Qui va défendre sur Wembanyama ? Le casse-tête des Knicks avant le game 1

À l'aube du game 1 des Finales NBA 2026, les Knicks cherchent la meilleure formule pour ralentir Victor Wembanyama.

Qui va défendre sur Wembanyama ? Le casse-tête des Knicks avant le game 1

Les Finales NBA 2026 n'ont pas encore commencé qu'une question obsède déjà le staff des New York Knicks : comment ralentir Victor Wembanyama ?

Le Français arrive à ce rendez-vous dans la forme de sa jeune carrière. À seulement 22 ans, il a été le joueur le plus dominant de ces playoffs et l'élément central du parcours des Spurs jusqu'en Finales. San Antonio a remporté les minutes de Wembanyama dans 14 de ses 15 matchs complets disputés durant cette campagne, une statistique qui résume à elle seule son impact colossal.

Face à lui, les Knicks disposent de plusieurs défenseurs de haut niveau. Mais aucun ne représente une solution évidente.

Karl-Anthony Towns, l'option naturelle... et risquée

Sur le papier, la logique voudrait que Karl-Anthony Towns prenne une grande partie du défi. Sa taille et son envergure lui permettent de tenir physiquement face au phénomène français, et les confrontations de saison régulière ont montré qu'il pouvait parfois lui compliquer la tâche.

Towns a notamment réussi quelques séquences défensives intéressantes, utilisant ses mains actives pour perturber les mises en mouvement de Wembanyama et même lui subtiliser quelques ballons.

Le problème est ailleurs.

Les Knicks ont besoin de leur intérieur sur le parquet. Plus encore dans une série où l'état de forme et la fiabilité de Mitchell Robinson restent des interrogations permanentes. Or, demander à Towns de défendre directement sur Wembanyama pendant quarante minutes représente un risque considérable.

Le Français provoque 6,8 fautes par match depuis le début des playoffs. Entre ses drives, ses feintes, ses changements de rythme et sa capacité à tirer de partout, il pousse constamment les défenseurs à la faute. Si Towns se retrouve rapidement pénalisé, c'est toute l'architecture offensive new-yorkaise qui vacille.

OG Anunoby, la kryptonite idéale ?

L'alternative la plus intrigante porte un nom : OG Anunoby.

L'idée peut paraître surprenante. Après tout, Anunoby mesure une quinzaine de centimètres de moins que Wembanyama. Pourtant, il est peut-être aujourd'hui le défenseur le mieux armé de la ligue pour tenter ce pari.

Massif, extrêmement puissant, doté d'un centre de gravité bas et de bras interminables, Anunoby possède un profil très différent des autres ailiers utilisés contre Wembanyama cette saison.

Lors de la finale de conférence, Oklahoma City a régulièrement tenté de confier cette mission à Jalen Williams ou Alex Caruso. L'idée consistait à refuser les positions préférentielles du Français avant même qu'il ne reçoive le ballon. Le Thunder a fini par abandonner en partie cette stratégie lorsque Wembanyama a commencé à exploiter davantage les différences de taille et de puissance.

Anunoby représente un autre défi. Avec son gabarit de linebacker et sa force physique exceptionnelle, il est beaucoup plus difficile à déplacer.

Surtout, contrairement à d'autres séries, les Knicks n'ont pas forcément besoin de lui pour neutraliser un ailier superstar adverse. Les Spurs n'alignent pas de créateur extérieur du calibre de Jayson Tatum, Luka Doncic ou Shai Gilgeous-Alexander. Cela pourrait permettre à New York de consacrer une grande partie de l'énergie défensive d'Anunoby à Wembanyama.

Le pari qui pourrait définir les Finales

C'est probablement là que se jouera une bonne partie de la série.

Si les Knicks choisissent Towns comme défenseur principal, ils s'exposent à des problèmes de fautes qui pourraient rapidement déséquilibrer leur rotation intérieure.

S'ils misent sur Anunoby, ils devront accepter de vivre avec une différence de taille spectaculaire et espérer que sa puissance lui permette d'empêcher Wembanyama d'atteindre ses spots favoris.

La réalité est qu'il n'existe sans doute pas de bonne réponse. C'est d'ailleurs ce qui rend le Français si difficile à défendre aujourd'hui. Trop grand pour les ailiers. Trop mobile pour les pivots. Trop habile pour être contenu par un seul joueur.

Avant même le Game 1, les Knicks cherchent déjà une formule que peu d'équipes ont trouvée ces dernières semaines.