La résurrection des Brooklyn Nets

Enterrés vivants après leur début de saison désastreux, les Brooklyn Nets refont surface en 2014. Le « Small Ball » instauré par Jason Kidd et ses sbires a métamorphosé l’équipe qui a enfin trouvé une identité.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
La résurrection des Brooklyn Nets
Mikhaïl Prokhorov est un milliardaire russe, pressé et ambitieux. Propriétaire depuis 2009 d’une franchise dans le quartier fraîchement rénové de Brooklyn, il a mis en place un plan quinquennal pour décrocher le titre suprême. Marché attractif avec des infrastructures entièrement neuves, des crédits illimités et des joueurs de renom, les Nets sont les nouveaux riches de la NBA. Le magnat russe a tout pour gagner le titre. Tout, sauf une équipe. Pas d’âme, pas de combativité, pas d’alchimie collective, les hommes de Jason Kidd ont erré sur le parquet pendant deux mois en attendant de trouver la bonne formule. La blessure de Brook Lopez, seul joueur star de Brooklyn à tenir son rang en début de saison, aurait pu enfoncer l’équipe. Et pourtant, l’absence du pivot All-Star a poussé le staff à bouleverser ses méthodes et à revoir ses plans. Les Nets ont soudainement montré un tout autre visage. Risée de la ligue en décembre, intenables en janvier. Depuis le changement d’année civile, les pensionnaires du Barclays Center affichent un bilan de neuf victoires en dix matches. Aucune équipe ne fait mieux et les victimes sont prestigieuses. Le Thunder a mordu la poussière le premier (95-93, le 2 janvier). Les Warriors ont été coupés en plein élan après dix victoires consécutives. Miami est allé au tapis au cours d’un match tendu. Cerise sur le gâteau, Brooklyn a remporté le derby new-yorkais – de 23 points – dans l’antre mythique du Madison Square Garden. Il se passe quelque chose aux Nets. L’équipe fait désormais preuve de caractère. Surtout, surtout, surtout, elle s’est trouvé une identité.

« Small Ball et grandes victoires »

Après plusieurs essais infructueux, Jason Kidd a finalement imposé sa touche personnelle à son effectif. Libéré de la pression de son assistant Lawrence Frankmaintenant en charge de l’écriture des rapports – le futur Hall Of Famer développe ses idées. Miser sur le « small ball », ces cinq de petites tailles, est sans doute la plus brillante de ses visions jusqu’à présent. Les Brooklyn Nets sont tout simplement invaincus lorsque Shaun Livingston, Alan Anderson, Joe Johnson, Paul Pierce et Kevin Garnett débutent la partie (8 victoires – 0 défaite). Ce cinq affiche un différentiel totalement absurde de + 29,1 points marqués sur 100 possessions. Même si Brook Lopez est une passoire en défense, on aurait pu penser les New-yorkais moins bien lotis près du cercle. Pas du tout. Le nouveau cinq majeur encaisse seulement 82,1 points sur 100 possessions ce qui en fait bien sûr la ligne de départ la plus imperméable de la ligue parmi les cinq ayant disputé au moins 80 minutes ensemble sur le parquet (le cinq majeur des Bobcats arrive en seconde position avec 90,2 points encaissés sur 100 possessions). Si la défense proche du panier est plus spectaculaire (blocks, duels plus engagés), le rôle du premier rideau défensif est déterminant.
« C’est la partie la plus importante de la défense », explique Shane Battier pour Grantland. « La défense démarre avec le meneur de jeu. Lorsque vous ralentissez la mise en place d’un système par le meneur adverse, vos ailiers et vos intérieurs bénéficient d’une seconde supplémentaire pour bien se placer en défense. Et cette seconde fait souvent la différence. »
L’analyse de Shane Battier, ici interrogé sur l’impact de Norris Cole au Miami Heat, est très intéressante. Elle s’applique aussi aux Brooklyn Nets. Jason Kidd n’a pas de Norris Cole mais il possède Shaun Livingston dans son effectif. Le meneur de grande taille occupe un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des Nets en défense. Ses statistiques parlent pour lui. Lorsque le joueur de 28 ans est sur le parquet, Brooklyn ne concède que 94,1 points sur 100 possessions. L’ancienne vedette des lycées de l’Illinois est un meneur de grande taille et qui plus est un bon défenseur sur l’homme. Bien souvent, c’est lui donne le ton de ce côté du parquet.
« Shaun est un meneur de 2 mètres. Quand nos adversaires jouent le pick&roll face à lui, il peut switcher et défendre sur un intérieur », explique Alan Anderson. « Nous avons un meneur qui a l’envergure d’un mec de 2,13 mètres. En principe, vous pouvez difficilement switcher sur les écrans. Kirilenko, Paul, Joe, Shaun et moi sommes tous capables de défendre sur les postes 1 à 4. Nous sommes bien plus polyvalents et cela nous rend la vie plus facile. »

« Simplicité et efficacité »

Les consignes défensives de Jason Kidd sont simples : mettre de la pression sur le porteur de balle et « switcher » (comprenez ici, changer de défenseur) sur chaque écran. Une telle exécution ne peut s’appliquer qu’avec des joueurs appliqués, concentrés, et au Q.I Basket élevé. Demandez donc à Mike Woodson, le coach des Knicks, ce qu’il en pense. Revenons aux Nets. Le Sheridan Hoops a rapporté récemment que Kyle Korver avait été déstabilisé par la défense de Livingston lors du duel entre Brooklyn et Atlanta, à Londres. Dans la capitale britannique, le shooteur des Hawks n’était pas passé loin de mettre fin à sa série historique de rencontres consécutives avec au moins un trois-points inscrit (110 matches de suite, série en cours). Ce soir-là, Korver n’a planté qu’un seul tir derrière l’arc en huit tentatives. Un tir contesté par la défense, qui plus est. Les joueurs de la grosse pomme contiennent leurs adversaires à 42,7% de réussite en janvier. Seul Indiana fait mieux. Lors du derby new-yorkais il y a quelques jours, les Knicks ont été limité à 33,8% de réussite… alors qu’ils avaient atomisé les Nets avec 57% de réussite aux tirs en novembre (victoire 113-83 de Carmelo Anthony et sa bande !). L’apport de Livingston est incontestable. Le miraculé – victime d’une fracture ouverte de la jambe en 2007 – est un poison en défense. Est-il nécessaire de rappeler quel joueur a provoqué la sixième faute synonyme d’exclusion de LeBron James lors du choc remporté par Brooklyn ? « S Dot », bien sûr ! [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=c7B1SYCNsvg[/youtube] Notons au passage que les Nets ont un bilan de 12 victoires et 7 défaites lorsque Shaun Livingston est titulaire, soit 63,1% de victoires. Avec un tel pourcentage, Jason Kidd et sa compagnie occuperaient la troisième place de la Conférence Est, juste derrière les deux ogres que sont Indiana et Miami. Nous avons essentiellement évoqué le meneur de 2 mètres mais les performances défensives d’Alan Anderson et de Kevin Garnett (absent lors de la seule défaite des Nets en janvier) – sans oublier l’apport très précieux d’Andrei Kirilenko – sont aussi à souligner. On a le sentiment que les joueurs de « J-Kidd » ont enfin pris confiance en leurs capacités. Ils se basent désormais sur un système qui nécessite une excellence communication et un sens de l’anticipation – et du sacrifice – des cinq joueurs présents sur le parquet. La défense est une affaire de collectif. Et pour la première fois depuis le début de la saison, les joueurs des Nets réussissent à construire quelque chose ensemble. Ils sont plus appliqués, plus concentrés et ils s’entre-aident. Alors, évidemment il y a encore des ratés. La preuve en image. Sur cette action, Jason Terry vient de prendre un écran de LeBron James. Joe Johnson étant resté sur le quadruple MVP, « Jet » a dû faire l’effort pour rattraper Ray Allen. Dans le même temps, Paul Pierce est venu combler le vide, laissant Rashard Lewis libre de tout marquage. Juste après la réception de la gonfle, Allen transmet à Lewis, venu se placer dans le corner. Bingo. Allen – Lewis, un duo certifié depuis les Seattle Supersonics les zoulous. Le « small ball » présente aussi certaines limites face à des équipes vraiment armées dans la raquette comme les Indiana Pacers – cependant battus par les Nets ce mois-ci. Mais les formations de ce style sont de moins en moins fréquentes. Autre point faible notable, les joueurs de Brooklyn sont souvent dans l’obligation de faire fautes pour empêcher l’adversaire de marquer facilement avec l’avantage de taille une fois au poste bas. Une fois le premier rideau franchi, seul Kevin Garnett est une vraie menace défensive.

« Fluidité et plaisir »

Les systèmes offensifs ont également été retravaillés suite à la blessure de Brook Lopez. L’intérieur était la principale option – et la plus fiable – des Brooklyn Nets en attaque. Jason Kidd a donc dû s’adapter. Désormais, le jeu repose essentiellement sur une bonne circulation de balle, l’étirement des lignes afin de faciliter les pénétrations et de trouver des shoots ouverts et la recherche permanente du duel avantageux (« mismatch », en VO).
« Une fois que nous sommes en rythme en défense, notre attaque suit le mouvement. Si vous êtes ouvert, vous shootez. Sinon, vous passez la balle au joueur suivant », remarque Shaun Livingston.
Brooklyn fait désormais partie des dix meilleures attaques de la ligue si l’on se concentre uniquement sur les matches disputés en janvier (certes, il s’agit d’une courte période mais une tendance se dégage tout de même) avec 107,5 points inscrits sur 100 possessions. Sur chaque attaque, un joueur sert de point d’ancrage à l’intérieur, le plus souvent Kevin Garnett, les autres rôdent tout autour de la ligne à trois-points. La balle circule mieux et les Nets trouvent beaucoup facilement des tirs ouverts. D’ailleurs, Paul Pierce et ses coéquipiers sont parmi les plus adroits de la ligue, encore et toujours sur le mois en cours (52,6% de réussite selon le pourcentage effectif, 46,6% dans le champ, 36,6% à trois-points – les Nets sont parmi les douze meilleures équipes de la ligue dans chacun de ses trois classements). Illustration. Deron Williams vient de bénéficier de l’écran de Paul Pierce. Le meneur des Nets peut désormais foncer au cercle tandis que « The Truth » se décale derrière la ligne à trois-points, prêt à faire feu si son défenseur vient aider sur Williams. Les joueurs sont bien espacés à l’opposé. Si Shumpert vient aider sur « D-Will », Anderson se retrouve seul derrière l’arc. Andray Blatche est meurtrier à mi-distance et Tyson Chandler n’aura d’autre choix que de le laisser libre pour venir aider sur Williams. Joe Johnson s’est lui fait oublier dans le corner… Shaun Livingston vient de recevoir la balle au poste bas et il a immédiatement transmit à Garnett au poste haut. Avant même que la défense des Mavericks arrive à lui, le vétéran file la gonfle à Johnson. Ce dernier peut tirer, ou faire l’extra-passe à Anderson, seul dans le corner. Avec son « small ball », Brooklyn s’inscrit dans la tendance actuelle de la ligue. Les équipes alignent des cinq de plus en plus petits et le tir à trois-points est une arme de destruction massive. Les Nets y sont même devenus accros. Avec quatre extérieurs et une circulation de balle accrue, Alan Anderson, Joe Johnson, Mirza Teletovic, Paul Pierce ou un autre shooteur new-yorkais se retrouvent bien souvent tout seul derrière l’arc. Ainsi, les joueurs de Jason Kidd prennent un tiers de leurs tirs à longue-distance. Seul Atlanta affiche un pourcentage d’utilisation du tir primé plus élevé (34,1% contre 32,9%). En général, le « small ball » est aussi associé à la vitesse. Les Suns en sont le parfait exemple. A Phoenix, Goran Dragic et Eric Bledsoe – avant sa blessure – cavalent vers l’avant une fois le rebond sécurisé. Brooklyn est l’exception qui confirme la règle. C’est même l’équipe la plus lente de la ligue. Les Nets marquent très, très peu en contre-attaque (7,5 points par match). Shaun Livingston remonte tranquillement la balle dans le camp adverse, histoire de laisser les « vieux » Pierce et Garnett souffler et se placer. En revanche, le meneur dribble nettement moins que Deron Williams. La balle circule donc plus vite, comme nous l’avons évoqué ci-dessus. Le jeu est plus rapide, plus fluide, il y a donc plus de mouvements et plus de shoots ouverts. D’où l’excellente adresse des Nets. Les hommes de Jason Kidd ne pratiquent pas forcément un beau basket mais plutôt du basket efficace. Chaque joueur s’appuie sur ses forces. Livingston a le don de se faire oublier avant de couper ligne de fond, Anderson est un shooteur fiable, Garnett excelle à mi-distance (67,4 % de réussite aux tirs en janvier !!!!!!!!!) et distribue le jeu au poste haut, Johnson fait parler sa puissance en un-contre-un et Pierce fait un peu de tout. Jason Kidd excelle dans l’art de trouver le duel qui peut faire pencher la balance en faveur de son équipe.
« Jason est très fort pour ça (trouver les duels avantageux). Il le faisait déjà lorsqu’il jouait avec nous. C’était la clé du match ce soir », clamait Carmelo Anthony après la victoire éclatante des Nets sur le parquet des Knicks.
Paul Pierce, utilisé comme un intérieur, a un bagage technique plus développé que son adversaire direct chaque soir. Shaun Livingston est plus grand que les meneurs adverses. Joe Johnson est plus costaud. L’arrière est d’ailleurs très performant dans le nouveau système de Jason Kidd. « Joe Jésus », le nouveau surnom que lui ont attribué ses coéquipiers, a le poignet chaud en ce moment. Il a planté 32 points contre Miami – dont 22 pions en un quart temps – 27 contre les Warriors, 29 contre Atlanta ou encore 25 face aux Knicks. Le natif de l’Arkansas a pris le jeu à son compte en l’absence de Deron Williams et il est désormais la première option offensive de l’équipe. Avec ses 2,01 m et ses 109 kilos, Johnson peut poser de gros problèmes chaque soir à son adversaire direct. Une fois Joe Johnson servi au poste bas, les joueurs de Brooklyn s’écarte pour libérer l’espace à leur scoreur. Mirza Teletovic reste derrière l’arc pour forcer LeBron James à le surveiller de près. Reggie Evans traîne ligne de fond, prêt à recevoir une passe au cas où Chris Andersen venait en aide de Roger Mason Jr (5 centimètres et 16 kilos de moins que Johnson…) Joe Johnson est maintenant en pleine confiance. Le joueur grassement payé est enfin efficace et il est toujours aussi décisif en fin de match. Grâce à la mise en place du « Small ball », l’arrière s’appuie sur ses qualités athlétiques et sa panoplie offensive pour faire la différence en isolation.
« Il n’est peut-être pas toujours là quand on l’appelle mais il est là quand on a besoin de lui », résume Kevin Garnett à propos de son coéquipier.
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« Confiance et espoir »

En jouant plus simplement, les Nets prennent surtout plus de plaisir. « On s’amuse », reconnaît même Alan Anderson. Ils ont repris goût à la victoire et sont désormais lancés dans une spirale positive. Tout l'inverse des deux premiers mois. Chacun trouve sa place. Mirza Teletovic, héroïque contre Dallas (ses highlights), illustre bien ce changement d’état d’esprit. Le Bosnien est en pleine confiance, et il cartonne.
« La confiance c’est très important. C’est beaucoup plus simple de prendre des tirs lorsque l’on est en confiance », expliquait-il après ses 34 points inscrits (à 12/18) face à Dallas.
Mirza Teletovic était pourtant prêt à tout plaquer l’été dernier. Peu utilisé par Avery Johnson et P.J. Carlesimo l’an passé, il voulait retourner en Europe. Il faut dire que de sa première saison en NBA, on retient surtout ça. [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=bhW3fz_xpcI[/youtube] Remis en confiance par Jason Kidd, Teletovic s’est accroché. Le coach lui a laissé sa chance. Le shooteur a su tirer le meilleur de cette opportunité et il est désormais un membre essentiel du banc des Nets. Un banc sur lequel on retrouve Jason Williams. Pour ne pas briser la bonne dynamique de son équipe, Kidd a préféré laisser son meneur All-Star sur le banc lorsque celui-ci est revenu d’une énième blessure aux chevilles. Plutôt que de râler, « D-Will » s’est pleinement investi dans son rôle de joker en sortie de banc. Il a même été impérial contre Dallas avec 18 points et 11 passes (pour une seule balle perdue) en 35 minutes.
« Tout va bien avec ce cinq donc pourquoi changer ? » balance Williams aux journalistes new-yorkais lorsqu’on lui demande s’il est pressé de reprendre sa place dans le cinq de départ.
Le banc des Nets manquait d’un joueur capable de faire la différence en attaque dans le backcourt. Williams est donc un sixième homme idéal actuellement. Jason Kidd n’a d’ailleurs pas prévu de le promouvoir dans le cinq. Pas pour l’instant en tout cas. Il apprécie particulièrement le duo Kirilenko – Williams, désormais l’association moteur du banc de son équipe. Et personne ne râle. Alors que les joueurs commençaient à critiquer ses choix dans la presse à la mi-novembre, le coach rookie a su unifier son vestiaire depuis. Tout le monde tire désormais dans le même sens. Les vétérans sont satisfaits de la tournure actuelle de la saison.
« Jason a imprimé sa marque sur notre jeu ces derniers temps », explique Deron Williams au Nets Daily. « Le départ de Lawrence a changé les choses. Il fait ce qu’il veut désormais. Il continue d’apprendre mais il fait du très bon travail, surtout en ce moment. »   « Jason Kidd est un très bon coach, c’est le prochain Gregg Popovich », annonce même un Mirza Teletovic admiratif.
Jason Kidd a également la cote auprès de ses pairs. Si Mark Jackson et Gregg Popovich (tiens donc) ont déjà salué le travail de l’ancienne vedette des parquets, Dwane Casey (Toronto Raptors) y est aussi allé de sa petite analyse.
« Les Nets ont désormais une identité. Ils savent ce qu’ils sont, chacun connait son rôle. Vous ne pouvez pas aligner des noms et espérer que tout va bien se passer comme par magie. Ça prend du temps. Jason est un bon coach. Ses joueurs ont développé une personnalité. Il y a une alchimie. »
Alchimie, identité, cohésion... tout ce qu’il manquait à la franchise en novembre. Mikhaïl Prokhorov n’a pas revu ses ambitions à la baisse depuis. Les Brooklyn Nets étaient attendus tout en haut, ils ont débuté tout en bas. Mais ils avaient juste besoin de temps. Jason Kidd  n’a finalement mis que deux mois pour imprimer sa touche sur son équipe. Le coach a remis ses joueurs sur les bons rails et les playoffs sont désormais largement à la portée des Nets. Pour le titre, on repassera. Mais peu importe, Prokhorov peut se remettre à rêver…
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