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108 WAS
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101 HFA

[ITW] Kenny Smith : « Peut-être l’année de l’éclosion pour Ntilikina »

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Kenny Smith était de passage au media day de beIN Sports cette semaine et on a eu la chance de discuter quelques minutes avec le consultant star d'Inside the NBA et double champion avec les Rockets.

Depuis ta retraite, la NBA a changé et évolué. Comment tu imagines la ligue dans 5 ou 10 ans ?
Kenny Smith : Je pense que ça va se diversifier un peu. A l'heure actuelle, c'est très axé sur le tir à trois points. Mais je pense que ça va revenir un peu à l'intérieur et qu'on aura droit à une combinaison de jeu intérieur/extérieur. Un gars comme Joel Embiid et tous les joueurs qui sont un peu comme lui. J'aime le jeu comme il est là et j'aurais même aimé pouvoir jouer à l'époque actuelle !

Comment tu penses que tu serais débrouillé dans la NBA d'aujourd'hui ?
Kenny Smith : Je disais souvent à ma défunte mère que j'étais né trop tôt. Les deux choses importantes dans le jeu d'aujourd'hui, je les avais. J'étais rapide et je savais shooter à 3 points.

En temps que New-Yorkais, qu'est ce que tu penses de ce que font les Knicks et les Nets ?
Kenny Smith : Ce que fait Brooklyn est excitant. Les Nets vont faire les gros titres pendant un certain temps puisqu'ils ont quand même recruté deux des 10 meilleurs joueurs de la ligue selon moi avec Kevin Durant et Kyrie Irving. Les Knicks repartent de zéro. Ils ont toujours des éléments intéressants qui peuvent aider l'équipe. Mais ils doivent se créer un style et une identité. Les Nets, eux, ont déjà ce style et cette identité. On sait à quoi s'attendre avec eux.

Quid de Frank Ntilikina ?
Kenny Smith : Frank Ntilikina va devoir découvrir ce qu'il est et le montrer aux Knicks. Un gars capable de jouer sur les deux postes arrières ?  Simplement un arrière ? Un meneur ? Il va devoir aussi montrer qu'il peut devenir un meilleur shooteur. Il a la taille d'un arrière mais joue comme un meneur. Je pense qu'il devrait s'inspirer de Shaun Livingston quand il était jeune. Je l'ai regardé pendant la Coupe du monde. Il est bien meilleur offensivement en FIBA. Le rythme en NBA est différent. La saison dernière, il a éprouvé des difficultés à gérer ce rythme justement. Mais c'est peut-être l'année de l'éclosion pour lui.

Il y a eu des rumeurs d'un intérêt de ta part de trouver un job dans une équipe NBA. C'est toujours d'actualité ?
Kenny Smith : Oui, en tant que coach ou au sein d'un front office. C'est toujours un objectif pour moi. Il me faudrait une situation particulière. J'ai la chance d'avoir l'une des voix les plus importantes en tant que consultant télé. Pour abandonner ça, il aurait fallu quelque chose que je voulais vraiment. Je pense que je suis capable de construire une équipe et en faire un champion NBA. Comme General Manager par exemple, j'en suis capable. En 20 ans, j'ai eu la chance d'observer toutes les tendances, toutes les équipes. Ce serait vraiment un plaisir pour moi de créer un staff avec des coaches, des scouts, des préparateurs, avec comme objectif de monter une équipe NBA compétitive.

Et comme head coach ?
Kenny Smith : J'ai passé quelques entretiens pour le poste de head coach, oui. Il s'en est fallu de peu. Quand ce sera la bonne occasion, les choses se feront. C'est comme pour un rendez-vous amoureux. Quand ça ne va pas, ce n'est pas grave, c'est que ça ne devait pas se faire. Si j'avais le choix, je choisirais la meilleure équipe possible. Ce serait fou de refuser l'opportunité de coacher un LeBron James, un Paul George, un Kawhi Leonard... J'aimerais coacher une équipe qui a une chance de gagner le titre.