Gerald Green a le feu vert

Complètement en feu hier face à OKC (41 pts), Gerald Green resplendit sous les ordres de Jeff Hornacek et du style hyper offensif des Suns.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Gerald Green a le feu vert
Des points en pagaille, un record en carrière, une confiance retrouvée. Voilà ce qui peut arriver lorsqu'un coach vous donne carte blanche et vous laisse plus de liberté offensive que quiconque depuis que vous êtes en NBA. Gerald Green est réellement étincelant depuis qu'il a rejoint les Suns et qu'il évolue sous les ordres de Jeff Hornacek. Voilà déjà quelques semaines qu'on a compris que l'ancien joueur des Celtics n'est pas qu'un dunkeur de concours. A plusieurs reprises depuis sa signature dans l'Arizona, l'ailier de 28 ans a pris quelques coups de chaud et prouvé que la mentalité up-tempo de sa nouvelle formation lui convenait à merveille. Mais Green a encore fait grimper sa popularité d'un grand la nuit dernière contre Oklahoma City. Qu'il ait inscrit 41 points, passe encore. La défense d'OKC n'est pas intraitable en ce moment et d'autres joueurs, dont certains inattendus comme Terrence Ross ou Trevor Ariza, ont dépassé la barre des 40 pts cette saison. Mais c'est surtout sa capacité à répondre du tac au tac à Kevin Durant et Russell Westbrook à chaque fois que les deux compères se relayaient pour frapper qui a interpellé. La bonne circulation de balle et la volonté permanente des Suns de poser des écrans efficaces ont encore permis à Gerald Green d'artiller à 3 points sans être constamment harcelé. Résultat : 8/13 derrière l'arc.

Un joueur très compliqué à défendre

[superquote pos="d"]Hornacek après les 25 pts de Green dans le 3e QT : "C'est tout ?"[/superquote]Constamment en mouvement et en recherche d'une position favorable, le #14 est un véritable poison pour les défenses. Lorsqu'on s'attarde un peu sur ses highlights du jour, on peut constater que ce n'est pratiquement jamais le même défenseur qui tente désespérément de l'empêcher de marquer, que ce soit au large ou lorsqu'il fait valoir ses talents en pénétration pour attaquer le cercle. Tour à tour, KD, Serge Ibaka, Derek Fisher et Reggie Jackson et Caron Butler ont essayé de le gêner sans parvenir à calmer sa frénésie offensive. Son 3e quart-temps à 25 pts est l'un des plus fous réussis dans la ligue cette saison. A la fin dudit quart-temps, on a pu voir Jeff Hornacek congratuler son joueur et lui demander : "Is that all ?" ("C'est tout ?"). [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=TvR1x3PJmIw&feature=youtu.be[/youtube]
"J'adore la façon dont Gerald joue au basket en ce moment. On savait qu'il était capable de shooter. Mais il n'y a pas beaucoup de joueurs dans cette ligue capables de prendre feu comme ça et face à cet adversaire. Ce qui le rend unique, c'est qu'il est capable de s'élever au-dessus de n'importe quel défenseur. Il y a des défenseurs qui peuvent vous gêner, mais lui est capable de rentrer des tirs compliqués grâce à sa détente", a expliqué Jeff Hornacek, plutôt calé question shooting.

Plus d'opportunités après la blessure de Bledsoe

Le coach rookie a rapidement compris le bénéfice qu'il pourrait tirer de l'inclusion de Gerald Green dans le 5. Tradé cet été par les Pacers (qui ont récupéré Luis Scola en plus d'envoyer Miles Plumlee), Green reste sur deux mois impressionnants qui le font concurrencer son coéquipier Goran Dragic dans la course au MIP. La blessure d'Eric Bledsoe lui a permis d'avoir un peu plus de responsabilités offensives et si Hornacek parvient à les faire évoluer ensemble dans la rotation sans heurts, les ravages pourraient être immenses. Le line-up Dragic - Bledsoe - Green - Morris - Plumlee a de quoi donner quelques maux de tête aux adversaires sur certaines séquences, même si Hornacek préférera sans doute les plus défensifs PJ Tucker et Alex Len lorsqu'il faudra jouer plus serré. L'ancien All-Star des Suns et du Jazz a bien mérité d'avoir cet embarras du choix si son équipe dispute les playoffs comme beaucoup de monde l'espère. Rendre aussi performant un joueur que l'on croyait perdu pour le haut niveau après ses passages en Russie, en Chine et en D-League, ça vous situe le niveau d'un coach.

Les stats de Gerald Green en NBA

Player FG 3PT FT Reb. Misc
Year Team G Min FGM FGA FG% 3PM 3PA 3PT% FTM FTA FT% Off Def Reb Ast TO Stl Blk PF Pts
2005-06 BOS 32 11:40 2.1 4.3 47.8 0.2 0.6 30.0 0.9 1.2 78.4 0.3 1.0 1.3 0.6 0.7 0.4 0.1 1.3 5.2
2006-07 BOS 81 21:58 3.8 9.1 41.9 1.2 3.2 36.8 1.6 2.0 80.5 0.8 1.7 2.6 1.0 1.5 0.5 0.3 2.4 10.4
2007-08 HOU 1 3:34 3.0 3.0 100.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2.0 0.0 2.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2.0 6.0
2007-08 MIN 29 12:20 1.7 5.1 33.1 0.5 1.3 38.5 1.2 1.4 82.9 0.4 1.8 2.1 1.0 1.1 0.3 0.1 1.5 5.1
2008-09 DAL 38 9:52 2.1 4.7 43.9 0.4 1.2 30.4 0.7 0.8 84.4 0.4 1.1 1.4 0.4 0.9 0.3 0.1 1.3 5.2
2011-12 BKN 31 25:12 5.0 10.3 48.1 1.4 3.5 39.1 1.6 2.1 75.4 0.5 3.0 3.5 1.1 1.8 0.9 0.5 2.6 12.9
2012-13 IND 60 18:00 2.6 7.1 36.6 1.0 3.1 31.4 0.9 1.1 80.0 0.5 1.8 2.4 0.8 0.9 0.3 0.4 1.1 7.0
2013-14 PHO 61 28:56 5.4 12.3 44.3 2.5 6.4 38.9 2.3 2.7 85.2 0.6 2.9 3.5 1.6 1.8 0.9 0.6 2.8 15.6
Totals 333 19:34 3.4 8.1 42.5 1.2 3.2 36.5 1.4 1.7 81.5 0.6 1.9 2.5 1.0 1.3 0.5 0.3 2.0 9.4
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