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C’est ça le Westbrook qu’on veut voir !

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Russell Westbrook est redevenu lui-même : un joueur brutal, impulsif, égoïste mais finalement déterminant sur les succès de son équipe.

Le Oklahoma City Thunder va mieux. Beaucoup mieux. Avec la victoire engrangée en express contre les Toronto Raptors, cadors de l’Est, cette nuit, la franchise a décroché son sixième succès de suite. Une belle série, encore plus impressionnante ramenée sur quinze matches : 12 victoires, 3 petites défaites. Un homme est au cœur de cette progression soudaine. Et comme souvent à OKC, c’est Russell Westbrook.

Le MVP est absolument injouable depuis plusieurs semaines. Jugez plutôt ses stats : 26,3 points, 9,6 rebonds et 10,7 passes sur les quinze rencontres en question. Proche de son triple-double de moyenne. C’est encore plus parlant sur les six matches de suite gagnés par le Thunder. Là, les chiffres grimpent à 30 points, 8,3 rebonds et 10,3 passes. Avec surtout un excellent 56% aux tirs et 40% à trois-points. Du jamais vu pour Russ. Mais s’il joue aussi bien en ce moment, c’est justement – paradoxalement – arrêté de réfléchir. Westbrook fait du Westbrook, et évidemment ça marche.

« Je pense que le fait que Russ joue simplement son jeu, sans essayer de déléguer à Paul (George) ou moi, le rend plus efficace. On sait ce qu’il apporte, on le comprend et on l’accepte. Il a juste à se relaxer et faire ce qu’il fait de mieux. On a besoin de ce Russ là. Pas celui qui délègue. C’est à nous de nous adapter », admet Carmelo Anthony.

Une belle déclaration et un beau geste de la part d’un Melo qui a souvent eu du mal à laisser les commandes à quelqu’un d’autre que lui-même. A vrai dire, il ne l’avait même jamais fait avant d’être transféré à Oklahoma City. Mais il prend de l’âge et, avec le recul, est mieux à même de cerner ce qui est dans l’intérêt de l’équipe.

Car quand Russell Westbrook brille en pensant d’abord à lui-même, c’est, encore une fois paradoxalement, toute l’équipe qui est tirée vers le haut. Les autres stars – George et Anthony – profitent eux des brèches énormes créées par le meneur All-Star pour gonfler leurs compteurs. PG a par exemple inscrit 33 points cette nuit.

Westbrook a d’abord tenté de s’adapter à ses nouveaux coéquipiers. Mais comme le cas de Kevin Durant et Stephen Curry à Golden State le prouve, il est finalement préférable que l’habituelle première option garde son cap et laisse les autres autour trouver des solutions. Tout en effectuant évidemment quelques compromis. En tout cas, ça marche bien mieux comme ça pour OKC.