114 DET
120 MIN
116 BOS
106 DAL
116 NOP
122 HOU
109 SAS
113 MEM
108 GSW
122 UTA
98 LAC
88 TOR

Les Lakers montent déjà en puissance

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Les Los Angeles Lakers ont pris la première place de la Conférence Ouest en battant les San Antonio Spurs (103-96) hier soir.

Toutes les équipes de LeBron James sont scrutées en permanence. Et le moindre petit grain qui fait dérailler la machine est exposé. C’est le cirque au quotidien. Alors la sonnette d’alarme avait déjà été tirée après la défaite des Los Angeles Lakers contre leurs rivaux les Clippers le soir de l’ouverture de la saison. Les médias US s’étaient précipités sur le cadavre encore chaud pour établir un constat très hâtif : cette équipe n’a pas l’étoffe d’un candidat au titre. Deux semaines plus tard, la donne a changé.

Forts de leur cinquième succès de suite, le dernier en date contre les San Antonio Spurs cette nuit (103-96), les Californiens sont désormais seuls en tête de la Conférence Ouest. C’est simple, ils n’ont plus perdu depuis le premier soir de la saison. Et même les Clippers sont désormais relégués au second rang avec cinq succès en sept manches contre cinq en six rencontres pour les Lakers. La saison est encore longue et la domination des mauves et ors n’est pas écrasante. Mais il y a une alchimie intéressante qui se développe au sein du groupe de Frank Vogel.

Anthony Davis et LeBron James déjà au top

Ça commence avec le duo formé par Anthony Davis et LeBron James. D’ailleurs, comme dans quasiment toutes les équipes de la ligue, tout part des superstars. Aux Lakers, elles s’entendent très bien. A.D. et LeBron avaient envie de jouer ensemble – c’est pour ça que Davis a forcé son transfert vers Los Angeles – et ça se sent sur le parquet. Ils se trouvent déjà bien. Avec chacun un rôle défini : James s’occupe de la création et son jeune coéquipier de la finition. Des missions parfaitement adaptés à leurs atouts. Du coup, le King enchaîne les triples-doubles : déjà deux de suite après avoir posté 21 points, 11 rebonds et 13 passes contre les Spurs cette nuit. Davis a pour sa part fini meilleur marqueur des siens avec 25 points.

Un peu à l’image de l’équipe, le tandem fonctionne à merveille et ça tire les Lakers vers le haut. Surtout qu’il y a encore de la marge pour progresser. Vogel ne fait quasiment pas jouer ses deux stars sur pick-and-roll. L.A. est l’une des équipes qui jouent le moins sur ce schéma – autant pour le porteur de balle que pour celui qui joue l’écran – depuis le début de la saison. C’est peut-être une arme redoutable qu’il garde pour la suite de la saison, voire pour les playoffs.

Les Los Angeles Lakers ont encore de la marge de progression

Redoutable parce que LeBron James est très efficace sur pick-and-roll grâce à sa puissance et surtout à sa vision du jeu. Anthony Davis est lui dévastateur sur ce système en raison de son aptitude à rapidement rouler vers le cercle pour ensuite décoller en cas de passe lobée. Mais l’intérieur n’est pas vraiment enclin à jouer pivot et les Angelenos peuvent difficilement enchaîner les picks-and-roll quand un autre grand prend de l’espace dans la raquette. C’est tout de même une option intéressant pour les fins de rencontre. En attendant, le coach offre beaucoup de post-ups à Davis. Hormis les Philadelphia Sixers pour Joel Embiid, aucune équipe ne donne autant de ballons pour des possessions dos au panier. Sauf que les Los Angeles Lakers sont beaucoup plus efficaces – l’équipe la plus prolifique en NBA même – dans cette situation.

Davis et James ne suffiront cependant pas à mener cette formation au bout à eux seuls. Comme le disait Kobe Bryant, « le plus important, c’est ce qu’il y a autour du duo. » Tout apport extérieur aux deux superstars est donc du bonus. Souvent, c’est Danny Green qui assure le rôle de troisième homme. Le double champion NBA est en forme depuis le coup d’envoi de la saison. Il converti par exemple 48% de ses tentatives derrière l’arc. C’est exactement ce qui lui est demandé : mettre dedans à trois-points quand ses leaders sont défendus de près. Avery Bradley est aussi assez tranchant avec plus de 10 points par match à 51% aux tirs et 35% à trois-points. Sans oublier évidemment la renaissance de Dwight Howard.

Dwight Howard, facteur X inattendu

 

Dwight Howard

L’ancien All-Star a été le facteur X du match contre San Antonio. Sorti du banc, il a posté 14 points et 13 rebonds en seulement 20 minutes. Et à 7 sur 7 aux tirs ! C’est déjà le deuxième double-double à 100% de réussite pour D12 cette saison. Il avait inscrit 16 points à 8 sur 8 avec 10 rebonds contre les Charlotte Hornets la semaine dernière.

« J’essaye juste d’apporter de l’énergie et de faire des efforts. James et Davis vont s’occuper du scoring donc mon boulot est d’essayer de corriger les petites erreurs. Et en défense, je dois être agressif, forcer les adversaires à prendre des tirs difficiles. Je m’amuse », confie le vétéran.

Dwight Howard était encore un paria il y a quelques semaines. Indésirable après plusieurs échecs consécutifs dans différentes franchises. Les Los Angeles Lakers lui ont donné une chance. Il la saisit et il tire le maximum de cette opportunité jusqu’à présent.

« Dwight Howard a été énorme », avouait James après le match de la nuit. « Il l’a été chaque minute qu’il a joué. Il a chopé des rebonds, il nous a donné des possessions supplémentaires, il a fait le boulot en défense. Une superbe performance, à l’ancienne. »

Le contrat d’Howard n’est pas encore garanti pour l’intégralité de la saison. Mais s’il continue comme ça, l’organisation mythique aura trouvé un joueur capable de faire la différence là où on ne l’attendait pas. D’ailleurs, dans son sillage, et celui d’un James retrouvé de ce côté du parquet, les Lakers s’imposent comme l’une des meilleures défenses en NBA. Seulement 96 points encaissés sur 100 possessions. Aucune équipe ne fait mieux. Et il paraît que la défense fait gagner des titres… James et ses partenaires en sont encore loin. Mais leur début de saison est très encourageant.