Du neuf dans l’affaire Sarver : des ex-employés menacés par la femme du proprio ?

Après la publication de l'enquête à charge contre Robert Sarver, son épouse Penny a personnellement contacté d'anciens employés qui ont servi de source...

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Du neuf dans l’affaire Sarver : des ex-employés menacés par la femme du proprio ?

UPDATE : Alors que l'enquête autour des méthodes de Robert Sarver se poursuit, trois anciens employés des Phoenix Suns ont avoué à ESPN avoir reçu des messages de la part de Penny Sarver, la femme du propriétaire de la franchise. 

Sans être très explicites, les SMS et DM Instagram en question sont considérés comme "menaçants" par ceux qui les ont reçus. Immédiatement, Penny Sarver a répondu à ces allégations.

"Durant le weekend, j'ai personnellement décidé de contacter des gens pour mettre les choses à plat et leur dire à quel point j'étais déçue et blessée par les mensonges qui circulent sur mon mari et les Suns.

Je leur ai dit que je me sentais trahie et que notre famille vivait des moments douloureux. Il est stupide et outrageux que quiconque suggère que mes messages aient pu servir à les intimider", a répondu Sarver.

Le contenu des messages tourne globalement autour du fait que les enfants du couple seraient mis en danger par cette enquête et les révélations supposées faites par les employés en question.

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05/11 : Il n'y a généralement pas de fumée sans feu. On savait depuis quelques jours qu'une enquête à charge contre Robert Sarver allait être publiée par ESPN. Le média annonçait de nombreuses sources et une période d'étude d'une dizaine d'années. L'article de Baxter Holmes est sorti jeudi et ce qu'il contient a immédiatement poussé la NBA à diligenter sa propre enquête.

Petit florilège des accusations portées à l'encontre de Sarver, auquel il est reproché d'être à l'origine d'une atmosphère de travail toxique au sein de la franchise, sur fond de racisme et de sexisme.

Robert Sarver nie en bloc, mais plusieurs anciens collaborateurs, donc certains ne sont pas restés anonymes (comme l'ancien joueur et coach Earl Watson, personnage central de l'enquête), l'accusent d'avoir bien trop souvent employé le terme "nigger" au fil des ans. Souvent dans ces circonstances et avec des motivations douteuses.

Lorsqu'il souhaitait nommer Lindsey Hunter comme head coach plutôt que Dan Majerle, Sarver aurait ainsi dit : "Ces nègres (les joueurs, NDLR) ont besoin d'un nègre".

Quelques années plus tard, le businessman se serait personnellement offusqué devant ses joueurs et son staff, de ne pas pouvoir faire comme Draymond Green, qui venait d'utiliser terme, sur le simple motif qu'il était blanc.

De manière générale, Robert Sarver aurait souvent fait part de son manque d'enthousiasme pour la diversité...

En termes de comportement déplacé, l'intéressé aurait également fréquemment montré des photos de sa femme en bikini pendant les réunions de travail, vanté les performances de celle-ci en matière de sexe oral et humilié plusieurs employés, hommes et femmes, en les poussant à reconnaître qu'ils étaient "sa propriété".

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Son idée : faire en sorte que des strip-teaseuses tombent enceinte des joueurs

Le récit de sa réflexion après avoir compris qu'il n'arriverait sans doute pas à recruter LaMarcus Aldridge parce que ce dernier voulait rester près de ses enfants au Texas, est édifiant.

"Sarver a fait remarqué à deux membres du front office que les Suns devaient faire en sorte que des strip-teaseuses du coin tombent enceintes de joueurs NBA.

Comme ça ces joueurs auraient des enfants dans la région et se sentiraient obligés de signer ici pour se rapprocher d'eux, ce qui serait un atout potentiel pendant la free agency".

Là où le terrain devient glissant pour Robert Sarver, qui pourrait invoquer le parole contre parole, c'est que même l'un des actionnaires majoritaires de la franchise a témoigné contre lui, pour le moment sans révéler son identité.

"Le niveau de misogynie et de racisme dans la franchise a de quoi faire pâlir. C'est très gênant du point de vue d'un propriétaire".

Un ancien membre du front office a ajouté : "Il n'y a littéralement rien que vous pourriez me dire à son sujet en termes de misogynie et de racisme qui me surprendrait".

Parmi les rares méfaits qu'il reconnaît, Sarver avoue, via ses représentants, avoir baissé le pantalon de Dave Bodzin, l'un des employés de la franchise, devant plus de 60 personnes en 2014 lors du Ice Bucket Challenge. Pour le reste, charge à la NBA de trouver des preuves qui déboucheront, peut-être, sur une tentative d'incitation au départ et à la vente, comme pour Donald Stirling par le passé. Pour ce dernier, des enregistrements accablants existaient, ce qui ne semble pas nécessairement être le cas ici.

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