« Gregg Popovich est un deuxième père pour moi. Je suis arrivé tellement jeune à San Antonio, j’avais 19 ans et il m’a pris sous son aile. »Est-ce spécial d’être le premier Français à entrer au Hall of Fame ? Et d’entrer aux côtés de Dirk Nowitzki et Pau Gasol, qui sont aussi deux Européens et les premiers de leur pays ? Tony Parker : « C’est un truc de malade d’être le premier Français. J’ai toujours pris très au sérieux le rôle d’ambassadeur du basket français, du sport français. Ça a toujours été ma motivation de montrer aux Américains qu’on savait jouer au basket en France et d’être le premier Français champion NBA ou premier All-Star. C’est dans la continuité. En plus, faire ça avec Dirk Nowitzki et Pau Gasol, c’est tellement cool. Je me rappelle qu’à l’époque, les Américains disaient que c’était impossible pour un joueur européen d’être franchise player. On est un peu les premiers à avoir pris nos franchises et à les avoir amenées à des titres. Maintenant, quand je vois Nikola Jokic, Giannis Antetokounmpo et Luka Doncic, je me dis qu’on a fait une longue route. C’est vraiment un honneur de rentrer avec eux au Hall of Fame, d’avoir trois Européens en une classe. » L’émotion de Manu Ginobili en remerciant Popovich, Duncan et Tony Parker Tu entres au Hall of Fame en même temps que Gregg Popovich, qui t’a coaché pendant presque toute ta carrière. Peux-tu nous dire ce que ça te fait et quelle est précisément ta relation avec lui ? Tony Parker : « C’est une relation qui restera toujours très spéciale. C’est comme un deuxième père pour moi. Je suis arrivé tellement jeune à San Antonio, j’avais 19 ans et il m’a pris sous son aile. Il a pris un risque en donnant la balle à un meneur européen, alors que sa star Tim Duncan ne m’a pas parlé pendant toute ma saison rookie. C’est pour ça qu’on sera liés à jamais. C’est presque marrant qu’on entre au Hall of Fame ensemble, parce qu’ils auraient pu choisir n’importe quelle année pour Gregg Popovich. En plus, il y a Becky Hammon, qui est comme ma grande sœur. Elle a joué longtemps à San Antonio et on a passé beaucoup de temps ensemble. Entrer en même temps que Pop et Becky, c’est juste incroyable. Il y a aussi Dirk, Pau et Dwyane Wade, contre qui j’ai joué en Finales. C’est marrant de rentrer au Hall of Fame avec des gens que je connais. »
« Là, je ne suis même pas dans mes rêves les plus fous. Jamais je n’aurais pu imaginer entrer au Hall of Fame. »Dirais-tu que tu es davantage reconnu aux États-Unis en France ? Quel rapport as-tu avec cela ? Tony Parker : « Je pense qu’en France, ils se rendent compte de ce que j’ai pu accomplir aux États-Unis. Après, il y a beaucoup de gens qui ne savent même pas ce qu’est le Hall of Fame. C’est dur de comparer, parce qu’au foot, je ne sais pas si ça existe. C’est comme si je recevais un Ballon d’or, j’ai envie de dire. Aux États-Unis, j’ai l’impression que quand tu entres au Hall of Fame, tu es dans une autre galaxie. Tu as un respect absolu. Mais en France, je ne dirais pas qu’ils ne se rendent pas compte de ce que j’ai accompli. J’ai toujours été très reconnaissant de tout l’amour que j’ai reçu à chaque fois que je rentre. La France m’a toujours soutenu dans toute ma carrière. » L'intronisation de « TP » au Hall of Fame sera diffusée sur BeIN Sports, le 12 août. Podcast : Fournier et les Bleus assurent, Jonathan Isaac interpelle
![[ITW] Tony Parker : « Jamais je n’aurais pu imaginer entrer au Hall of Fame »](https://www.basketsession.com/statics/uploads/2019/06/Tony-Parker-retraite-1156x600.jpg)