Deron Williams était au bord de craquer l’an dernier

Les défaites commençaient à peser sérieusement sur le moral de Deron Williams.

Théophile HaumesserPar Théophile Haumesser  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Deron Williams était au bord de craquer l’an dernier
Deron Williams n’a peut-être encore aucune bague de champion à sa main, ça ne l’empêche pas d’être un winner. Depuis son plus jeune âge, il a toujours été dans des équipes habituées au goût de la victoire. Même à Utah, sous les ordres de Jerry Sloan, il n’avait jamais connu d’atmosphère où la défaite pouvait être acceptée comme alternative… avant d’atterrir aux Nets. Ces deux dernières saisons, il a connu suffisamment de défaites pour en être écœuré à vie, d’autant que d’après ce qu’il a confié à ESPN, tout le monde ne les prenait pas aussi mal que lui, loin de là. D-Will était tellement dégoûté de perdre autant que sa propre attitude commençait à devenir négative et qu’Avery Johnson avait dû le prendre entre quatre yeux pour lui demander de se ressaisir.
« C’était dur, je ne m’étais encore jamais retrouvé dans cette situation avant », raconte-t-il.
"Parfois on se faisait botter le cul et certains en rigolaient dans les vestiaires après coup. »
« Parfois, c’est vrai que j’ai montré que j’étais frustré mais tout le monde l’aurait fait. Peu importe qui vous êtes, si vous aviez été là chaque jour et que vous aviez vu ce qui se passait dans notre vestiaire, vous auriez eu la rage vous aussi. Parfois on se faisait botter le cul et certains en rigolaient dans les vestiaires après coup. » Je ne trouve pas ça marrant moi. C’est ce qu’on a dû endurer l’an dernier, mais je ne pense pas que ça sera le cas cette saison parce qu’en parlant avec les gars, je vois bien que ce n’est pas du tout dans notre façon d’être. On parle de ne pas perdre deux matches de suite cette année alors que l’an dernier on devait se battre pour essayer de gagner deux matches d’affilée. »
Plus que des nouveaux maillots, de la nouvelle salle ou de la nouvelle ville, c’est carrément une nouvelle culture basket que les Nets sont en train de découvrir. « C’est le jour et la nuit », ajoute Deron Williams en comparant l’atmosphère de ces jours-ci comparée à celle qui habitait le vestiaire lorsque l’équipe était toujours dans le New Jersey. De son côté, son nouveau colocataire dans le backourt, Joe Johnson, ne semble pas s’inquiéter de le voir à nouveau faire la tête ou bouder en cas de défaite.
« Il n’y a aucune attitude négative, aucune frustration, pas même avec la défaite. Tout est nouveau ici. L’an dernier, Deron avait beaucoup de pression à cause de la free-agency, tout ça c’est fini. »
Même Avery Johnson semble ravi du nouvel état d’esprit de son All-Star qui s’est montré extrêmement actif lors du premier entraînement de l’équipe, jouant même presque le rôle d’assistant en donnant de la voix pour distribuer les instructions lorsqu’il était sur le côté.
« J’adore ça », a expliqué le coach. « Ça m’aide à me concentrer sur d’autres choses quand il prend les rênes comme ça. Il a confiance en lui, il connaît le système, il a fait partie de deux équipes qui ont ramené l’or olympique et ça lui a donné énormément d’assurance. Il connaît son rôle, il a une grande responsabilité à assumer et il la prend à cœur. »
Tout semble réuni pour que les Nets laissent les mauvais souvenirs derrière eux, dans le New Jersey.
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