Ray Allen est Monsieur Game 7

Ray Allen a battu un nouveau record dans ces finales en devenant le joueur ayant disputé le plus de matches 7 en playoffs. Jesus est éternel...

FX RougeotPar FX Rougeot | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Ray Allen est Monsieur Game 7
Décisif dans le match 6 (si on voulait forcer le trait, on pourrait dire que son trois-points méritait à lui tout seul le titre de MVP des finales...), Ray Allen a établi un nouveau record jeudi dernier, le soir de son deuxième titre NBA (pour la photo souvenir, c'est ici). Ce match était en effet le onzième Game 7 dans la carrière éternelle de Jesus Shuttlesworth, le seul joueur du Heat à avoir déjà disputé un match 7 des finales avant l'épilogue de jeudi dernier. Au terme d'un match correct (0 pt à 0/4, mais de précieuses fixations sur deux trois-points de Shane Battier), Ray Allen a ainsi dépassé la légende Bill Russell, qui avait comme lui disputé - et remporté - 10 matches couperets avant le succès floridien. Le destin aime envoyer des signes : c'est Russell himself qui a tendu le trophée de MVP des Finales (qui porte son nom) à LeBron James, sous les yeux de Ray Allen, ancien Celtic comme lui. Au passage, on ne peut s'empêcher de se dire que l'instant est cruel pour les fans des Celtics, qui, en même temps qu'ils voient leur ancien sniper soulever le trophée de champion sous le maillot de l'ennemi floridien, se demandent sans doute où va leur franchise, entre le départ de Doc Rivers, ceux très probables de Kevin Garnett et Paul Pierce, et le flou qui entoure l'état de forme du chef d'orchestre Rajon Rondo, dont le retour est espéré la saison prochaine.

Le shoot le plus clutch depuis Jordan en 98

Pour Ray Allen, "Monsieur efficacité", le contrat est en tout cas rempli. Il voulait une deuxième bague à bientôt 38 ans (il les aura le 20 juillet), il l'a. Il voulait briller avec le Heat, et son shoot à trois-points aérien (son seul tir primé du match...), sans doute le tir le plus clutch depuis celui de Michael Jordan face au Jazz en 1998, restera l'image de son passage au Heat, et l'image de la saison de Miami, tant il a totalement renversé la physionomie des finales. [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=nFQy-qmyotc&feature=player_embedded[/youtube]  
« C'est un tir dont je me souviendrai longtemps. Des tirs, j'en ai mis beaucoup, mais celui-là a sa place tout en haut, vu le contexte. J'étais très heureux de le voir rentrer, mais en même temps, je m'attendais à ce qu'il rentre », confiait le héros à Gary Washburn, du Boston Globe.
On n'ira pas jusqu'à dire que sa dixième campagne de playoffs (dont la moitié avec Boston) aura été transcendante (10,2 pts à 43%, 2,8 rbds et 1,3 assist en presque 25 minutes), parce que sa série contre Indiana fut plutôt préoccupante (7,1 pts à 30,8%), mais Ray Allen n'a pas dérogé à sa réputation de tueur au sang-froid. Dans une finale où, dans le camp d'en face, un autre sniper s'est distingué avant de s'éteindre (Danny Green aura même chipé un record au "maître"), le meilleur shooteur à trois-points de l'histoire a répondu présent quand le Heat a eu le plus besoin de son "killer instinct", avec un sang-froid que très très peu de joueurs sont capables d'afficher dans la ligue (James, Duncan, Kobe, Durant...). Notons que sur les deux saisons de son contrat au Heat (Allen a une option sur la prochaine), le Californien coûte "seulement" 6,3 millions à la franchise floridienne. Joli rapport qualité/prix...
"Il a de la glace dans les veines", résumait un LeBron James admiratif, dans les colonnes d'ESPN.
[superquote pos="d"]Ray Allen est sans aucun doute le role-player ultime[/superquote]Ray Allen est d'ailleurs sans aucun doute le role-player ultime, la plus discrète des stars, le genre de joueur - et c'est une rareté - qui ne recherche pas la lumière, sinon celle, éternelle, de la victoire. Dans les matches 7, le 5ème choix de la draft 1996 aura également souvent goûté à la victoire : son bilan est de 7 victoires pour 4 défaites, l'intéressé confiant au Boston Globe avant le match décisif contre San Antonio que sa pire désillusion aura été ce match perdu sur le parquet des Lakers, lors des Finales 2010. En inscrivant LE shoot de sa carrière dans le match 6, Ray Allen a forcé un match 7 à la force de son poignet, offrant au Heat la possibilité de réussir le back-to-back. Le plus flippant dans tout ça, c'est que Ray Allen n'est même plus surprenant. Comme quoi, on s'habitue même à l'excellence...  

Les 11 matches 7 dans la carrière de Ray Allen :

PLAYOFFS 2001

  • 20 mai, demi-finale : Charlotte - Milwaukee 104-95 (W 3-4); Allen : 28 pts à 10/18, 6 rbds, 5 assists et 4 TO en 46 min.
  • 3 juin, finale de conf' : Philadelphie - Milwaukee 108-91 (L 3-4); Allen : 26 pts à 8/18, 2 rbds et 6 assists en 37 min (Allen Iverson : 44 pts).
  [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=t3fsdocSKt0[/youtube]  

PLAYOFFS 2008

  •  4 mai, 1er tour : Boston - Atlanta 99-65 (W 4-3); Allen : 7 pts à 3/12, 3 rbds, 1 assist et 0 TO en 30 min.
  • 18 mai, demi-finale : Boston - Cleveland 97-92 (W 4-3); Allen : 4 pts à 1/6, 0 rbd, 1 assist et 1 TO en 29 min.
  [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=F5gKTr038Zc[/youtube]  

PLAYOFFS 2009

  •  2 mai, 1er tour : Boston - Chicago 109-99 (W 4-3); Allen : 23 pts à 6/14, 7 rbds, 3 assists et 0 TO en 35min.
  [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=MqHoerdW_kg[/youtube]  
  • 17 mai, demi-finale : Boston - Orlando 82-101 (L 4-3); Allen : 23 pts à 9/18, 4 rbds, 3 assists et 1 TO en 41 min.

PLAYOFFS 2010

  • 17 juin, finale : Boston - Los Angeles 79-83 (L 3-4); Allen : 13 pts à 3/14, 2 rbds, 2 assists et 4 TO en 45 min.
  [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=QWA82W3ez4s[/youtube]  

PLAYOFFS 2012

  •  26 mai, demi-finale : Boston - Philadelphie 85-75 (W 4-3); Allen : 11 pts à 3/11, 4 rbds, 0 assist et 0 TO en 37 min.
  •  9 juin, finale de conf' : Boston - Miami 88-101 (L 3-4); Allen : 15 pts à 5/11, 3 rbds, 1 assist et 2 TO en 38 min.
[youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=ltTAZ_OF4aM[/youtube]  

PLAYOFFS 2013

  • 3 juin, finale de conf' : Miami - Indiana 99-76 (W 4-3); Allen : 10 pts à 3/6, 3 rbds, 1 assist et 1 TO en 21 min.
  • 20 juin, Finale : Miami - San Antonio 95-88 (W 4-3); Allen : 0 pt à 0/4, 4 rbds, 4 assists et 3 TO en 19 min.
A suivre ?
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