Minnesota Timberwolves @ San Antonio Spurs : 97-126
Il ne fallait pas le chercher. Victor Wembanyama ne s’est pas exprimé une seule fois publiquement depuis son expulsion, la seule de sa jeune carrière, suite à son coup de coude au visage de Naz Reid au début du Game 4 finalement perdu par ses San Antonio Spurs. Il préférait répondre sur le terrain. C’est exactement ce qu’il a fait mardi soir lors d’un match couperet qui a tourné nettement à l’avantage de son équipe (126-97) avec une performance majuscule du Français, auteur de 27 points, 17 rebonds, 5 passes et 3 contres en 33 minutes.
On ne voyait que lui, ou presque, durant les six premières minutes du match. Plein d’énergie et d’une agressivité cette fois-ci mieux dirigée, il a planté 16 points pour rapidement mettre les siens au contrôle de la partie (24-9). Mais ce n’est pas à ce moment-là que la rencontre s’est jouée. Parce que les Minnesota Timberwolves, même pris à la gorge, ne sont pas du genre à baisser les bras.
Wemby in Q1:
18 PTS (6-8 FGM)
6 REB
2 3PMSpurs lead by 4 in Game 5. pic.twitter.com/5Z39oF27Q4
— NBA (@NBA) May 13, 2026
Le même scénario s’est répété tout au long de la soirée : des runs de la part de Spurs déterminés à dicter le tempo du match et des réactions des Wolves qui ont fini par grapiller leur retard petit à petit. Jusqu’à ce qu’ils craquent. Il a fallu pour ça attendre le milieu du quatrième quart-temps.
Entre temps, plusieurs acteurs de San Antonio se sont relayés pour envoyer leurs adversaires dans les cordes. Anthony Edwards (20 pts, seulement 13 tirs, 4 balles perdues pour 2 passes) a répondu au coup de chaud de Wembanyama pour ramener Minnesota à 4 longueurs à la fin du premier quart-temps (34-30). Mais c’est à coup de paniers primés que les joueurs de Mitch Johnson ont refait un écart dès le début du deuxième (43-30).
Menés à la pause (59-47), les Wolves sont revenus des vestiaires beaucoup plus conquérants en passant notamment un 14-2 pour égaliser à 61 partout. L’euphorie fut de courte durée. Percutant et inarrêtable balle en main, Stephon Castle a signé trois paniers consécutifs tout en puissance et les Spurs ont repris une dizaine de longueurs d’avance. Le sophomore, gêné par des fautes en première période, a été l’un des acteurs majeurs du match. Il a terminé avec 17 points et 6 passes. Lui, De’Aaron Fox et Dylan Harper ont constamment mis la pression en accélérant le rythme.
De quoi contrer la physicalité, voire la brutalité, d’une équipe de Minnesota qui a fini par se fatiguer avec sa rotation logiquement très réduite. Le passage d’Harper dans le quatrième quart-temps, avec plusieurs layups et dunks musclés, a fini par avoir raison des Timberwolves.
Victor Wembanyama pouvait sourire après sa passe magistrale pour Julian Champagnie sous le cercle (110-91). Chris Finch a agité le drapeau blanc après un dernier temps mort et le public pouvait savourer la victoire de leurs joueurs favoris. Encore un succès et ils seront en finales de Conférence, où ils n’ont plus mis les pieds depuis 2017.

Si les Spurs passent et cela sûrement le cas tant ils sont forts et je le dis en tant que fan des Wolves, les discussions sur l'arbitrage ne vont pas s'arrêter loin de là contre OKC. Et j'en ai déjà plein le dos.
La Ligue doit absolument régler ce problème de variance de l'arbitrage, ça nuit au produit NBA. Une décision doit s'appliquer à tous quelque soit le joueur et l'équipe, il yen a marre de ces distorsions. de plus, les flops et les contestations doivent être sanctionnés beaucoup plus sévérement.
Malgré tout ça, vivement le game 6 en espérant que les arbitres soient crédibles. Car là cela laisse un goût amer chez tous les fans de toutes les équipes.
Donc, en fait l'arbitrage est pour l'instant ultra favorable aux Wolves, mais ça ne suffit même pas, car les spurs sont un cran au dessus.
J'ai rien à lui reprocher depuis qu'il est arrivé à San Antonio. Il fait son boulot, il fait les efforts, il a la confiance de ses coéquipiers mais ça marche pas. En tout cas, ça suffit pas.
Il voulait venir à San Antonio pour être numéro 2, le lieutenant de Wemby. Au final, il se retrouve 3ème option bis avec Harper, derrière Castle. C'est peut-être un ajustement trop grand pour lui, qui était habitué à être le leader de son équipe.
A voir si la saison prochaine, il sera mieux dans son rôle, après une première année complète et surtout cette campagne de playoff. Qu'importe jusqu'où ils vont, ces playoffs seront très instructifs pour les Spurs.