Ce n’était clairement pas le soir de Stephen Curry

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Terriblement maladroit et coupable d’un dunk raté dans les moments importants, Stephen Curry a passé une sale soirée à Houston hier.

Kevin Durant est fantastique depuis le début des playoffs. Le meilleur joueur du monde. Mais ses performances irréelles sont peut-être l’arbre qui cache la forêt pour des Golden State Warriors au-dessus du lot, certes, mais moins dominateurs que par le passé. Elles font par exemple oublier les déboires passagers de Stephen Curry. S’il n’est pas mauvais, le double-MVP est parfois à côté de la plaque. Notamment hier soir. Il a connu un match sans, surtout en comparaison avec ses standards habituels. Seulement 17 points à 7 sur 23 aux tirs lors de la défaite contre les Houston Rockets (121-126, après OT).

« Ce n’était juste pas ma soirée », commentait l’intéressé tout en s’efforçant de garder le sourire.

Curry n’a pas marqué le moindre panier dans le dernier quart temps. Idem en prolongation. Plus embarrassant encore, il a manqué une occasion de revenir à trois-points dans les toutes dernières secondes. Il avait pourtant un chemin grand ouvert vers le cercle. Plutôt que d’aller au layup, le meneur des doubles-champions en titre a tenté le dunk. Il a été recalé par l’arceau. Certainement pas son moment le plus glorieux. Un panier aurait pu entretenir un dernier espoir pour Golden State. Après ça, c’était fini.

Juste avant, il avait aussi manqué un layup ouvert.

Mais ses partenaires ne veulent pas l’accabler. Au contraire. Personne n’oublie qui est Stephen Curry.

« On sait de quoi il est capable », rappelait Draymond Green. « On ne s’attend pas à ce qu’il est de jour sans. Mais malgré ça, on a besoin que Stephen continue à être Steph. Qu’il continue à shooter, qu’il soit en difficultés ou non. Quand il est sur le terrain, ça ouvre des espaces pour tout le monde. Il a toujours un impact. On sait que ses tirs vont finir par rentrer. »

Et quand ses tirs rentrent, c’est généralement cuit pour les adversaires des Warriors. Green a raison : qu’il soit bon ou mauvais, Curry continue d’attirer l’attention de la défense soir après soir. Ses vis-à-vis le surveillent de près, parfois dès le milieu du terrain. Et ça facilite la vie de tous les autres joueurs. Maintenant, ce sont tout de même les Rockets en face. La deuxième meilleure équipe NBA. Et pour les battre, il faudra aussi un grand Steph à un moment ou à un autre.