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Isaiah Thomas, un retour, cinq enseignements

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Isaiah Thomas a porté le maillot des Cleveland Cavaliers pour la première fois la nuit dernière contre Portland. On a vite pu voir ce qu'il allait pouvoir apporter.

C'est toujours un attaquant mortel

Isaiah Thomas n'a joué que 19 minutes contre Portland. L'échantillon est néanmoins suffisant pour se rendre compte que l'éloignement des terrains n'a pas enlevé au meneur son agressivité et ses talents de finisseur. Avec 17 points marqués sur ce laps de temps à 6/12, Thomas a montré qu'il avait faim et était prêt à peser. Il est le deuxième joueur à avoir tenté le plus de shoots chez les Cavs derrière LeBron James avec 12 tentatives.

On l'a vu à 3 points (3/8) sur des drives et dans les positions qu'il apprécie. Habitué à être la pierre angulaire de Boston en attaque où il avait tout loisir de prendre le nombre de shoots qui l'arrangeait, "IT" ne va pas subitement perdre sa caractéristique majeure et c'est une bonne nouvelle.

Il a d'ores et déjà attiré l'attention des défenseurs, ce qui a souvent libéré ses partenaires, notamment Jae Crowder, plusieurs fois non-défendu au large et du coup plus dangereux que ces dernières semaines. C'est aussi là l'intérêt d'avoir un deuxième (ou troisième si l'on tient compte du bon rendement offensif de Kevin Love) joueur capable de monopoliser la concentration des défenses adverses.

Il s'est mis LeBron dans la poche

Après le match, LeBron James a rapidement manifesté son enthousiasme devant la performance de son nouveau coéquipier. On se souvient que le "King" s'était montré confiant quant à son adaptation après avoir "testé touts les line-up possibles avec lui sur NBA 2K".

"Ce que j'aime le plus chez lui, c'est qu'il joue constamment avec la rage. Il est comme ça. Quand vous jouez avec quelqu'un qui veut toujours donner tort aux sceptiques, il ne s'arrêtera jamais de travailler dur. Il donnera constamment tout ce qu'il a et ne vous décevra jamais".

Se mettre LeBron dans la poche est généralement une bonne idée quand on veut réussir son passage dans l'Ohio. Après la fin en eau de boudin de sa relation avec Kyrie Irving, le joueur de 33 ans a besoin de recréer une connexion forte avec un arrière pour espérer régner à nouveau sur la Conférence Est.

Il est bon pour la santé de LeBron

Si les facilités offensives d'Isaiah Thomas se confirment au fil de la saison, LeBron James n'aura sans doute plus à jouer 40 minutes par match jusqu'au début des playoffs. Thomas peut rester avec le second unit à l'occasion pour faire la différence et dispenser le "King" de quelques minutes qui seront plus utiles un peu plus tard dans la saison.

Contre Portland, LeBron n'a eu à jouer que 33 minutes, justement parce qu'en sortant du banc Thomas a cartonné alors que le match était serré. Un bonus non-négligeable pour la santé de James, même si on a connu des joueurs de 33 ans bien moins fringants physiquement...

En sa présence, Cleveland a fait la différence

Avec Isaiah Thomas sur le terrain, les Cavs ont affiché un +17 contre les Blazers. Mieux : sur les 9 minutes durant lesquelles Cleveland a joué avec Thomas mais sans LeBron James, les Cavs ont passé un 31-13 à leurs visiteurs en shootant à 57% (12/21) avec 5 passes décisives et une seule perte de balle. C'est exactement le type d'impact que Tyronn Lue espérera jusqu'au début des playoffs.

Il faudra évidemment surveiller le +/- d'Isaiah Thomas lorsqu'il aura intégré le cinq, mais avoir un playmaker de ce calibre à disposition va rendre Cleveland bien plus menaçant pour Boston à l'Est.

Sa hanche répond bien

Il y a quelques jours, Isaiah Thomas avait un peu inquiété en expliquant qu'il n'avait "aucun rythme" et "l'impression d'avoir perdu ses pouvoirs". Il avait aussi expliqué qu'une fois de retour, "personne ne pourrait l'arrêter". On se demandait donc si sa hanche répondrait bien et s'il aurait la moindre appréhension au moment d'aller au contact.

On a vite été rassurés. "IT" a attaqué le cercle et les défenseurs sans retenue, quitte à finir au sol une ou deux fois. On ne l'a pas vu grimacer et, bien qu'un peu hésitant sur ses deux ou trois premières courses, il n'a pas sembler souffrir une seule seconde.

On n'ira pas jusqu'à dire que "personne ne peut l'arrêter" - la limitation de son temps de jeu le peut déjà puisqu'elle l'empêche de jouer la nuit prochaine contre Boston - mais on a vu pas séquences pourquoi Thomas a fait si mal ces deux dernières saisons.