Top 100 : Les meilleurs joueurs NBA (55-41)

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

On commence sérieusement à rentrer dans le vif du sujet avec les premiers joueurs classés dans le top 50 de notre top 100 !

C’est reparti ! Il y a trois ans, nous nous étions lancé un sacré défi en mettant sur pied notre top 100 NBA à l’aube de la saison 2014-2015. Depuis, nous avons réédité l’expérience plusieurs fois au sein du magazine REVERSE (#50 et #59). Nous sommes donc fier de vous présenter ce coup-ci notre « Top 100 NBA 2017 » !

Autant vous le dire, ça a été aussi dur à mettre en place qu’un drive de LeBron James vers le cercle ou aussi éprouvant qu’une défense rugueuse de Kawhi Leonard. Classer les basketteurs les plus doués de la planète est un exercice impossible mais nous avons tout de même essayé de rendre le ranking le plus crédible possible.

Alors, quelle place pour Stephen Curry ? Quel meneur sera le mieux classé entre Isaiah ThomasJohn Wall ou Kyrie Irving ? Toutes les réponses, tout au long de l’été, dans notre top 100.

55. Dwight Howard (Charlotte Hornets)

Pivot / 31 ans / PER 16-17 : 20,8

 

Dwight Howard ne shoote pas au-delà de trois mètres et il est de moins en moins athlétique. Autrefois superstar, le pivot est même parfois devenu un handicap pour son équipe. Pour preuve, Mike Budenholzer s’est carrément passé de ses services en playoffs et les Hawks l’ont transféré un an après lui avoir filé 70 millions de dollars sur trois ans.

Mais ‘D12’ n’est pas complètement fini. Son rôle a évolué. Il ne faut évidemment plus le classer parmi les stars. Mais il apporte toujours en défense et il devrait le prouver au sein du système de Steve Clifford aux Charlotte Hornets. C’est aussi un très solide rebondeur et il accepte enfin de jouer les picks-and-roll en attaque. Rien que pour tout ça, nous avons jugé logique de le classer devant Brook Lopez (56 de notre top 100 NBA).

Stats Dwight Howard en 16-17

13,5 pts, 12,7 rbds, 1,2 blk, 63,3% aux tirs

54. Dennis Schroder (Atlanta Hawks)

Meneur / 23 ans / PER 16-17 : 16,1

Un an seulement après avoir poussé Jeff Teague vers la sortie, Dennis Schroder sera le seul patron des Atlanta Hawks la saison prochaine. Il devrait donc croquer du ballon comme jamais. Le placer devant Howard semblait une évidence au vue de leur saison commune à Atlanta. L’Allemand était le deuxième meilleur joueur des Hawks après Paul Millsap.

Certains considéreront peut-être qu’il est classé assez haut. Mais le meneur a prouvé en playoffs qu’il était capable d’élever son niveau de jeu (presque 25 pts et 8 pds par match). Des statistiques folles que Schroder, qui continue de progresser, devrait encore se rapprocher cette saison.

Stats Dennis Schroder en 16-17

17,9 pts, 3,1 rbds, 6,3 pds, 45% aux tirs, 34% à trois-points

53. Jrue Holiday (New Orleans Pelicans)

Meneur / 27 ans / PER 16-17 : 17,1

A la fougue et aux pénétrations de Dennis Schroder nous avons préféré le calme et la sagesse de Jrue Holiday. S’il n’est plus à son niveau All-Star, il reste un meneur intéressant en NBA. Il peut évoluer avec ou sans le ballon. C’est par un exemple un meilleur shooteur que le joueur des Hawks (même si les pourcentages sont quasi identiques sur l’ensemble de la saison dernière). C’est aussi un bon passeur et un honnête défenseur. Rien de flashy mais du propre.

Stats Jrue Holiday en 16-17

15,4 pts, 3,9 rbds, 7,3%, 45,4% aux tirs, 35,6% à trois-points

52. Avery Bradley (Detroit Pistons)

Arrière / 26 ans / PER 16-17 : 14,4

D’abord moins bien classé dans notre ranking, nous avons décidé de remonter Avery Bradley de plusieurs places. Parce que même s’il n’a pas des statistiques (même avancées) aussi flatteuses que certains joueurs situés derrière lui, l’arrière est tellement teigneux, tellement important pour son équipe qu’il nous a semblé important de le rapprocher du top 50.

Défenseur vicieux reconnu de tous… les joueurs (à défaut des journalistes qui l’ont snobé des meilleurs cinq défensifs), l’ex-chien de garde des Celtics a aussi développé un tir extérieur intéressant.

Stats Avery Bradley en 16-17

16,3 pts, 6,3 rbds, 2,2 pds, 46,3% aux tirs, 39% à trois-points

51. Rudy Gay (San Antonio Spurs)

Ailier / 30 ans / PER 16-17 : 17,9

Rudy Gay a peu joué l’an dernier et il est donc facile de l’oublier. Mais il était plutôt très bon avec les Kings avant sa blessure. Toujours dans son style caractéristique de Carmelo Anthony du pauvre. Gros scoreur, il sera intéressant de suivre son adaptation aux San Antonio Spurs cette saison.

Stats Rudy Gay en 16-17

18,7 pts, 6,3 rbds, 2,8 pds, 45,5% aux tirs, 37,2% à trois-points

50. Danilo Gallinari (Los Angeles Clippers)

Ailier / 28 ans / PER 16-17 : 17,4

Danilo Gallinari est l’ailier qui manquait aux Los Angeles Clippers lors de tous les runs des Californiens lors de ses quatre dernières années. Mais avec l’évolution du jeu NBA, on peut se demander si l’Italien ne ferait pas mieux de jouer au poste quatre. Peut-il vraiment cohabiter avec Blake Griffin et DeAndre Jordan ?

Il a les qualités pour. Même s’il est moins rapide que certains ailiers, « Gallo » est grand et adroit. Il était la deuxième option offensive de Denver l’an dernier et il devrait assumer le même rôle à Los Angeles.

Stats Danilo Gallinari en 16-17

18,2 pts, 5,2 rbds, 2,1 pds, 44,7% aux tirs, 38,9% à trois-points

49. Andre Drummond (Detroit Pistons)

Pivot / 23 ans / PER 16-17 : 20,9

Andre Drummond, un peu à l’image de ses Detroit Pistons, étaient l’une des déceptions de la saison écoulée. Il n’a pas vraiment progressé. Il a stagné des deux côtés du parquet. Alors, oui, le potentiel est là. Mais le pivot massif n’est toujours pas un défenseur d’élite ou une menace de poids en attaque.

Cela ne l’empêche pas d’apporter sur le parquet. Il faut respecter sa présence. C’est l’un des meilleurs – si ce n’est le meilleur – joueurs du championnat aux rebonds offensifs. Sa mobilité et sa détente font de lui un partenaire idéal sur pick-and-roll. Et sa taille lui permet tout de même de protéger le cercle. Il est décevant, c’est un fait. Mais il reste au-dessus de pivots plus âgés comme Dwight Howard ou Brook Lopez.

Stats Andre Drummond en 16-17

13,6 pts, 13,8 rbds, 1,5 stl, 1,1 blk, 53% aux tirs

DeAndre Jordan Andre Drummond

48. DeAndre Jordan (Los Angeles Clippers)

Pivot / 29 ans / PER 16-17 : 21,8

Le mal-aimé du public. Considéré comme un « volleyeur » par une partie des fans, DeAndre Jordan est pourtant un atout évident pour son équipe. Il n’a peut-être pas le bagage technique du basketteur – et encore, il maitrise des aspects fondamentaux du jeu – mais sa présence physique est telle qu’il est impossible à ignorer.

Pourquoi l’avoir classé devant Drummond dans le top 100 ? Leurs profils se rapprochent. « Dre » a un peu plus de touché près du cercle et son arsenal de moves est un poil plus garni. Mais DAJ est un bien meilleur défenseur. Et il est tellement énergique ! Il aussi le mérite d’être un peu plus adroit sur la ligne des lancers.

Stats DeAndre Jordan en 16-17

12,7 pts, 13,8 rbds, 1,7 blk, 1,2 pd, 71,4% aux tirs

47. Eric Bledsoe (Phoenix Suns)

Meneur / 27 ans / PER 16-17 : 21,5

Eric Bledsoe n’est plus spécialement désiré par les Phoenix Suns mais cela n’est pas particulièrement en raison de son niveau de jeu. Il n’est pas assez « fort » pour incarner le visage de la franchise mais personne ne conteste le fait que Bledsoe figure parmi les quinze meilleurs joueurs NBA à son poste.

« Mini LeBron » a appris dans l’ombre de Chris Paul et ça se sent. Il n’a pas le génie de CP3 mais il a développé cette capacité à changer de rythme et à exploiter les failles des défenses. Il lui manque finalement un tir fiable pour vraiment s’affirmer comme un top meneur.

Stats Eric Bledsoe en 16-17

21,1 pts, 4,8 rbds, 6,3 pds, 43,4% aux tirs, 33,5% à trois-points

46. Jeff Teague (Minnesota Timberwolves)

Meneur / 29 ans / PER 16-17 : 19,2

Nous avons hésité à rétrograder Jeff Teague plus bas dans notre top 100. Parce que s’il y a bien un meneur qui risque de prendre le bouillon à l’Ouest, c’est lui. Sa signature aux Timberwolves ne nous a pas autant enthousiasmé que d’autres médias/fans.

Mais l’ancien All-Star sort tout de même d’une saison solide – enfin, surtout statistiquement parlant – avec Indiana. Il est toujours le même joueur. Un meneur capable d’agresser les défenses, de pénétrer et de finir près du cercle ou de lâcher la gonfle pour un coéquipier. Il n’était pas trop maladroit derrière l’arc même s’il prenait finalement peu de tirs extérieurs (3 par match, assez peu pour un meneur de nos jours). Teague a des qualités évidentes mais il y a peu de chances qu’il passe un nouveau cap d’ici la fin de sa carrière.

Stats Jeff Teague en 16-17

15,3 pts, 4 rbds, 7,8 pds, 44,2% aux tirs, 35,7% à trois-points

45. Devin Booker (Phoenix Suns)

Arrière / 20 ans / PER 16-17 : 14,6

Marquer 70 points dans un match… c’est quand même quelque chose. Devin Booker est vraiment un sacré scoreur. Le problème, c’est que pour l’instant, il ne fait à peu près que ça. Pour l’instant. Il n’a pas nécessairement un impact particulièrement positif sur le jeu de son équipe, il défend peu et n’est pas un super créateur non plus. Il n’est pas le shooteur d’élite que certains aimeraient penser. Au contraire, il est surtout attiré par le cercle.

Mais Booker est jeune et il joue au sein d’une équipe faible, ce qui n’aide pas dans son cas. A 20 ans, il a le potentiel pour s’affirmer comme une version revisitée de James Harden. Bref, si l’avenir est ensoleillé dans l’Arizona, c’est surtout grâce à lui.

Stats Devin Booker en 16-17

22,1 pts, 3,2 rbds, 3,4 pds, 42,3% aux tirs, 36,3% à trois-points.

44. Dwyane Wade (Chicago Bulls)

Arrière / 35 ans / PER 16-17 : 18,5

Dwyane Wade représente un dilemme et même une problématique de notre top 100 : faut-il choisir un joueur sur un match, une campagne de playoffs ou une saison ? Sur un Game 7 décisif, « Flash » peut se surpasser. Hormis l’an dernier, il a presque toujours été exceptionnel en playoffs. Mais sur une saison, à son âge… il est quasiment assuré de manquer une vingtaine de matches.

Le triple champion NBA est sur le déclin et c’est normal à 35 balais. Nous m’avons laissé devant Booker par respect. Et parce que Wade n’était pas mauvais malgré la situation délicate à Chicago l’an dernier. S’il retrouve un club compétitif, il y a des chances que le futur Hall Of Famer se remette à sortir le grand jeu dans les moments importants.

Stats Dwyane Wade en 16-17

18,3 pts, 4,5 rbds, 3,8 pds, 43,4% aux tirs, 31% à trois-points

Dwyane Wade

43. Jabari Parker (Milwaukee Bucks)

Ailier-fort / 22 ans / PER 16-17 : 19,1

Nous avons conscience que Jabari Parker peut sembler un peu haut dans ce classement. Le deuxième choix de la draft 2014 a été blessé assez souvent et il a donc finalement peu de matches NBA dans les jambes. Mais ce qu’il a montré était très prometteur. Comparé à Carmelo Anthony avant son arrivée dans la ligue, l’ailier-fort des Bucks présente effectivement quelques similitudes avec son aîné.

C’est un scoreur. Une menace permanente en attaque. Il est bien plus explosif et athlétique qu’il n’y paraît. Il martyrise ses vis-à-vis. Il lui reste maintenant à défendre dur et à continuer à progresser derrière l’arc pour s’affirmer comme un All-Star NBA. A condition bien sûr qu’il reste en bonne santé.

Stats Jabari Parker en 16-17

20,1 pts, 6,2 rbds, 2,8 pds, 49% aux tirs, 36,5% à trois-points

42. Myles Turner (Indiana Pacers)

Pivot / 21 ans / PER 16-17 : 18,5

Attention, l’explosion de Myles Turner est programmée pour cette saison ! Maintenant qu’il a été bombardé visage de la reconstruction des Indiana Pacers, le jeune pivot va pouvoir montrer à quel point il est fort. Il n’est pas à exclure qu’il approche une place dans l’effectif de cette Conférence Est appauvrie au All-Star Game.

Ses 8 « Win Shares » cumulées l’an passé démontrent son impact sur le succès des Pacers. Car Turner est un « two way player » capable de briller de plusieurs façons différentes. Il n’est pas aussi exposé que Joel Embiid, Karl-Anthony Towns ou Kristaps Porzingis mais lui aussi incarne la relève des pivots NBA.

Stats Myles Turner en 16-17

14,5 pts, 7,3 rbds, 2,1 blk, 51,1% aux tirs, 34,8% à trois-points

41. Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves)

Ailier / 22 ans / PER 16-17 : 16,5

On comprend l’engouement autour d’Andrew Wiggins. Il était présenté comme une star NBA avant même son arrivée dans la ligue. Il est comparé à une légende comme Kobe Bryant. Il est charismatique. Ses dunks stratosphériques font décoller les foules. Et le gamin est doué, c’est évident.

Mais nous avons encore nos réserves. Pour l’instant, scorer est à peu près son unique qualité. Le potentiel défensif est là mais Wiggins affiche encore des lacunes dans le domaine. Offensivement, il est déjà très aérien, efficace en un-contre-un. Mais il est difficile de l’intégrer à un système. Il a besoin de la balle mais créé peu pour les autres. Il est terriblement irrégulier de loin. Il score mais, un peu à la manière d’un DeMar DeRozan, a-t-il vraiment un impact positif sur le jeu de son équipe ? Pas à nos yeux. Ou en tout cas pas assez pour figurer plus haut dans notre top 100.

Stats Andrew Wiggins en 16-17

23,6 pts, 4 rbds, 2,3 pds, 45,2% aux tirs, 35,6% à trois-points

Andrew Wiggins NBA