Ousmane Dieng : une opportunité à saisir à Oklahoma City

Le temps de jeu d’Ousmane Dieng augmente à Oklahoma City. Dans un contexte particulier, le Français a peut-être une vraie fenêtre pour exister.

Ousmane Dieng : une opportunité à saisir à Oklahoma City

À dix jours de la trade deadline, l’un des sujets discrets mais intrigants du moment concerne un Français : Ousmane Dieng. Dans le CQFR, nos journalistes se sont arrêtés sur un constat simple, presque cruel : à Oklahoma City, Dieng joue un peu plus quand l’effectif est amputé… puis peut disparaître de la rotation dès que tout le monde revient. Et si cette courte séquence était justement une opportunité, pour lui, de se remettre sur la carte ?

Un temps de jeu qui n’existe que quand la porte s’entrebâille

Le point de départ, c’est l’observation de Shaï : Dieng « joue un peu plus ces derniers temps. » « Parce qu’il y a beaucoup d’absents », rétorque Antoine. Et quand il est sur le terrain, ça se voit, même si ça ne se traduit pas toujours dans une ligne de stats.

Shaï résume ainsi son impact : « Des deux côtés du terrain, c’est intéressant. Ça ne se retranscrit pas forcément statistiquement, mais dans les matches, il est vraiment pas mal. » L’idée, ce n’est pas de vendre une explosion soudaine, plutôt de souligner une réalité : Dieng n’est pas juste un joueur garbage time quand il est appelé.

Ce que le Thunder veut voir, même en minutes limitées

Dans ce type de contexte, il y a aussi ce que le staff guette : l’attitude. Et là-dessus, c’est un point qui compte dans une franchise comme OKC, où la concurrence interne est permanente.

Même en prenant du recul sur les compliments habituels des coaches, le message reste clair : le Thunder apprécie de voir Dieng rester impliqué, prêt quand son nom est appelé. « Le coach est content de voir que Dieng est toujours engagé, toujours bon quand il fait appel à lui. »

Dit autrement : dans un effectif profond, tu ne contrôles pas toujours ton rôle… mais tu contrôles la manière dont tu réponds quand il existe.

Une audition avant le 5 février

Cette période peut-elle changer quelque chose à sa trajectoire, alors que la deadline approche (5 février) ? Pour nos journalistes, la question n’est pas seulement « peut-il jouer ? » mais « peut-il profiter de cette fenêtre pour intéresser quelqu’un, ailleurs ou à OKC ? ».

Le diagnostic est sans détour. « Dès que la rotation est de retour, il ne rejoue plus », assure Antoine. Et c’est précisément pour ça que les prochains jours comptent. « Est-ce qu’Ousmane Dieng peut se montrer un petit peu d’ici la deadline du 5 février ? Est-ce que ça peut attirer l’œil d’une équipe ? »

Nos journalistes se montrent plutôt prudents sur l’idée d’un départ imminent, tout en soulignant que la NBA vit rarement en ligne droite : blessures, repos, ajustements… et opportunités imprévues.

La suite : rester prêt

Au-delà du cas Dieng, nos journalistes ont le sentiment que le Thunder traverse une saison où les pépins reviennent sans cesse. Et dans ce décor-là, un joueur capable de monter sur le terrain sans faire baisser l’intensité a forcément une utilité, même intermittente.

« A chaque, il manque des joueurs, il y a un ou deux blessés qui sont dans la rotation habituellement. Donc je pense qu’il va jouer », note Shaï. Alors, oui, Dieng n’a peut-être pas un rôle installé. Mais si la porte s’ouvre encore, il a une mission simple : continuer de prouver qu’il mérite d’y passer la tête.

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