L’avenir appartient aux Pelicans

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

En plus du premier choix et du phénomène Zion Williamson, les Pelicans peuvent mettre la main sur une autre superstar de la draft en transférant Anthony Davis.

David Griffin, fraîchement nommé à la tête des New Orleans Pelicans, est un sacré petit veinard. Son cadeau de bienvenue ? Le premier choix de la draft. Peut-être le first pick le plus important depuis… 2012. Et à l’époque, les Pels avaient déjà hérité du gros lot. En effet, ce n’est pas n’importe quel pick sur lequel Griffin a mis la main. Celui qui mène à Zion Williamson. Un prospect à la hype quasiment sans précédent – explosion des réseaux sociaux oblige. Le dirigeant est même un vrai chanceux. C’est déjà son quatrième premier choix en comptant ceux qu’il avait obtenu à l’époque où il squattait l’organigramme des Cleveland Cavaliers. Soit en tant qu’assistant GM, soit en tant que grand chef de la franchise.

Zion sera donc un joueur des Pelicans. Et l’organisation a donc désormais toutes les raisons pour enfin accéder à la requête d’Anthony Davis. L’intérieur All-Star veut partir. Il l’a dit et répété. Ce n’est pas le résultat de la loterie qui va changer ses intentions. Il ne lui reste qu’un an de contrat (il a une option pour 2020-2021), c’est le moment de s’en séparer. Sept ans après son arrivée, c’est une page qui se tourne. Mais avec l’opportunité d’en écrire une autre, peut-être même encore plus brillante.

En effet, l’organisation est en position pour frapper fort. Elle peut, avec un transfert de Davis, lorgner avec insistance sur le troisième pick des New York Knicks. Voire le quatrième des Los Angeles Lakers. Ce sont là les deux destinations préférentielles d’A.D. Un échange semble donc plus que bienvenu pour toutes les parties impliquées dans cette affaire. Le but pour New Orleans ? Récupérer Ja Morant ou R.J. Barrett.

Les deux prospects sont attendus en deuxième et troisième position de la prochaine draft – selon la décision que prendront les Memphis Grizzlies, titulaires du deuxième pick. Ils n’ont peut-être pas la hype de Zion Williamson mais ils sont aussi tous les deux très, très forts. Les performances de l’extra-terrestre de Duke les a légèrement relégués au second plan – surtout Barrett – mais ils restent deux jeunes talents très intéressants.

Morant était un sophomore de la petite université de Murray State. Il a claqué 24 points, presque 6 rebonds et 10 passes de moyenne cette saison ! Un meneur scoreur-passeur explosif qui a fait lever les foules, et les scouts, toute l’année. Son triple-double lors du premier match de la March Madness avait aussi marqué les esprits. Barrett n’est pas en reste. Il était considéré comme le joueur le plus talentueux de sa promotion avant que Zion, son coéquipier à Duke, soit propulsé au rang de phénomène. Le Canadien postait quand même plus de 22 points, 7 rebonds et 4 passes tout en jouant à ses côtés ! C’est potentiellement un futur très bon.

Ce qui rend l’opportunité encore plus intéressante, c’est que les deux garçons connaissent bien Williamson. Barrett l’a donc côtoyé à la fac et ils s’entendaient plus que bien. Ils sont devenus amis. Mais Morant a aussi déjà joué avec lui ! Ils fréquentaient la même équipe AAU. Pour les New Orleans Pelicans, c’est donc une occasion de former un duo qui s’entend bien sur le terrain mais aussi en dehors. Quoi de plus excitant ? De la jeunesse, du spectacle, du talent et même des revenus marketing bien juteux qui s’annoncent. Pas mal pour une franchise qui a rarement enthousiasmé les foules.

Les Knicks sont probablement la première cible de la franchise. Autant piocher le plus haut possible. Et 3 reste devant 4. New York peut éventuellement inclure Frank Ntilikina, qui n’a visiblement jamais vraiment eu la confiance de l’organisation. En tout cas pas à 100%. Les Lakers vont justement devoir gonfler leur offre pour gagner les enchères. On suppose que Lonzo Ball ou Brandon Ingram seront proposés en plus du pick (Ingram si les Grizzlies prennent Barrett, Ball s’ils choisissent Morant ?). Un trio Ball-Barrett (ou Culver)-Zion ou Morant (ou Culver)-Ingram-Zion, avouez que ça en jette, non ? De quoi faire fantasmer à un mois et des poussières de la draft. Ça fait déjà rêver les Pelicans. Rêver d’un avenir doré et glorieux. D’un avenir qui leur appartient.