
« Prends tes millions, mets ton ballon dans ton panier et juste tais-toi ». Voilà en quels termes une « chroniqueuse » de RMC, Juliette Briens, s’est permis d’interpeler Victor Wembanyama après ses déclarations sur l’ICE.
Le Français s’est en effet exprimé cette nuit sur les événements dans le Minnesota et la tristement célèbre police d’état chargée de l’immigration qui a abattu deux citoyens américains.
« Tous les jours, je me réveille, je regarde l'actualité, et je suis horrifié. Je trouve ça fou que certaines personnes puissent donner l'impression, ou laisser entendre, que le meurtre de civils puisse être acceptable », a notamment déclaré Victor Wembanyama.
Une sortie forcément largement commentée sur les réseaux, que ce soit par les défenseurs de la politique de Trump, qui ont condamné ses propos, ou par ceux qui partagent son avis. Chez ces derniers, certains lui reprochent de rester politiquement correct, Wembanyama ayant expliqué qu’il « préfère ne pas entrer dans trop de détails ».
Pourtant, la star des Spurs n’a pas hésité à dire qu’il était « horrifié » et surtout à qualifier les deux décès de « meurtre de civils ». Les mots ont un sens.
Quoi qu’il en soit, c’est une charge aussi violente que stupide, qui est venue de cette chroniqueuse de l’émission Estelle Midi. Digne du « Shut up and dribble » qu’une pseudo journaliste de Fox News avait lancé à LeBron James. On a donc eu droit à une petite musique bien nauséabonde et malheureusement très classique quand un sportif prend la parole.
« Prends tes millions, mets ton ballon dans ton panier et juste tais-toi ». Cette chroniqueuse nie donc le droit au sportif d’être un citoyen. Dans une époque où chaque personne peut décider d’avoir sa plateforme et être son propre média, elle réfute au sportif le droit de le faire. Le droit de faire exactement ce qu’elle a elle-même fait.
Car ne nous y trompons pas, ce n’est pas vraiment en spécialiste des questions politiques et sociétales qu’elle est invitée. Non, c’est une personne lambda, très lambda même, qui a force de vociférer a fini par se faire entendre. La radio sur laquelle elle intervient s’est construite sur le mythe que les auditeurs, en tant que citoyens, peuvent être des experts. Mais un sportif, lui aussi citoyen n’aurait pas le droit de s’exprimer ?
Et la suite ? Du whataboutisme totalement démago et gerbant. « Est-ce qu’il était horrifié quand Trump s’est fait tirer dessus ? Est-ce qu’il était horrifié quand Charlie Kirk s’est fait assassiner ? » Là encore, une petite musique aussi récurrente que nauséabonde. Juliette Briens était probablement horrifiée à ces moments-là. Est-elle horrifiée maintenant ?
Surtout, comment comparer ce genre de choses ? On parle là d’une police d’état qui abat des civils, dans une forme d’impunité totalement folle. Pas d’un (au choix) déséquilibré-activiste-extrémiste isolé. Non, on parle d’une structure émanant de l'État, d’une volonté politique, qui s’en prend, encore une fois, à des civils, et en toute impunité. Évidemment qu’on peut être encore plus horrifié par cela que par des actes isolés.
Bref plutôt que de me demander « comment comparer ce genre de choses ? », la vraie question, c’est « pourquoi ? ». Peu importe ce qu’on pense du niveau de cette personne, elle ne peut pas être suffisamment stupide pour croire que ces événements sont comparables. C’est évidemment sa volonté de créer du buzz, de faire une bouillie infecte de sophisme et d’amalgame afin de servir ses idées.
Rien de surprenant. Juliette Briens, militante d’ED, fait partie de celles et ceux chargés (ou qui se donnent comme mission) d’agrandir, voire d’exploser, les dimensions de la fameuse fenêtre d’Overton. Passée d’abord chez Hanouna (eh oui…), elle se distingue (désolé pour le terme) désormais sur le plateau d’Estelle Midi.
Entre autre exploit, elle avait publié en septembre dernier un tweet scandaleux caricaturant (à l’écrit) un accent étranger (sic au carré, désolé pour cette expression)… Les syndicats de RMC avait réclamé son éviction, ainsi que celle d’un ex-cadre de Reconquête. En vain. Visiblement ça ne gêne pas la direction, qui doit forcément y trouver son compte…
En tout cas, la suite du propos ne surprend en rien, on vous le met ci-dessous. Juste à noter qu’en tant qu’experte du sport, elle sait évidemment ce que doit être un sportif et quel est le rôle d’un Victor Wembanyama :
« T’es sportif, t’es là pour rassembler et il n’y a pas que des gauchos qui regardent le basket. »
Les gens de droite horrifiés par ce qui se passe à Minneapolis apprécieront. Car concrètement, elle explique indirectement que les non-gauchos ne peuvent pas se retrouver dans les mots de Wembanyama. Des mots qui ne relèvent pourtant pas d’un bord politique. Juste de l’humain.
En même temps, elle n’en est pas à sa première contradiction. Après tout, cette personne qui vit du fait de donner son avis sur tout et passe son temps à expliquer qu’on ne peut plus rien dire demande à une personne de ne pas exprimer son opinion et de se taire…
🏀 Déclarations de Wembanyama sur l'ICE
🎙️ @JulietteBriens : "Prends tes millions, mets ton ballon dans ton panier et juste tais-toi ! Est-ce qu'il était horrifié quand Charlie Kirk s'est fait assassiner ?! Ce qui se passe à Minneapolis est grave, c'est la guerre civile !" pic.twitter.com/ju7CzA4gBp
— Estelle Midi (@EstelleMidi) January 28, 2026
Je suis consterné par le fond, la forme, tout.
Tu peux même pas l’ignorer parce qu’en tant qu’en tant que personne publique, sa voix porte et qu’elle dilue cette parole pleine d’ignorance.
L’ignorance, je pense que c’est le mal de nos sociétés.
Prenons le temps de réfléchir à une question, à un problème, apportons de la nuance, élargissons la réflexion.
Ça me sidère.
Wemby a autant le droit qu'elle de donner son avis (désolé pour ceux qui n'aime pas cette femme)/
Il n'a rien fait d'autres.
Qu'il donne son avis ne me gêne pas.
Je suis plus gêné quand des sportifs multimillionnaires disent pour qui je dois voter (coucou MBP). Là c'est déplacé et malvenu.
Non et pourtant ça ne les empêche pas de jacter à longueur de journée sur des sujets auxquels ils ne captent rien