Kevin Durant : son décryptage captivant du duel avec Beverley

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Kevin Durant a livré une analyse détaillée, lucide et franchement intéressante de son duel avec Patrick Beverley dans la série contre les Clippers.

Kevin Durant n'a pas toujours été le plus bavard devant la presse, ni le plus ravi d'évoquer son actualité et celle de son équipe. Cela dit, lorsqu'une question portant strictement sur l'aspect tactique et technique du jeu lui est posée, le double MVP des Finales en titre peut se montrer particulièrement captivant. Avant le game 3 de la série entre les Golden State Warriors et les Los Angeles Clippers, Durant a décrypté son duel avec Patrick Beverley. Les propos sont relayés par Anthony Slater de The Athletic.

"La défense qu'ils utilisent fonctionne. Ils verrouillent tout très haut autour du périmètre. Les gars ne regardent même pas la ligne à 3 points. Quand je reçois le ballon dans des positions que j'affectionne, Patrick Beverley, une peste, se colle à moi. Je pourrais clairement shooter par-dessus lui à chaque fois si on est en situation de un contre un. Mais l'un de leurs gars décroche et vient aider. Du coup, il y a un gars qui est là à attendre que je pose un dribble. Si je le faisais, je réussirais sans doute 43% de mes tirs dans cette situation. Mais ça ne va pas influer sur l'issue du match pour nous, parce que notre jeu est fluide et que tout le monde touche le ballon, shoote et score. Je ne vais perturber ça juste parce que je veux me faire un petit défi avec Patrick Beverley. Je suis Kevin Durant. Vous me connaissez tous".

"J'ai déjà eu droit à ce type de défense. J'ai vu toutes les sortes de défense. L'aide constante quand je drive, le fait qu'on touche la balle quand je suis en train de dribbler, les deux gars qui se ruent sur moi... C'est de cette manière que j'ai appris à passer la balle et à être patient avant de la réceptionner. Parfois, je dois juste me mettre en place et créer de l'espace pour pouvoir faire ce que j'aime. Dans cette série, c'est curieux. Le gars le plus petit a l'avantage en quelque sorte. On connaît tous l'histoire de David et Goliath. Cette histoire est présente dans l'esprit des gents. Sur le terrain, les arbitres ont aussi ça en tête et vont l'avantager un peu. Quand il court vers moi comme un pitbull, m'attrape, me tient, ça ne me dérange pas. C'est comme qu'il gagne sa vie et nourrit sa famille. Mais si je veux lui répondre, il faut me laisser faire et nous laisser jouer. Je me suis pris quatre ou cinq fautes offensives comme ça. Sur chaque possession, je me demande comment être plus efficace tout en évitant les fautes offensives".