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La gestion du cas Royce White fait de nouveau débat en NBA

Alexis RabutéPar Alexis Rabuté Publié

La santé mentale d’un joueur NBA n’a pas toujours été bien gérée. Le cas Royce White aux Houston Rockets fait de nouveau débat.

Si Royce White était arrivé en NBA cette saison, aurait-il eu plus de chances de faire carrière ? La question reste en tout cas posée au vu des récents évènements qui ont touché la ligue.

DeMar DeRozan, Kevin Love, Kelly Oubre Jr : tant de joueurs qui ont récemment confessé avoir eu des soucis psychologiques. La santé mentale devient un sujet réellement mieux traité en NBA, davantage que dans le passé.

Drafté en 16e position de la draft 2012, Royce White représentait alors un vrai prospect pour les Houston Rockets. Cependant, victime d’hyper-anxiété, le joueur n’a jamais réellement exploité son potentiel en NBA.

Cela se manifestait notamment par une impossibilité de prendre l’avion et donc de parcourir les longues distances qui séparent la plupart des villes. Face à cette situation, l’attitude de Houston (et plus globalement de la NBA) pose question.

« J’ai suggéré aux Rockets de collaborer avec les médecins pour un plan concernant mes troubles de l’anxiété », révèle White. « La réponse que j’ai eu, c’est que cette politique pour moi était impossible. On m’a dit qu’il aurait fallu beaucoup de temps aux 30 propriétaires pour s’accorder sur une telle mesure. Car si les Rockets le faisaient, toute la ligue aurait dû accepter. »

Ne voulant pas ouvrir la porte à d’autres procédures liées aux problèmes mentaux, les Rockets ont refusé de nombreuses alternatives. L’intérieur a notamment proposé de faire certains voyages en bus. Une suggestion jugée comme un « contournement illégal » par la ligue.

Pour le premier match de la présaison, Royce White a tout de même souhaité se déplacer ainsi. Face à un joueur qui comptait braver l’interdiction, Houston l’avait alors enlevé de la feuille de match pour prévenir tout problème. La franchise aurait reçu des menaces d’amendes (allant jusqu’au million de dollars) et d’autres sanctions en tout genre.

« Il y avait des peurs de créer un précédent. Des peurs que certains joueurs simulent
des maladies mentales pour être payé sans jouer. On me l’a dit », confie White. « Il y avait globalement un scepticisme général concernant l’étude de la santé mentale. »

Par la suite, il a tout de même révélé que les Rockets n’ont pas toujours agi de manière classe avec lui. Lors de la draft, il avait préparé un dossier pour ajouter des clauses dans son contrat, afin de prendre en compte ce qu’impliquaient de tels problèmes psychologiques. Après l’avoir drafté, le GM Daryl Morey aurait malgré tout prétendu ne pas être au courant de ces soucis.

Cette saison, la parole se libère peu à peu à ce sujet. Il faut espérer que la NBA prenne définitivement cette problématique en compte.