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Vianney Salatchoum Batoba, passion balle orange

Barbara YouinouPar Barbara YouinouPublié

A 17 ans, le Camerounais Vianney Salatchoum Batoba veut se servir de l'expérience acquise lors du BwB pour voir plus loin.

Comme beaucoup de jeunes, Vianney Salatchoum Batoba était un passionné de foot avant d'accrocher avec la balle orange. A 17 ans, il n'y a encore que deux ans de basket dans les jambes, mais déjà une idée fixe : faire carrière. All-Star du 17e Basketball without Borders, "Joel Embiid m'a dit que lui-même de l'avait pas été" sourit-il, le jeune intérieur camerounais veut se servir de cette expérience  pour progresser. Et suivre "le" conseil donné par ses coachs : travailler, travailler, et encore travailler.

Comment avez-vous commencé le basket ?
J'ai commencé à y jouer au Cameroun il y a deux ans. C'est partie de rien, car au départ je jouais au foot. J'ai un oncle qui m'a dit "il faut faire du basket, tu es très grand". Lui était kiné de l'équipe nationale du Cameroun. Il y a un des coachs de l'équipe nationale qui vient de la même ville que moi. Il m'a récupéré, et j'ai commencé à aimer. Surtout quand j'ai suivi l'histoire de Luc Mbah a Moute, de Joel Embiid, et tous les autres.

En quoi ces exemples sont-ils une source de motivation ?
C'est une très bonne chose d'avoir ces exemples, car d'abord nous venons du même pays. Nous avons en quelque sorte la même culture, la même idéologie. Si ils ont pu le faire en travaillant, pourquoi pas moi ? J'ai fait des recherches sur eux, et j'ai pu voir que ça n'avait pas été facile pour eux. Çà ne l'a été pour personne. Ils sont là devant nous pour nous montrer l'exemple.

"Tirer le meilleur de cette opportunité"

Que leur avez-vous demandé comme conseils ?
Ce que j'ai d'abord demandé à Luc c’est comment cultiver le mental. Parce que j'en ai manqué durant le camp. Je pense améliorer ça avec tous les conseils qu'il m'a donné. On doit encore parler, et je vais essayer de tirer quelque chose de toutes ces informations.

Cela doit être une chance de pouvoir les côtoyer, tout comme les coachs présents...
Pour moi, c'est une expérience extraordinaire de pouvoir échanger avec eux. Cela ne fait que deux ans que je joue au basket. Certains y ont joué toute leur vie, et n'ont même pas pu en arriver là.  Je remercie dieu pour ça. C'est pourquoi je ne peux pas m'arrêter de travailler. Il faut que je tire le meilleur de cette opportunité. Je veux continuer, et je vais le faire.

Le fait de voir le basket africain se développer de plus en plus doit vous pousser encore plus ?
Oui. On voit que grâce à eux le basket se développe en Afrique. Je vais parler particulièrement du Cameroun. On a aussi Pascal Siakam qui vient d'être champion NBA. C'est un rêve pour l'Afrique. Avec Serge Ibaka, on a des exemples. C'est un élément qui apporte à notre volonté de vouloir continuer à travailler.

"On construit au fur et à mesure"

C'est aussi une fierté plus grande d'être Camerounais que de voir ces exemples ?
Pour moi c’est un vrai plaisir que de voir ces joueurs réussir en NBA en sachant qu'ils sont de mon pays. On parle du Cameroun de Joel Embiid, du Cameroun de Pascal Siakam. C'est une fierté.

Qu'est ce que ça vous inspire de voir qu'ils n'ont pas oublié d'où ils venaient ?
C'est quelque chose qui me frappe beaucoup. Çà montre que si nous parvenons à notre but, nous nous devrons de revenir aussi. On construit au fur et à mesure pour que d'autres avancent également. Le basket pourra ensuite devenir aussi populaire que le football. Je pense que c'est possible.

Cela passe par des événements comme ce Basketball without Borders ?
Oui tout à fait. Joel Embiid m'avait dit aussi que lui n'avait pas fait le all-star game, Pascal Siakam aussi. Je me suis senti vraiment heureux quand ils m'ont complimenté. Mais je compte m'appliqué encore davantage. Quand ils m'ont parlé, je me suis dit "donc ils me voient". Çà me donne le courage de travailler, de tout donner. C'est aussi ça que j'ai appris pendant ce camp; les valeurs de la vie.