Victor Wembanyama avance désormais à visage découvert dans la course au MVP. Interrogé sur ses arguments par Jared Weiss de The Athletic après le match de cette nuit, le Français ne s’est pas caché derrière une fausse modestie. « Il est raisonnable de dire qu'il y a toujours un débat », reconnaît-il aujourd’hui, avant d’ajouter qu’il compte bien faire en sorte « qu’il n’y en ait plus à la fin de la saison ». Le ton est posé, l’ambition aussi, et elle s’appuie sur du concret.
Encore cette nuit, sur le parquet de Miami, le pivot des Spurs a livré une prestation dans la lignée de sa saison : 26 points, 15 rebonds, 5 contres et 4 passes dans une victoire nette de San Antonio. Une performance complète, presque devenue une habitude, qui nourrit directement son discours.
Premier axe : la défense. « La défense représente 50 % du jeu et est sous-estimée dans cette course jusque-là… Je crois être le joueur qui a le plus d’impact défensif dans toute la ligue. » Difficile de lui donner tort tant son influence saute aux yeux. Meilleur contreur NBA avec près de 3 unités par match, Wembanyama ne se contente pas de protéger le cercle. Il modifie les choix adverses, ferme des angles, impose une présence constante qui dépasse largement les statistiques classiques.
Deuxième argument : le collectif. « Nous avons quasiment balayé OKC cette saison et nous les avons dominés trois fois avec leur meilleure équipe. » Face au champion en titre, les Spurs ont effectivement marqué les esprits. Dans une course où le bilan d’équipe reste un critère important, San Antonio s’est installé parmi les meilleures formations de la ligue, porté par une dynamique solide.
Enfin, Wembanyama élargit la réflexion offensive. « L’impact offensif ne se résume pas aux points marqués. » Là encore, ses chiffres parlent pour lui : 24 points, 11 rebonds et près de 3 passes de moyenne. Mais au-delà, il y a la création, la gravité, et sa capacité à structurer le jeu.
Reste que, à l’heure actuelle, il n’est pas le favori. Shai Gilgeous-Alexander tient la corde avec une saison ultra régulière à la tête d’OKC, tandis que Nikola Jokic continue d’empiler les performances hors normes et est en triple-double de moyenne. Luka Doncic, lui aussi, présente un dossier très solide, porté par une production offensive massive et constante. Wembanyama n'a pas encore les faveurs des pronostics, mais sa dynamique récente et l’impact qu’il impose des deux côtés du terrain lui laissent une vraie fenêtre pour renverser la hiérarchie d’ici la fin de saison.

Le Basket NBA est vraiment un sport individuel joué en 5v5. C'est risible.
De plus, la saison ne veut tellement plus rien dire, entre les load management, les équipes qui tankent et surtout le jeu et les recherchent à la performance individuelle, le titre de MVP devrait prendre en compte les playoffs.
Le fait que ce type d'affirmation m'irrite, je me demande si c'est générationnel, si c'est moi qui suit déconnecté.
J'ai toujours constaté une humilité chez les plus grands champions qui, avant d'être champions, parlaient d'abord d'équipe, de travail collectif et sur l'aspect individuel d'efforts à fournir et de services à rendre pour être utile (again, utile à l'équipe).
Et aujourd'hui, je vois un Wemby qui dégaine ce type de phrase alors qu'il n'a absolument rien validé pour le moment.
Mais ce doit être l'époque je suppose