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Brandon Jennings une bonne (re)trouvaille pour les Bucks

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Disparu des radars pendant plusieurs mois, Brandon Jennings a fêté son retour en NBA en frôlant le triple-double (16 pts, 8 rbds, 12 pds). Le vétéran peut-il aider les Bucks à aller loin en playoffs ?

Brandon Jennings et les Milwaukee Bucks ont remonté le temps cette nuit. Un retour neuf ans en arrière, quand le jeune meneur gringalet à peine sorti de l’adolescence plantait 55 points lors de son septième match en NBA. Le dixième choix de la draft 2010 était alors présenté comme l’une des superstars de demain à son poste. S’il n’a jamais vraiment été à la hauteur des attentes de toute façon démesurées, Jennings a tout de même été le maître à jouer des daims pendant plusieurs saisons avant de récupérer les clés de l’attaque des Pistons. Puis le crash. Une (grave) blessure au tendon d’Achille. Un statut et une place dans le cinq perdus. Des retours timides, dans la peau d’un back-up. Puis l’exil après un été sans avoir trouvé de club.

Le retour dans le temps, le natif de Compton l’a adopté comme état d’esprit. Il est parti en Chine pour palper des dollars mais aussi pour se préparer au prochain challenge. Comme à l’époque où, à dix-huit balais, il avait zappé la case NCAA pour aller jouer avec les pros en Italie.

« Quand j’étais en Chine, je me sentais comme à la Oak Hill Academy [le célèbre lycée où ont été formés plusieurs joueurs NBA]. Je bossais sur mon jeu pour atteindre le plus haut niveau. J’étais encore blessé au tendon d’Achille et maintenant je suis en bonne santé. J’ai pu me concentrer sur le basket. »

Dix ans après avoir été le premier américain à sauter l’université pour jouer en Europe avant de s’inscrire à la draft, Brandon Jennings est de retour en NBA. Il a accepté d’affronter le processus. La Chine. La G-League. Puis un contrat de dix jours aux Bucks. Le vétéran est bien conscient de ce qui l’attend. Il doit faire ses preuves. Refaire ses preuves. Injuste. Ingrat. Mais ainsi fonctionne le business.

« Je pense que c’est évident qu’il possède les capacités pour jouer en NBA. C’est juste une question de situation. L’été dernier n’était pas facile pour les joueurs libres. C’est rare un gars aussi talentueux qui signe un contrat de dix jours », remarque John Henson, seul joueur des Bucks qui faisait déjà partie de l’effectif quand Jennings était encore la star dans le Wisconsin.

B-Jennings n’a pas perdu de temps. Il a brillé dès sa première. Il a planté 16 points, pris 8 rebonds et délivré 12 passes décisives en sortant du banc contre les Memphis Grizzlies. Une sortie encourageante qui en appelle d’autres. A 28 ans, le meneur est encore jeune et suffisamment dynamique pour se montrer performant dans une ligue où son physique « fragile » est moins pénalisant qu’il y a quelques années. Le jeu a évolué. Il est de plus en plus rapide. A lui d’en profite pour (re)faire son trou. En faisant du neuf avec du vieux, les Bucks ont peut-être mis la main sur une bonne pioche. Comme en 2009, finalement.

Les highlights de Brandon Jennings