La théorie intéressante de Richard Jefferson sur les blessures

Alors que les blessures en cascade de stars plombent le début de la saison NBA, Richard Jefferson tient peut-être une explication.

La théorie intéressante de Richard Jefferson sur les blessures

Jalen Williams, Tyrese Haliburton, Ja Morant, Jalen Duren, Cason Wallace, Chet Holmgren, Kawhi Leonard, Ivica Zubac, Anthony Edwards. La liste des joueurs qui ont rejoint l’infirmerie dès les dix premiers jours de la nouvelle saison NBA est interminable. Et la plupart sont des stars ou des cadres de leur effectif. Avec cette question qui revient constamment. Pourquoi ? Il est difficile d’évoquer le nombre de matches disputés, sans doute bien trop nombreux, puisque le championnat vient de reprendre. Richard Jefferson, retraité depuis quelques années, tient peut-être une hypothèse intéressante.

Il met en avant le manque de préparation des athlètes. Bien sûr que ces gars-là passent énormément de temps dans les gymnases et en salle de musculation pendant l’intersaison. Mais combien jouent réellement dans des cinq contre cinq à haute intensité ? Les camp d’entraînement sont très courts et la présaison est encore moins pris au sérieux qu’à une époque, avec des joueurs majeurs absents ou limités à une petite dizaine de minutes. C’est ce qu’il met en avant.

« Dans quel monde peut-on se permettre de ne pas jouer en présaison pour ensuite passer 40 minutes sur le parquet à intensité maximale contre les meilleurs basketteurs du monde ? Ce sont les stars qui se blessent parce que ce sont elles qui ont le plus la balle, qui jouent le plus de minutes. Vous pouvez être en excellente forme sans pour autant avoir la bonne condition physique pour jouer au basket à ce niveau. Les meilleurs joueurs ne se préparent pas assez pour le marathon qui les attend », témoigne Jefferson.

« D’un coup la saison commence, ces gars-là ont joué deux rencontres de présaison sans intensité, ils n’ont plus disputé un match compétitif depuis mai, et on leur demande de tout donner pendant 40 minutes. Ça entraîne des blessures des tissus mous. Et je ne fais pas mon vieux con en disant ça. On ne s’entraînait pas plus dur. Juste qu’on se préparait mieux pour le marathon qu’est une saison NBA. Vous pouvez vérifier les données. Je suis toujours détenteur du record du nombre de minutes passées par un joueur des Nets sur une saison. J’ai joué 82 matches en passant 40 minutes sur le terrain. On s’entraînait constamment pour ça. Et ça ne se fait plus aujourd’hui. »

C’est une piste qui mérite au moins d’être creusée. Plus d’intensité (progressive) pour mieux tenir l’intensité. Ce ne serait évidemment pas la seule théorie à étudier. Mais il va falloir que la NBA trouve une solution. Parce que sans les meilleurs joueurs, c’est logiquement la qualité globale du produit qui baisse.

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