Paul Pierce se lâche sur Ray Allen et Deron Williams

Paul Pierce a accordé un entretien choc à ESPN, où Ray Allen et Deron Williams en prennent pour leur grade. The Truth a parlé.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Paul Pierce a tenu à rappeler pourquoi on le surnommait "The Truth". Si à l'époque Shaquille O'Neal l'avait décrit en ces termes pour louer son talent, le sobriquet est resté pour symboliser le franc parler et l'honnêteté de l'ancien ailier des Celtics. Dans un entretien accordé par ESPN, celui qui évolue actuellement avec les Washington Wizards s'est lâché, notamment sur certains de ses anciens partenaires à Boston et à Brooklyn. Voici les meilleurs passages de cette sortie savoureuse, au cours de laquelle on a appris que "P-Double" mettrait un terme à sa carrière au terme de la prochaine saison.

"Le Big Three c'était KG, moi et Sam Cassell"

"A Boston, nous avions une relation bizarre. On était tous potes sur le terrain, mais Ray faisait toujours son truc dans son coin, c'est comme ça qu'il est. Parfois on voulait dîner ensemble avec toute l'équipe mais Ray ne se pointait pas. On allait tous à ses événements caritatifs, mais lui n'allait jamais à ceux des autres. Je lui ai déjà reproché ça à l'époque." "Je me souviens que quand Rondo a prolongé à Boston, on a organisé un petit dîner et Ray n'est pas venu. Il n'aimait probablement pas beaucoup Rajon, mais ce n'était pas la question. On n'est pas obligé d'aimer tous ses coéquipiers, mais il faut leur montrer du soutien quand on peut. Rajon n'aimait pas beaucoup Ray non plus, mais il allait quand même aux événements qu'il organisait". "Même l'année où on a gagné le titre, on a voulu se réunir avec les anciens, Kevin Garnett, Sam Cassell et Ray. Encore une fois, il n'est pas venu. De bien des manières, le Big Three c'était plutôt KG, moi et Sam. Au final, on se disait juste que Ray était comme ça. Il n'y a pas de rancoeur mais tout le monde en a fait un plat lorsqu'on a arrêté de se parler parce qu'il avait rejoint Miami. Mais il n'y avait pas grand chose à dire".

"Brooklyn, c'était horrible. Des vétérans qui ne voulaient ni jouer, ni s'entraîner"

"A Brooklyn, c'était horrible. C'était l'attitude des gars le problème. Ce n'est pas comme si on était entouré de jeunes joueurs. Il y avait des vétérans qui ne voulaient ni jouer, ni s'entraîner. Je regardais ça et je me demandais ce que c'était que ce truc. Kevin et moi on devait constamment aller les chercher pour l'entraînement. Sans nous, ce groupe aurait explosé et l'équipe n'aurait pas été jusque-là". Avant que j'arrive chez les Nets, Deron Williams ressemblait à un candidat potentiel au titre de MVP. Mais une fois qu'on a commencé à jouer ensemble, j'ai eu le sentiment que ce n'était pas ce qu'il voulait être. Il a été soumis à beaucoup de pression à Brooklyn et c'était la première fois pour lui qu'il avait une telle exposition. Les médias dans l'Utah ne sont pas les mêmes qu'à New York et ça peut atteindre certains joueurs. Je pense que tout ce qui s'est dit sur lui l'a touché". "Joe Johnson est quelqu'un de calme, il ne parle pas beaucoup et ne veut pas qu'il y ait trop d'attention sur lui non plus. KG et moi attendions que les cadres de l'équipe nous aident à pousser ce groupe mais au final on a tout fait seuls".

"Je devrais frapper Otto Porter"

"Je parle beaucoup à John Wall et à Bradley Bral de préparation mentale et de constance. Je leur répète qu'ils doivent réfléchir sérieusement : 'Est-ce que vous voulez être bons ou est-ce que vous voulez être grands ? Parce que si vous choisissez la deuxième option, il faut le faire tous les soirs, pas juste quand vous en avez envie'. Ils ont tous les deux le potentiel pour être grands et je les adore. Mais parfois je ne suis pas sûr qu'ils réalisent ce que devenir un grand joueur requiert". "Otto Porter est un autre gamin qui ne sait pas à quel point il est bon. Il sait shooter, slasher, défendre... Je ne suis simplement pas certain qu'il veuille à tout prix le faire chaque jour. Il a besoin de s'énerver. S'il arrivait à l'entraînement et aux matches en étant remonté, il irait parfaitement bien. Sauf qu'il est très difficile de l'énerver. Je devrais le frapper un jour, juste pour le faire sortir de ses gonds". "J'ai eu mon heure, elle est passée. La prochaine saison sera ma dernière. Mon seul regret, je le dis toujours, c'est de ne pas avoir pu jouer contre LeBron James quand j'étais à mon meilleur niveau. J'aurais aimé voir combien de championnats il aurait gagné..."

La punchline gratuite

La NBA vient tout juste de signer un contrat avec Pepsi. Ce n'est pas pour ça que Pierce va mentir à propos de ses habitudes en termes de boissons... "Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'en ai bu. Pour moi, ça a un goût d'acide". 
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