Pendant que les projecteurs se braquent ailleurs, Scottie Barnes enchaîne les performances de très haut niveau dans une relative discrétion. La victoire de Toronto à Indianapolis face aux Pacers (115-101) en est une nouvelle illustration, et pose une question simple, discutée dans le CQFR : comment un joueur aussi complet peut-il encore passer sous les radars ?
Une performance qui résume sa saison
Face à Indiana, Barnes a encore noirci la feuille de stats : 26 points, 13 passes, deux interceptions et un contre. Une prestation des deux côtés du terrain, dans un match où Toronto a aussi pu compter sur un Brandon Ingram clutch en fin de rencontre. Mais une fois encore, le moteur était ailleurs.
« C’est un joueur qui brille des deux côtés du terrain. Il est efficace, c’est un super playmaker. Franchement, j’adore sa saison », note Shaï.
Cette victoire permet aux Toronto Raptors de conforter leur 4e place à l’Est (25 victoires, 17 défaites), tout en profitant des faux pas de New York et Philadelphie. Une position que peu imaginaient pour Toronto à ce stade de la saison.
Une « révélation »… qu’on connaissait déjà
Scottie Barnes n’est pas un inconnu. Rookie de l’année, All-Star, il n’est pas sorti de nulle part. Pourtant, même parmi les observateurs les plus attentifs, des doutes subsistaient sur sa capacité à être un joueur majeur sur la durée.
« C’est peut-être même lui que je devrais appeler la révélation. Il a été All-Star donc on ne le découvre pas, mais j’avais des doutes sur sa capacité à être soit le numéro 1 d’une équipe soit un joueur vraiment fort dans la durée. Là, je suis bluffé. »
Ce qui frappe cette saison, c’est la constance. Barnes ne force pas, lit le jeu, et impose une présence « two-way » permanente. Plus Toronto est regardé, plus son impact devient évident.
Pas un numéro 1 classique, mais une pièce maîtresse
Barnes n’est peut-être pas ce joueur offensif qui monopolise la balle et empile les tirs. Et c’est précisément ce qui fait sa force.
« Ce n’est sans doute pas un numéro 1, même si ça dépend de tes ambitions, mais c’est un joueur que tu peux vraiment associer avec d’autres très bons joueurs, contrairement à d’autres stars. Il peut prendre plusieurs rôles », explique Antoine.
À 24 ans, Barnes continue de progresser. Son tir extérieur reste perfectible, mais sa mécanique évolue, son efficacité globale augmente, et son playmaking depuis un poste d’ailier-fort est devenu un vrai luxe. Les chiffres parlent : environ 19 points, 8 rebonds et 5 passes de moyenne, avec une défense qui pèse chaque soir.
Le luxe de Toronto : un joueur qui rend les autres meilleurs
Ce que Barnes apporte dépasse largement la statistique brute. Sa capacité à créer pour les autres, à défendre sur plusieurs positions, et à s’adapter au contexte fait de lui un joueur extrêmement « compatible ».
Dans une ligue obsédée par les scoreurs dominants, Barnes incarne une autre voie : celle du joueur total, capable d’élever le collectif sans réclamer la lumière.
Jusqu’où peut-il encore monter ?
Scottie Barnes n’a que 24 ans. Il reste des paliers à franchir, notamment au tir extérieur, mais la trajectoire est claire. Toronto tient peut-être l’un des joueurs les plus sous-estimés de la NBA actuelle, et surtout l’un des plus précieux.
Pas le plus bruyant. Pas le plus médiatisé. Mais peut-être, tout simplement, le meilleur joueur dont personne ne parle.
Retrouvez l'intégralité du CQFR sur notre chaîne YT et sur toutes les plateformes audio :
