Anthony Davis n’en avait rien à faire des Pelicans, et il le cache de moins en moins

Anthony Davis n’en avait rien à faire des Pelicans, et il le cache de moins en moins

Constamment blessé aux New Orleans Pelicans, Anthony Davis avait du mal à se faire violence. Et tout a changé en arrivant aux Lakers.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article

Anthony Davis se blessait si souvent lorsqu’il portait les couleurs des New Orleans Pelicans qu’il avait finalement hérité du surnom « Day to Davis. » Très bon. Et très parlant. Parce que l’intérieur All-Star donnait parfois l’impression de manquer un match sur trois. Et ce n’était pas toujours juste une impression. Pas une seule saison à plus de 75 matches, quatre entre 60 et 70 et même seulement 56 apparitions lors de sa dernière année en Louisiane.

Sans aucune blessure grave. Et tant mieux. Mais tout un tas de bobos permanents qui l’écartait fréquemment du groupe. Malgré tout son talent, son immense talent, AD n’inspirait pas confiance à certains sceptiques qui ne l’imaginaient pas tenir le choc.

En réalité, le jeune homme avait juste besoin d’un déclic. D’un changement de scénario. La plupart des athlètes ne croient pas au hasard. Ou à la malchance. Ça ne colle pas avec leur philosophie. Ils veulent se persuader, à tort ou à raison, qu’ils peuvent tout contrôler. Les blessures, du même coup, ne sont pas le fruit de la malchance. Mais plutôt d’un mal-être.

Le cas d’Anthony Davis illustre parfaitement cette position. Parce que depuis qu’il joue pour les Los Angeles Lakers, il est étonnement (ou pas justement) bien moins souvent forfait. Son corps serait-il soudainement moins fragile ? Probablement pas. Son mental, en revanche, est plus solide. LeBron James l’a même avoué à moitié. Voire plus qu’à moitié.

« Je le voyais à New Orleans. Il avait ces blessures qui traînent et il manquait plusieurs matches. Une douleur à l’épaule ou à la cheville et il déclarait forfait. Alors que maintenant, quelle que soit sa blessure, il ramène son cul sur le terrain », racontait le King dans le podcast de Richard Jefferson.

Attendez… il confie donc à demi mot qu’AD n’en avait rien à secouer des Pelicans, non ? Et bien le principal intéressé ne s’en est finalement pas caché non plus.

« Je me suis rendu compte que j’étais malheureux. Vous vous demandez si vous voulez vraiment jouer au basket. Vous commencez à douter de vous-mêmes parce que vous êtes malheureux », raconte Anthony Davis.

« Je n’étais pas heureux et ça a commencé à se faire sentir sur le terrain. J’avais des petites blessures et je ne jouais plus aussi dur. [Ma dernière saison] je n’avais même plus envie de m’entraîner et de jouer. »

Davis a fini par obtenir gain de cause en étant transféré aux Lakers, où il enchaîne désormais les matches et où il vient de décrocher sa première bague…

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