5 joueurs bien partis pour exploser cette saison

Ces cinq joueurs sont en train de passer un grand cap et ils vont définitivement changer de statut à l’issue de cette saison.

5 joueurs bien partis pour exploser cette saison

Petite précision avant d’attaquer les hostilités : par « exploser », on veut vraiment mettre en avant un changement de statut et pas seulement une progression linéaire (même si ça va aussi de pair). L’idée c’est de se dire que les joueurs cités ci-dessous ne seront plus considérés de la même manière après cette saison. Comme si, plus tard, en regardant leur carrière, cette année marquera un avant et un après.

Mentions

Jerami Grant (Portland Trail Blazers)

Ce que Jerami Grant fait à Portland, il le faisait déjà à Detroit. Mais en étant forcément moins exposé. C’est tout de même dingue que 1) les Blazers n’aient eu besoin que de lâcher un pick pour le récupérer 2) il n’y ait pas plus de monde à sentir le bon coup venir. Il s’affirme comme la deuxième star de son équipe, une star capable de claquer 37 points un soir ou un game winner. Capable d’attaquer et de défendre. Pas sûr qu’il explose réellement mais c’est une excellente pioche pour la franchise de l’Oregon.

Mikal Bridges (Phoenix Suns)

Typiquement l’exemple de progression linéaire intéressante mais pas sensiblement assez franche pour entrer dans le top-5. Mikal Bridges est toujours un membre essentiel de la rotation des Suns et il profite du déclin offensif de Chris Paul pour marquer un peu plus de points (15,7) tout en étant très adroit (55% aux tirs et 44% à trois-points). Mais il n’est pas encore l’arrière All-Star capable de s’imposer comme une vraie option offensive de premier plan en NBA.

Kyle Kuzma (Washington Wizards)

Statistiquement, Kyle Kuzma a déjà fait au moins aussi bien lors de sa deuxième saison en NBA, quand il jouait aux Los Angeles Lakers. Il apportait déjà autour des 18 points par match. Mais dans le jeu, l’ailier donne vraiment l’impression de changer de dimension. Il ne « score pas dans le vide », si jamais l’expression veut dire quelque chose. On sent qu’il attend petit à petit son prime à 27 ans. Et il est l’un des principaux facteurs du début de saison pas trop mauvais des Wizards.

5. Tyrese Haliburton (Indiana Pacers)

Censés tanker sévèrement, les Pacers sont pour l’instant septièmes de la Conférence Est devant les Raptors, le Heat, les Bulls ou encore les Nets. Si Indiana tourne bien, c’est d’abord parce que Tyrese Haliburton s’affirme comme le vrai patron sur le terrain. Un meneur de jeu d’élite et potentiellement un All-Star si sa franchise tient le cap deux mois de plus.

L’évolution chiffrée n’est pas immense mais elle est tout de même significative. Le meneur drafté en douzième position en 2020 atteint pour la première fois la barre des 20 points et il affiche un joli 43% à trois-points en prenant 7 tentatives par match. Le volume est de plus en plus important mais il reste très efficace. Surtout, il lâche aussi 10 passes par match.

On sent que le jeune homme de 22 ans comprend de mieux en mieux ce qui se passe sur le terrain ou plutôt qu’il est de plus en plus à même de contrôler une rencontre de bout en bout et de mener son équipe vers la victoire.

4. Keldon Johnson et Devin Vassell (San Antonio Spurs)

Les Splash Nephews ! Deux autres jeunes stars qui font plus que se révéler au sein d’une équipe annoncée en bas de tableau et qui déjoue pour l’instant les pronostics. Keldon Johnson et Devin Vassell sont les moteurs de cette formation vraiment kiffante des Spurs parce qu’ils s’imposent comme deux stars capables de faire la différence avec et sans le ballon.

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43% à trois-points chacun. Des pourcentages dignes de Stephen Curry et de Klay Thompson en 2014 et 2015 (et ainsi de suite). Les deux sont aussi à plus de 20 points. Ils profitent du système bien rodé mis en place par Gregg Popovich mais ils restent surtout les deux individualités à même de peser pour San Antonio. La base est solide pour le futur.

3. Desmond Bane (Memphis Grizzlies)

Il peut tout changer pour les Grizzlies. Parce que même si de nombreux insiders et fans croient en Memphis, il ne faut pas se leurrer : cette équipe montrera des limites aussi longtemps qu’elle ne sera drivée par une seule star. Mais c’est en train de changer. Desmond Bane n’est plus qu’un lieutenant. Il est la première option bis de Memphis.

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En passant de 18 à quasiment 25 points par match, il est même un candidat précoce au trophée de MIP. Surtout qu’il est toujours aussi adroit : 45% aux tirs et 46% derrière l’arc. C’est un buffle capable de scorer de partout et c’est exactement ce qu’il faut pour la franchise du Tennessee. Il progresse même dans les autres compartiments du jeu – quasiment 5 passes par match – et il est à même de dicter le jeu sur pick-and-roll. Un All-Star en puissance.

2. Lauri Markkanen (Utah Jazz)

Oui, il a déjà été très bon aux Bulls à ses débuts en NBA. Mais Lauri Markkanen fait plus que reprendre sa marche en avant après des passages plus délicats, notamment aux Cavaliers. Il a retrouvé son poste de prédilection, celui d’ailier-fort. Il est la première option offensive d’une surprenante équipe du Jazz.

Nous l’avions mis dans notre liste des joueurs qui allaient se révéler cette saison. Parce que le Finlandais passe clairement un cap. Qu’il soit pris ou non en février prochain ne change rien : c’est un All-Star lui aussi. Il est au niveau en tout cas. Avec 21 points et plus de 8 rebonds par match. Cette fois, c’est sûr : il va peser en NBA pendant un long moment.

1. Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

Encore jamais All-Star, Shai Gilgeous-Alexander semble en mesure de franchir deux paliers d’un coup. En devenant une superstar, au sens bien original du terme. En gros l’un des 25 meilleurs joueurs du championnat. Peut-être pas encore plus que ça mais il est à la limite. Il s’en rapproche. Ses passages avec le Thunder sont des one man shows à ne pas manquer.

Il porte l’équipe (faible) à bout de bras avec ses 31 points par match. Le tout à 54% aux tirs et 36% à trois-points avec presque 6 passes de moyenne. SGA est le guard en vogue en NBA. Il est long, adroit, malin, efficace. De nombreuses franchises vont essayer de se l’arracher. Mais vu ses performances et son changement de statut, il est peu probable qu’OKC le libère. Il faudrait qu’il demande expressément son départ. Et là, ce serait le prix fort. Des joueurs, des tonnes de picks. Le traitement réservé aux superstars.

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