Victor Wembanyama avait prévenu tout le monde dès… 2025. Invité à son premier All-Star Game l’an dernier, le Français traitait le match comme « un déplacement professionnel » et il ne « venait pas pour se faire des amis. » Même constat un an plus tard, quand la frustration ouvertement montrée après une défaite ou une erreur de marquage d’un coéquipier pouvaient agacer le jeune homme et éventuellement brusquer l’ego de certains de ses camarades meilleurs joueurs du monde. Peu importe. L’essentiel était ailleurs pour lui. Il n’a cessé de répéter qu’il jouerait sa partition à fond, dans l’espoir de pousser ses collègues à faire de même. Et s’il avait échoué dans sa quête en 2025, son message est bien mieux passé en 2026.
« Wembanyama a donné le ton. Il a montré l’exemple. Il m’a réveillé, c’est clair », avouait Anthony Edwards élu MVP du All-Star Game après la victoire du Team « Stars » contre le Team « Stripes » en finale. L’arrière des Minnesota Timberwolves n’a pourtant pas été un modèle lors de ses derniers passages au match de gala. Lui venait souvent pour s’amuser ou se la couler douce. Encore samedi, il bottait en touche lorsqu’un journaliste l’interrogeait sur le niveau de compétitivité de la soirée du dimanche. Mais si jamais certains comptaient faire la sieste sur le parquet, leur sommeil aurait été perturbé par les dunks et les contres brutaux de Wembanyama.
Edwards MVP du All-Star Game, Wembanyama a réveillé tout le monde
Parce qu’à l’exception de ses coéquipiers Luka Doncic et Nikola Jokic, la plupart des superstars de cette ligue ont joué le jeu quand le patron des San Antonio Spurs a attaqué la première rencontre du mini-tournoi en marquant les 7 premiers points des siens. Pris à la gorge, les jeunes Américains n’ont pas vraiment eu d’autre choix que de réagir en mettant du rythme et en essayant de pratiquer un basket à peu près décent.
Dans le fond, c’est tout ce que demande le peuple. Personne ne s’attend à ce que l’intensité soit la même qu’un match de playoffs ou même de saison régulière. Les passionnés de basket veulent juste… du basket. Et ils en ont eu. Il n’y avait pas trop de pitreries ou d’actions clownesques. Parce que le natif du Chesnay ne les aurait pas laissé faire. Il a manifesté sa rage de vaincre et sa frustration à plusieurs reprises, comme lorsque Jamal Murray a préféré prendre un tir compliqué à trois-points plutôt que de le servir dessous alors qu’il avait pris sa position avec un défenseur bien plus petit dans son dos.
WEMBY SET THE TONE.
ANT MATCHED HIS ENERGY.
These two young superstars helped make NBA All-Star 2026 an instant classic! pic.twitter.com/Z5RGB5LYzs
— NBA (@NBA) February 16, 2026
Auteur de 14 points, 6 rebonds et 3 blocks, dont un contre monumental sur la planche, dans le Game 1, le Français est sorti courroucé par le manque de communication et les erreurs défensives de Karl-Anthony Towns et Deni Avdija, qui se sont tous les deux précipités en aide en laissant leur adversaire direct seul derrière l’arc alors que le Team « World » ne devait absolument pas prendre de trois-points.
Les internationaux ont joué le Game 3 avec l’obligation de gagner pour avoir une chance de se qualifier pour la finale. Et avec donc un Victor Wembanyama encore plus déchainé mais désormais privé de Jokic et Doncic, laissés au placard après avoir marché lourdement pendant 5 minutes lors de la toute première rencontre. Wembanyama a planté 19 points, portant son total à 33 sur l’ensemble de la soirée. Il a tout de même raté l’ultime opportunité d’envoyer les siens en prolongation. Ce n’est que partie remise. « C’était amusant, mieux que l’an dernier », assurait l’intéressé. Vu le bonhomme, il reviendra sans doute encore plus conquérant en 2027.
