Troll, boisson secrète et impact de MVP, Chris Paul rend les Suns effrayants

Troll, boisson secrète et impact de MVP, Chris Paul rend les Suns effrayants

On ne sait pas jusqu'où pourront aller les Suns. Mais Chris Paul a un impact fabuleux sur ce groupe qui ne veut plus rien s'interdire.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Grâce à leur victoire en prolongation contre Utah, les Phoenix Suns ne sont plus qu'à deux victoires de la tête de la Conférence Ouest... et de toute la NBA. Impossible de savoir ce dont seront capables les joueurs de Monty Williams en playoffs, mais le simple fait de les voir faire la nique aux puissants de Los Angeles et être quasi assurés de l'avantage du terrain au 1er tour est une belle surprise. On se doutait que l'arrivée de Chris Paul serait positive pour ce groupe. Pas que "CP3" ferait de Phoenix l'une des deux meilleures équipes du pays en NBA avant le sprint final.

Lors de ce choc face au Jazz, Chris Paul a déployé ses plus belles armes : le leadership, l'efficacité, le sang froid et... la faculté à entrer dans la tête de l'adversaire. En plus de ses 29 points et 9 passes à 50%, le meneur vétéran a inscrit le panier à 3 points qui a scellé l'affaire à une minute de la fin de la prolongation. On l'a aussi vu, dans la plus grande tradition chrispaulienne, agacer Donovan Mitchell en lui proposant un high five après un lancer franc raté et discuter constamment avec les arbitres pour les rallier à sa cause. Une copie parfaite à son échelle et qui témoigne de l'impact total et absolu qu'il a sur les résultats de cette équipe.

Cette saison, si l'on s'en tient à la stricte définition du "valuable" dans le titre de MVP, Chris Paul ne peut plus être écarté du débat. CP3 a beau ne pas être le meilleur marqueur des Suns, tout indique statistiquement est visuellement qu'il bonifie Phoenix dans des proportions inespérées. On avait déjà senti que l'ancien joueur des Clippers et des Rockets en avait encore dans le coffre lors de sa parenthèse inattendue à OKC la saison dernière et cette deuxième et ultime jeunesse se confirme en Arizona.

Les Suns carburent au max… mais pour quelle fin ?

Ses chiffres ne sont pas ceux que les votants attendent généralement d'un MVP : 16 points, 8.8 passes et 4.7 rebonds de moyenne. Mais si l'on retire Chris Paul de ce groupe qui a finalement peu changé par rapport à la saison dernière avec la petite épopée dans la bulle, on passe d'une équipe 2e au classement général, à une équipe qui ne s'est pas qualifiée pour les playoffs. Le meneur de bientôt 36 ans n'avait pas été aussi haut à la passe depuis 5 ans, aussi adroit (49%) depuis la saison 2009-2010 avec New Orleans et aussi adroit sur la ligne (92%) depuis... toujours.

Peut-être est-ce cette boisson secrète qu'il s'amuse à étrenner sur le banc des Suns, qui explique le succès de Chris Paul avec Phoenix. Peut-être est-ce simplement le fait de se retrouver dans un rôle dans lequel il est plus à l'aise, sans superstar compliquée à appréhender à ses côtés. De Devin Booker à Deandre Ayton en passant par Mikal Bridges, tout le monde se fie au flair et à l'expérience de Chris Paul, sans jamais remettre en question son fonctionnement ni ses choix.

La saison dernière avec le Thunder, Chris Paul et les siens avaient réussi pousser les Rockets à disputer une série en 7 matches. Cette fois, l'effectif est plus talentueux et le tableau potentiellement plus ouvert si Phoenix finit bien à l'une des deux premières places. Malgré l'inexpérience du reste du groupe, pas sûr que beaucoup d'équipes aient envie d'affronter ces Suns-là au 1er tour. Chris Paul, lui, a déjà réussi un petit exploit. Celui d'être passé en peu de temps de joueur au contrat difficile à assumer pour son employeur, à celui de leader pour lequel beaucoup seraient finalement prêts à signer un chèque rondelet pour ses services.

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