Steve Kerr explique ce qui sépare une star d’un joueur de complément

Steve Kerr a livré une analyse limpide après la défaite des Warriors, expliquant ce qui distingue une star NBA d’un simple joueur de complément.

Steve Kerr explique ce qui sépare une star d’un joueur de complément

Battus sèchement par les Atlanta Hawks, les Golden State Warriors ont quitté le parquet sans chercher d’excuses. Pas de discours sur la fatigue, pas de plainte sur l’adresse ou l’arbitrage. À l’issue de la rencontre, Steve Kerr a surtout livré une réflexion limpide sur ce qui fait, selon lui, la vraie différence entre une star NBA et un joueur plus lambda.

Le coach des Warriors a résumé cette frontière avec une franchise rare, en s’appuyant sur sa propre expérience de joueur et d’entraîneur.

« C’est ça, la NBA. Les très grands joueurs jouent très bien quatre soirs sur cinq. Les joueurs de complément, c’est plutôt deux soirs sur quatre. Il y a une raison pour laquelle certains gagnent autant d’argent : ils sont bons presque tous les soirs. »

« La plupart des joueurs de la ligue, moi y compris quand je jouais, c’est un soir sur deux. Si tu arrives à être performant quatre soirs sur cinq, tu vas gagner beaucoup d’argent et devenir l’un de ces joueurs. Toute cette ligue, c’est ça : les grands joueurs le font tous les soirs, les plus jeunes essaient d’acquérir cette régularité. »

Une déclaration qui éclaire parfaitement la physionomie du match perdu face à Atlanta. Golden State a bien eu ses leaders offensifs au rendez-vous, mais derrière, l’impact a été plus inégal. Kerr ne cherche pourtant pas à pointer du doigt ses joueurs. Il rappelle simplement une réalité structurelle de la ligue, où la constance sépare ceux qui dominent saison après saison de ceux qui alternent les soirs "avec" et les soirs "sans".

Dans ce contexte, le technicien n’a cessé de saluer la performance des Hawks, qu’il estime largement méritée. Pour lui, la défaite tient d’abord à la qualité de l’adversaire.

« Tout le mérite revient à Atlanta. Ils ont fait un très grand match. On n’a pas réussi à provoquer de pertes de balle, ils ont été incroyablement adroits. Ils ont fait un excellent match et ils l’ont mérité. »

Kerr a notamment souligné la capacité d’Atlanta à imposer son rythme, à multiplier les passes décisives et à punir les Warriors sur leurs temps faibles, notamment lors d’une séquence clé dans le troisième quart-temps.

« Ils sont longs, athlétiques, et ils ont fait un excellent travail défensivement. Ils ont beaucoup switché, ils nous ont mis en difficulté, et cette séquence nous a clairement fait mal. Mais ce genre de soirées arrive. Il y a du talent partout dans cette ligue. »

« Ils ont beaucoup de création avec Jalen Johnson, Daniels et Nickeil Alexander-Walker. Ils peuvent te désorganiser depuis plusieurs positions. Okongwu a aussi mis quelques tirs à trois points en tête de raquette, puis Kennard a pris feu. »

Là où certains entraîneurs auraient insisté sur les manques de leur propre équipe, Kerr préfère replacer la défaite dans un cadre plus large. Une nuit où l’adversaire joue juste, avec intensité et régularité, pendant que ton collectif, sans être catastrophique, ne trouve pas assez de relais constants.

« Chaque match est différent. Le match précédent, le banc avait marqué une soixantaine de points. Là, on avait besoin que quelques tirs rentrent, que deux ou trois joueurs prennent feu, et ça n’est pas arrivé. C’est comme ça. »

Kerr a fait entrer 8 remplaçants sur la rencontre. Il a donc aligné par moins de 13 joueurs. Pourtant, personne n'a vraiment réussi à sortir son épingle du jeu à l'exception de Curry (31 pts) et Butler (30 pts). Payton, Podziemski ou encore Hield ont été très décevants notamment et aucun n'a dépassé les 6 points.

Bref, une leçon assumée, presque pédagogique, qui en dit long sur la manière dont Steve Kerr lit la NBA actuelle, une ligue où la différence ne se fait pas seulement sur le talent brut, mais sur la capacité à répondre présent, encore et encore, presque tous les soirs.

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