tout d'une série à part : la suspension de Matthew Strazel, l'appel refusé, la menace de boycott, le retour de Mike James, les tensions autour de l'arbitrage et, au milieu de tout ça, un Match 5 qui a fini par sacrer l'équipe la plus solide dans le chaos.
Monaco remporte ainsi le quatrième trophée de sa saison, après la Supercoupe, la Leaders Cup et la Coupe de France. Un titre arraché à Paris, dans une Adidas Arena pleine, face au champion sortant. Difficile de faire plus fort comme conclusion.
