Les Chicago Bulls de Jordan, Pippen et Rodman auraient pu disparaitre 2 ans trop tôt

Si Jerry Krause avait obtenu gain de cause, Michael Jordan et les Chicago Bulls auraient peut-être eu deux titres de moins.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Les Chicago Bulls de Jordan, Pippen et Rodman auraient pu disparaitre 2 ans trop tôt

Difficile de passer au travers ces derniers jours. 1997-98 était « The Last Dance » des Chicago Bulls de Michael Jordan. Tout simplement parce que tout le monde savait très vite dans la saison que Jerry Krause avait décidé qu’elle serait la dernière de Phil Jackson (et donc de Michael Jordan). Celui unanimement dépeint comme le super villain du docu avait choisi de le remplacer par Tim Floyd.

Mais ce qu’on sait moins, c’est que le General Manager des Bulls avait décidé depuis longtemps de mettre fin à l’ère Phil Jackson. En fait, le successeur de ce dernier a expliqué dans l'émission Off The Bench que Jerry Krause l’avait contacté dès les Finales 1996. Chicago a même fait venir à Seattle celui qui coachait alors Iowa State pour qu’il rencontre le proprio, Jerry Reinsdorf.

« Il m’a dit en gros ‘Ecoute, Krause veut que Phil parte cette année, il pense que (Scottie) Pippen lui mène la vie dure. Il pense que cette équipe est en fin de course. Il ne veut pas surpayer tous ces joueurs’. »

Rappel : à cette époque, cette équipe soi-disant en fin de course était en train de conquérir son 4ème titre après une saison à 72 victoires… Ils étaient tellement en fin de course que Michael Jordan, Scottie Pippen et cie ont gagné deux titres après. S’il n’a par la suite pas laissé une marque indélébile dans l’histoire des Chicago Bulls, Tim Floyd connaît très bien le basket. Comme en témoigne sa réponse au proprio :

« Quoi qu’il en soit, j’ai dit à Jerry Reinsdorf pendant qu’on marchait en ville ce jour-là ‘Jerry, je ne suis pas sûr que Jerry (Krause) comprenne que ces gars-là sont en quelque sorte les Beatles. C’est la franchise la plus populaire de l’histoire. Je lui ai dit ‘Si j’étais vous, je ne ferais pas ça. Je ne le ferai pas là, et probablement même pas l’année d’après.’

Je lui ai dit de laisser cette équipe mourir de sa propre mort naturelle, parce qu’il y a certains joueurs et certaines équipes auxquels on ne touche pas. Et je pense que ces gars ont gagné le droit qu’on laisse cette équipe mourir de sa propre mort. »

Tim Floyd, enrôlé finalement en 1998, ne totalisera que 49 victoires en 239 matches en 4 saisons… Mais il a donc eu un vrai impact sur l’histoire des Bulls. En refusant de venir trop tôt !

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