88 ORL
120 CHA
131 MIN
123 CLE
123 UTA
124 GSW
107 BKN
105 NYK
113 TOR
101 BOS
131 MEM
117 ATL
149 NOP
129 SAC
118 MIL
101 IND
108 LAC
92 OKC

Qui sont les vrais boss en playoffs ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

S’il y a bien un moment où il faut hisser son niveau de jeu, c’est pendant les playoffs NBA. Les grands y écrivent les lignes de leur légende, les plus faibles ternissent leur réputation et les joueurs décisifs vont gratter des zéros sur leur bulletin de paie.

Khris Middleton (Milwaukee Bucks)

C’est Giannis Antetokounmpo qui truste les premières places des tops 10, vend des maillots ou plante la petite claquette décisive cette nuit. Mais loin de la gloire, des strass et des paillettes, Khris Middleton porte ses cojones. 25,5 points, 61% aux tirs, 62% à trois-points, 6,5 rebonds, 4 passes, des quantités de paniers importants – celui-là est chaud – et des moves propres. Efficaces. Bonhomme.

Jaylen Brown (Boston Celtics)

En voilà un qui saisit pleinement l’opportunité laissée par l’absence de Kyrie Irving. Pour ses deuxièmes playoffs NBA, Jaylen Brown, 21 ans, s’impose comme le boss des Celtics. Déjà deux sorties à plus de 30 points. Il est le plus jeune joueur de Boston à claquer autant de pions à ce stade de la compétition. 23,8 pts en moyenne après quatre rencontres avec aussi 5,3 rebonds, 51% aux tirs et 46% à trois-points. Que ça pousse vite ces machins-là.

LeBron James (Cleveland Cavaliers)

En même temps, qui d’autres ? Seuls deux autres joueurs de Cleveland – J.R. Smith et Kevin Love – tapent les dix points par match…

Bojan Bogdanovic (Indiana Pacers)

Avec son 22-5-5, Victor Oladipo pouvait évidemment prétendre au statut. Mais Bojan Bogdanovic est peut-être l’homme le plus déterminant de la série. Quand le Croate marque de plus 15 points, son équipe gagne. Soit deux fois depuis le début des playoffs NBA. Entre sa défense sur le King et ses tirs d’extra-terrestres dans le Game 3, le vétéran fait le boulot. Il va falloir qu’il pète la baraque lors du prochain match pour qu’Indiana se remette sur les bons rails.

DeMar DeRozan (Toronto Raptors)

Logique. Mais ça a été souvent si peu le cas en playoffs qu’il est important de souligner les performances de DeMar DeRozan. Il envoie. Dans tous les sens. 28 points à 44% aux tirs mais aussi 39% à trois-points malgré quatre tentatives de loin par rencontre. Il se modernise. 4 rebonds et 5 passes en prime. Par contre, un différentiel neutre un peu plus intrigant. Scorer, c’est bien. Peser, c’est mieux.

DeMar DeRozan Raptors NBA

John Wall (Washington Wizards)

On va reprendre du Marcin Gortat : « quand il fait attention à ses coéquipiers, John Wall est le meilleur meneur de la ligue. » Bon, le Polonais se touche un peu sur la hiérarchie des point guards NBA mais tranquille. L’idée est là. John Wall régale avec presque 27 points et 13 passes par match. Même ses camarades commencent à le kiffer.

Ben Simmons (Philadelphia Sixers)

Alors autant Ben Simmons a peut-être un an pour bosser avec des entraîneurs NBA et tout le tralala, autant il découvre seulement l’atmosphère des playoffs. Il n’avait même pas joué la March Madness à la fac ! Impressionné ? Pas du tout. 19,3 points, 10,8 rebonds et 9,8 passes. Dans le plus grand des calmes. Le plus grand des calmes.

Hassan Whiteside (Miami Heat)

Non, on déconne.

Dwyane Wade (Miami Heat)

36 balais et Dwyane Wade donne encore des leçons dans le money time. D’abord dans le Game 2 (28 points en 26 minutes) puis dans le Game 4. Ses paniers décisifs n’ont pas suffi ce soir-là mais le triple champion NBA était le seul à porter son équipe. 18 points par match en à peine 24 minutes. D’ailleurs, c’est peut-être parce que c’est lui le patron, ce qui n’est pas censé être le cas à son âge, que le Heat se plante. No offense.

Klay Thompson (Golden State Warriors)

OK, en vrai, c’est Kevin Durant. Mais les Warriors ont gagné les trois matches au cours desquels Klay Thompson était insolent d’adresse et ils ont perdu le seul où il s’est troué. Pas un hasard. Klay à ce moment de la saison, c’est toujours la Champion’s League : 22 pions, 53% aux tirs, 57% à trois-points.

Klay Thompson

LaMarcus Aldridge (San Antonio Spurs)

Il va peut-être falloir penser à le rebaptiser « franchise player » des Spurs, non ? Kawhi Leonard n’a pas l’air prêt de rejouer avec les éperons. En attendant, LaMarcus Aldridge s’est fait greffer une paire.

Clint Capela (Houston Rockets)

Choix compliqué mais vu que James Harden en a vraiment rien à secouer de jouer au premier tir (40% aux tirs, un différentiel à peine positif), autant choisir Clint Capela. Le Suisse étouffe Karl-Anthony Towns, colle un gros double-double (13 et 13) et son équipe cartonne à chaque fois qu’il est sur le terrain (+7). La définition du patron, non ?

Derrick Rose, Jeff Teague, Andrew Wiggins et Jimmy Butler (Minnesota Timberwolves)

Un tarif de groupe pour quatre louveteaux. Derrick Rose montre qu’il est toujours un joueur de basket, Jeff Teague domine presque Chris Paul, Jimmy Butler est vraiment bon et Andrew Wiggins est efficace pour la première fois de sa carrière. Chapeaux, messieurs.

C.J. McCollum (Portland Trail Blazers)

25 points, 52% aux tirs, 42% à trois-points. Non, ce ne sont pas les stats de Damian Lillard mais bien celles de C.J. McCollum

Jrue Holiday (New Orleans Pelicans)

Théorie : des aliens ont enlevé Jrue Holiday avant le début des playoffs. Après quelques expériences, ils ont modifié son ADN. Le meneur revient, claque 28 points par match en brisant des reins, des mamans, des espoirs, des carrières et rabaisse Jusuf Nurkic tout en déprimant Damian Lillard. Trop de violence.

Jrue Holiday

Ricky Rubio (Utah Jazz)

Incroyable mais vrai : Ricky Rubio avait joué autant de matches de playoffs que Donovan Mitchell avant le Game 1 contre le Thunder. Incroyable mais vrai : Ricky Rubio a fait gagner une rencontre importante en plantant des tirs extérieurs. 20-8-8 depuis le début de la série. Mais paraît que Russell Westbrook va calmer tout ça au prochain match…

Paul George (Oklahoma City Thunder)

Ces playoffs NBA suffiront peut-être à convaincre Paul George que son avenir ne s’écrit pas au Thunder. Ou comment potentiellement sortir au même stade que l’an dernier (le premier tour – mais attention, c’est loin d’être terminé) tout en claquant les mêmes stats : 25 points, 45%, 48% à trois, 6 rebonds.