103 Los Angeles Lakers LAL
94 Chicago Bulls CHI

Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel 

Le retour de notre top 100 NBA ! On attaque de plus bel avec une tranche qui pourrait faire polémique.

C’est reparti ! Il y a trois ans, nous nous étions lancé un sacré défi en mettant sur pied notre top 100 NBA à l’aube de la saison 2014-2015. Depuis, nous avons réédité l’expérience plusieurs fois au sein du magazine REVERSE (#50 et #59). Nous sommes donc fier de vous présenter ce coup-ci notre « Top 100 NBA 2017 » !

Autant vous le dire, ça a été aussi dur à mettre en place qu’un drive de LeBron James vers le cercle ou aussi éprouvant qu’une défense rugueuse de Kawhi Leonard. Classer les basketteurs les plus doués de la planète est un exercice impossible mais nous avons tout de même essayé de rendre le ranking le plus crédible possible.

Alors, quelle place pour Stephen Curry ? Quel meneur sera le mieux classé entre Isaiah ThomasJohn Wall ou Kyrie Irving ? Toutes les réponses, tout au long de l’été, dans notre top 100.

40. Kristaps Porzingis (New York Knicks)

Pivot / 21 ans / PER 16-17 : 17,4

Kristaps Porzingis n’a pas eu la progression attendue l’an dernier mais mettons ça sur le compte des dysfonctionnements permanents aux New York Knicks. Il était tout de même plus fort que lors de sa première année dans la ligue. Dommage qu’il n’ait pas pu compter sur un meneur altruiste pour le mettre en valeur.

Sauf erreur de casting, le Letton sera enfin la première option offensive des Knicks cette saison. Même si Carmelo Anthony reste. Cela devrait changer beaucoup de chose. Pour le joueur et pour son équipe. Car avec sa taille, sa mobilité, son adresse et sa technique, Porzingis est vraiment un joueur très rare à ce niveau.

(NB : le classement a été établi avant l’Eurobasket.)

Stats Kristaps Porzingis en 16-17

18,1 pts, 7,2 rbds, 2 blks, 45% aux tirs, 35,7% à trois-points

39. Al Horford (Boston Celtics)

Pivot / 31 ans / PER 16-17 : 17,7

Al Horford, c’est un peu l’anti-star. Ses statistiques ne font pas décoller au plafond. Mais sur le terrain, il un impact évident. Les équipes par lesquelles il est passé (Atlanta et donc maintenant Boston) sont toujours plus fortes avec lui que sans lui. Parce que le Dominicain s’applique à faire toutes les petites tâches qui ne se lisent pas forcément dans les statistiques.

Il étire le jeu, ce qui est de nos jours primordial pour un intérieur NBA. En forçant son défenseur – généralement un grand capable de protéger le cercle – à s’écarter du panier, il ouvre des lignes de drive à ses coéquipiers. Isaiah Thomas en a beaucoup profité l’an dernier et Kyrie Irving devrait se régaler cette saison.

Stats Al Horford en 16-17

14 pts, 6,8 rbds, 5 pds, 47,3% aux tirs, 35,5% à trois-points

38. Hassan Whiteside (Miami Heat)

Pivot / 28 ans / PER 16-17 : 22,6

Un joueur comme le pivot du Heat, quand il est concentré, a un impact évident. Il est difficile de remplacer un basketteur de sept pieds capable d’avoir une influence sur le succès de son équipe des deux côtés du terrain. De tous les grands très athlétiques capables de protéger le cercle et de rouler fort vers le panier en pick-and-roll, Whiteside est l’un des moins manchots. Il est plus complet que Drummond ou Jordan. Plus offensif que Gobert. Plus solide défensivement que Brook Lopez.

Stats Hassan Whiteside en 16-17

17 pts, 14,1 rbds, 2,1 blks, 55,7% aux tirs

37. LaMarcus Aldridge (San Antonio Spurs)

LaMarcus Aldridge

Ailier-fort / 32 ans / PER 16-17 : 18,6

Le danger, avec LaMarcus Aldridge, c’est de confondre son talent avec ce qui est attendu de lui. Intrinsèquement, il est toujours l’un des meilleurs joueurs de la ligue à son poste même s’il a pris un coup de mou. Par contre, son rendement est souvent insuffisant en comparaison de son statut et de son contrat.

L’ex-superstar des Blazers a du mal à vraiment s’imposer au sein du système texan. Il contribue, bien entendu, mais même ses points forts (adresse à mi-distance, jeu dos au panier) ne sont plus des aspects de son jeu aussi solides que par le passé. Et il a toujours cette fâcheuse manie de complètement disparaître dans les matches les plus chauds de la saison…

Stats LaMarcus Aldridge en 16-17

17,3 pts, 7,3 rbds, 1,9 pd, 47,7% aux tirs, 41,1% à trois-points

36. George Hill (Sacramento Kings)

Meneur / 31 ans / PER 16-17 : 19,3

George Hill est la preuve que ce top 100 n’est pas basé uniquement sur les stats. Car les chiffres du néo-meneur des Kings ne font pas grimper au plafond. Par contre, il suffit de le voir jouer plusieurs fois pour comprendre à quel point il est essentiel pour son équipe. Le Utah Jazz se portait d’ailleurs nettement mieux quand il était sur le parquet, en pleine forme, la saison dernière.

Pourquoi l’avoir classé aussi haut parmi les meneurs ? S’il n’a pas le statut de All-Star comme Jeff Teague et Jrue Holiday, c’est le meilleur shooteur du lot. Le constat s’applique aussi en comparaison avec Bledsoe, Schroder ou même Goran Dragic. Il est aussi le meilleur défenseur de tous les joueurs cités. Cela fait donc de nombreux points clés en sa faveur.

Sacramento a fait une excellente pioche avec Hill. Nous sommes un peu déçus de ne pas le voir rejoindre une équipe un peu plus ambitieuse. Mais à 31 ans, le vétéran n’a plus à prouver qu’il est l’un des meilleurs basketteurs de la ligue à son poste.

Stats George Hill en 16-17

16,9 pts, 3,4 rbds, 4,2 pds

35. Goran Dragic (Miami Heat)

Meneur / 31 ans / PER 16-17 : 19,8

Bon, allez, on l’avoue : l’Eurobasket 2017 a finalement eu un léger impact sur le classement. Nous avons d’abord hésité à remonter Kristaps Porzingis. Avant de nous raviser. Pour Goran Dragic, nous l’avons donc avancé de quelques places (trois).

Le meneur slovène est tellement fort balle en main… et pas seulement dans une configuration FIBA. En NBA encore, il est capable de driver une franchise. N’en déplaise à Dion Waiters (ou Whiteside), c’était bien lui le meilleur joueur du Miami Heat l’an dernier.

Stats Goran Dragic en 16-17

20,3 pts, 3,8 rbds, 47,5% aux tirs, 40,5% à trois-points

34. Rudy Gobert (Utah Jazz)

Pivot / 25 ans / PER 16-17 : 23,3

Nous n’avons pas osé assez aussi loin que Sports Illustrated en classant Rudy Gobert dans le top 15 des joueurs NBA. Pour nous, le Français a encore des lacunes qui, selon les modalités de notre ranking, lui fermaient les portes du top 30.

Mais si « Gobzilla » n’est pas une machine offensive comme Marc Gasol, DeMarcus Cousins et compagnie, il trouve d’autres moyens pour faire gagner son équipe. Et ce des deux côtés du parquet. La défense est évidemment ce qui saute aux yeux en premier. Il est le meilleur protecteur du cercle de la ligue. Tout simplement. Il est vif pour recouvrir sur les picks-and-roll, appliqué pour débouler en aide, solide quand un attaquant aérien plane près du panier, etc. Il prend aussi beaucoup de rebonds et limite considérablement le scoring du meilleur intérieur adverse.

En attaque aussi, le pivot du Jazz donne des coups de main. Ses écrans étaient très importants pour la fluidité du mouvement offensif des joueurs de Salt Lake City. Il facilitait la tâche de George Hill et Gordon Hayward. Ses décalages (il est un bien meilleur passeur qu’il n’y paraît) ont offert des paniers faciles à Boris Diaw et Derrick Favors toute la saison. Il doit maintenant encore ajouter des éléments à sa panoplie pour devenir un All-Star et grimper quelques places dans notre prochain top 100.

Stats Rudy Gobert en 16-17

14 pts, 12,8 rbds, 2,6 blks, 66,1% aux tirs

33. C.J. McCollum (Portland Trail Blazers)

CJ McCollum Portland Trail Blazers

Arrière / 25 ans / PER 16-17 : 19,9

Quand Damian Lillard était sur le flanc l’an dernier, C.J. McCollum a parfaitement pris le relais. Il drivait l’équipe avec brio et en faisant des statistiques dignes des joueurs les plus prolifiques. Mais à Portland, il ne jouit pas d’une exposition médiatique suffisante pour être reconnu à sa juste valeur par le public. Mais le pistolero est vraiment un joueur fantastique.

Stats C.J. McCollum en 16-17

23 pts, 3,6 rbds, 3,6 pds, 48% aux tirs, 42,1% à trois-points

32. Bradley Beal (Washington Wizards)

Arrière / 24 ans / PER 16-17 : 20,1

Ce fut particulièrement difficile de départager McCollum et Bradley Beal. Surtout que leurs statistiques sont quasiment identiques. Au final, c’est la défense un poil plus solide de l’arrière des Wizards qui a fait la différence.

Stats Bradley Beal en 16-17

23,1 pts, 3,1 rbds, 3,5 pds, 48,2% aux tirs, 40,4% à trois-points

31. Joel Embiid (Philadelphia Sixers)

Pivot / 23 ans / PER 16-17 : 24,1

31, comme le nombre de matches joués par Joel Embiid l’an dernier. De toute façon, avec le Camerounais, les débats tournent autour de son état de santé. Certains estimeront injuste qu’un intérieur aussi souvent blessé puisse être classé aussi haut. Puis d’autres mettront en avant ses accomplissent quand il était effectivement présent sur le parquet.

Avec ses longs bras et sa mobilité, Embiid peut protéger le cercle aussi bien que n’importe qui. Aussi bien que Gobert. Avec son adresse, il peut étirer le cercle comme n’importe quel intérieur. Aussi bien que Kristaps Porzingis. Avec son arsenal dos au panier, il peut dézinguer n’importe quel défenseur. Alors, just trust the process mes frères.

Stats Joel Embiid en 16-17

20,2 pts, 7,8 rbds, 2,5 blks, 46,6% aux tirs, 36,7% à trois-points