Ben Simmons a fait taire New York

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Provoqué par les journalistes et les supporters de la grosse pomme toute la journée, Ben Simmons a pris sa revanche en atomisant les Brooklyn Nets le soir.

Ça a commencé avec une rumeur. Probablement sortie de la tête d’une journaliste ou d’une rédaction qui voulait 1) faire du clic, 2) surtout mettre la pagaille dans le groupe des Philadelphie Sixers et dans la tête de Ben Simmons à quelques heures d’un Game 3 déjà décisif contre les Brooklyn Nets. En playoffs, la presse n’hésite pas à prendre partie pour son équipe. Quitte à y aller de sa contribution pour essayer de déstabiliser un adversaire. C’est donc ainsi que le Daily News a balancé cette spéculation : Elton Brand, le GM des 76rs, aurait demandé à ses employeurs de considérer un transfert de Simmons parce qu’il serait « difficile à coacher » et « invisible en playoffs ».

Vraiment difficile d’y croire à ce stade de la saison. Il y a déjà eu des rumeurs autour du jeune australien et il y en aura encore. Parce que l’on peut effectivement se demander si son jeu est réellement compatible avec celui des autres stars de Philly, et notamment Joel Embiid. Mais ce n’est probablement pas un débat que les dirigeants lanceront aussi tôt, après seulement une deuxième qualification en playoffs. Surtout que les Sixers sont candidats aux finales NBA.

Les New-yorkais ont voulu rentrer dans la tête de Simmons. Certains d’entre eux ont placardé une affiche « personne disparue » à l’effigie du jeune joueur partout devant le Barclay Center. Mais qui sème le vent récolte la tempête. Et l’ouragan Ben a fait des dégâts dans la défense de Brooklyn cette nuit. Déterminé et agressif, le premier choix de la draft 2016 s’est entrepris à détruire ses adversaires, quels qu’ils soient, tout au long de la soirée. Il a attaqué le cercle sans cesse. Même quand ses vis-à-vis lui laissaient deux ou trois mètres d’espaces pour l’inciter à tirer. Il a continué à s’appuyer sur ses forces. Soit il finissait près du panier, soit il ressortait la gonfle pour un coéquipier démarqué.

Résultat : 31 points, record en carrière en playoffs. Mais aussi 9 passes décisives. Avec 9 sur 11 aux lancers, pas l’un de ses points forts, dont plusieurs décisifs pour empêcher les Nets de recoller à moins de six points en fin de partie. Surtout, Ben Simmons a mené les Sixers à une victoire précieuse (131-115). Un succès qui permet à son équipe de prendre le contrôle de la série et de récupérer l’avantage du terrain perdu lors de la défaite à domicile dans le Game 1.

Il a fait tout ça en l’absence d’Embiid. Mine de rien, ce n’est pas si anodin. Même l’an dernier, Simmons n’a jamais été aussi fort que lorsque le Camerounais était blessé. Son jeu est bien mieux exploité quand il est entouré de quatre shooteurs comme cette nuit. Quelque chose à garder en tête. Sauf s’il nous prouve lors des prochains matches qu’il est capable de cartonner comme une machine même en présence du pivot All-Star.

Le record de Ben Simmons