Rudy Gobert fait une saison de dingue… et personne ne regarde

Rudy Gobert réalise une saison énorme avec les Wolves. Impact défensif, domination intérieure et influence sous-estimée au cœur du CQFR.

Il y a des joueurs qui capturent la lumière. Un cross, un stepback, une punchline, et tout le monde se précipite. Et puis il y a Rudy Gobert, qui continue de faire ce qu’il fait depuis des années : rendre la vie impossible dans la raquette, imposer un cadre défensif à toute une équipe, et empiler des performances qui pèsent… sans déclencher l’alarme médiatique. Dans le CQFR du jour, le constat revient presque comme un refrain : Gobert fait une superbe saison, mais il faut souvent être "du bon côté du microscope", celui des gens qui regardent les détails, pour mesurer son impact.

Le match contre Washington la nuit dernière en est une illustration parfaite. Sur le papier, ce n’est pas l’affiche de l’année. Sur le terrain, ça devient un petit résumé de ce que Gobert représente, et de la manière dont il est perçu.

Un "duel" français qui tourne vite à la démonstration

Le CQFR introduit le match Wolves - Wizards avec un angle évident : un duel entre deux pivots français, Rudy Gobert d’un côté, Alex Sarr de l’autre. Le rookie a de la hype, de la curiosité autour de lui, et forcément l’idée de le voir se frotter au meilleur "professeur" possible sur ce poste-là : un intérieur qui vit de la dissuasion et du contrôle.

Sauf que sur ce match, le "duel" n’en est pas vraiment un. Gobert prend le dessus assez nettement dès les premières minutes, et le résumé chiffré est brutal dans sa simplicité : 18 points, 14 rebonds, 4 contres, et un différentiel qui dit tout de l’emprise qu’il a eue quand il était sur le terrain (+32). Tout cela en seulement 29 minutes de temps de jeu...

En face, Sarr est limité : 7 points, 3/10 au tir, 3 rebonds, 4 passes, aucun contre. Même sans charger le trait, tu comprends ce qui s’est passé : dans ce type de soirée, le rookie apprend ce que veut dire exister au milieu quand l’adversaire ferme des portes avant même que tu les voies.

Et ce que souligne le CQFR, c’est que cette domination n’a rien d’un accident. C’est encore une très belle prestation de Gobert. Autrement dit : une ligne dans une longue série.

L’histoire de sa carrière : l’impact, mais pas la reconnaissance

À ce moment-là, Théo lâche un truc très parlant : "Ça sera vraiment l’histoire de sa vie et de sa carrière en NBA." Les gens ne se rendent jamais vraiment compte de son apport. Ou pas spontanément. Il faut des "spécialistes des stats avancées" pour mettre le doigt dessus, ou des gens qui suivent de très près ce qui se passe.

C’est une observation qui dépasse ce match. Parce que Gobert, par définition, n’est pas un joueur qui "vend" son apport en highlights. Son impact se situe souvent dans l’anti-spectacle : un drive annulé, un tir détourné, une passe forcée, une possession qui devient inconfortable. C’est exactement le genre d’actions qui font gagner des matchs… mais qui ne font pas gagner des débats.

Le CQFR prend une image simple : la défense de son équipe tourne autour de lui. Ce n’est pas une formule en l’air. Dans leur échange, ils le décrivent comme le "franchise player défensif" des Wolves. Le mec autour duquel tu construis tes principes, tes rotations, ton agressivité sur les lignes de passe.

Et c’est peut-être là que se situe le grand malentendu Gobert : il est parfois jugé comme un joueur parmi d’autres, alors qu’il agit comme une infrastructure. Un système de sécurité intégré au collectif.

Pourquoi Minnesota reste dangereux (et pourquoi Gobert compte dans l’équation)

Le CQFR élargit ensuite le cadre. Oui, c’est un match à sens unique. Oui, la victoire est large, logique. Mais il y a un point intéressant : Minnesota reste une équipe dangereuse. Théo rappelle même que c’était sa hot take de début de saison : voir les Wolves aller loin, même si lui-même avoue être "moins sûr" désormais sur l’idée d’une troisième finale de conférence de suite.

Puis l’analyse se fait plus précise : Minnesota est à un trade d’être de vrais candidats. Pas forcément favoris immédiats pour le titre avec la rotation actuelle, mais à un mouvement près, l’équipe peut changer de dimension. Et dans cette projection, on n’est pas dans le rêve abstrait : on parle d’un effectif composé de gars dans leur prime, ou qui y entrent.

Ils citent : Anthony Edwards qui rentre dans son prime, Naz Reid qui est dans son prime, Jaden McDaniels qui a progressé au point d’être "un vrai joueur confirmé" en NBA, Julius Randle dans son prime, Donte DiVincenzo dans son prime. Et au milieu de tout ça, Gobert : peut-être "sur la fin de son prime", mais encore dedans.

Cette phrase est importante. Parce qu’elle décrit Gobert comme un joueur qui n’a pas besoin d’être dans sa version "peak" absolue pour rester essentiel. Même en étant "un peu plus loin" de ses meilleures années, il continue de produire à un niveau qui structure le plan de jeu. Et ce match contre Washington est une mini preuve : tu fais +32 avec lui en 29 minutes, ce n’est pas un détail cosmétique.

 

Le contraste avec Edwards : le bruit et le ciment

Dans la même séquence, le CQFR parle aussi du match d’Anthony Edwards : 35 points, 14/21 au tir. Et c’est intéressant parce que ça crée un contraste naturel. Edwards, c’est le feu. C’est ce que tu vois tout de suite. La stat, la dominance, l’efficacité.

Gobert, lui, c’est le ciment. Le truc que tu remarques surtout quand il n’est pas là. Et c’est exactement ce que Théo sous-entend en expliquant que le grand public ne mesure l’apport de Rudy que rarement, alors que la mécanique défensive de l’équipe repose sur lui.

C’est aussi une façon de dire : Minnesota est physique, athlétique, avec du shoot et du scoring. Mais pour que tout ça ressemble à une vraie équipe qui compte, il faut une base. Et cette base, dans leur discussion, elle porte un nom.

Anthony Edwards atteint un cap historique et fait mieux que Steph Curry !

Une place (au moins) dans la discussion, même si ça ne fait pas rêver

Le CQFR va même plus loin. À un moment, ils basculent vers les trophées : si Victor est inéligible, qui est dans la discussion ? Et Théo dit clairement que Rudy sera "très sérieusement dans la discussion" et "vraiment bien placé". Il cite d’autres candidats possibles, mais l’idée est là : Gobert, au niveau de sa saison, n’est pas juste un bon soldat. Il est un joueur qui peut redevenir central dans les débats de récompenses… à condition que ces débats acceptent de regarder autre chose que les points.

Et c’est peut-être la conclusion la plus cohérente avec le thème : Gobert fait une saison de dingue, mais l’attention est ailleurs. Pourtant, la preuve est visible quand on prend cinq minutes : face à Washington, dans un match où Minnesota déroule, il impose un rapport de force total dans son secteur, domine le duel français, et donne une nouvelle démonstration de ce qu’il apporte : rebonds, protection du cercle, présence, et cette capacité à faire tourner l’équipe autour de sa défense.

C’est la carrière de Rudy Gobert résumée en une soirée : pas le joueur que tout le monde cite en premier, mais celui qui rend l’équipe plus solide, plus cohérente, plus "sérieuse". Et quand tu ajoutes ça au fait que Minnesota reste dangereuse, qu’elle est à un move près de changer de statut, tu comprends pourquoi cette saison de Gobert mérite mieux qu’un haussement d’épaules.

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Ben voilà, l'histoire de sa vie, on parle de Gobert parce qu'il a joué contre Sarr qui a une bonne presse dans les médias français. S'l n'y a pas cette confrotation, et bien rien de rien sur Gobert. C'est comme ça, Il a un impact énorme sur son équipe comme peu de joueurs le font comme lui mais il n'est pas considéré comme faisant partie de 50 meilleurs joueurs de la ligue par Antoine. C'est son choix et c'est tout à fait respectable. Mais bon, ce n'est pas la peine de se donner bonne consience de temps en temps en disant qu'il fait une très belle saison limite encore une fois DPOY ce qui ne suffit pas apparement pour entrer dans les 50 alors que son impact sur les différentiels, attaque - défense quand il est sur le terrain et quand il ne l'est pas, sont énormes. On est dans un monde de show et de highlights pas de sport c'est sûr. Un monde de l'apparence.
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Pas seulement. Sa cote pour le DPOY est passée de 45 contre 1 à 12 contre 1 à Vegas en trois semaines.
Je pense que c'est juste que dernièrement, il enchaîne les perfs défensives hallucinantes à absolument tous les matchs.

Concernant le top 50, Antoine a dit lui-même, dès le pod de sortie du classement qu'il avait fait une erreur de pas avoir mis Rudy dedans.
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Oui, Antoine l'a dit dans le podcast, il aurait dû mettre Rudy dans les 50.
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Et surtout, stat folle : Minnesota passe de la 2ème meilleure défense à la 30ème quand Rudy est sur le banc. 😐
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Rudy aurait été vu autrement dans les 90s quand on voit le respect qu'on donne à Dikembe Mutombo pour sa défense (et à raison !) qui a été 8 fois all star, et hall of famer, et dont le jeu offensif n'a jamais été flamboyant ni technique (et pour cause, personne ne lui demandait ça).
D'ailleurs si on compare par exemple les séries de playoffs de Rudy et celles de Mutombo, on voit que Rudy s'en sort statistiquement haut la main, notamment au niveau du pourcentage (même si évidemment les guerres de tranchées en 1998 dans la peinture n' avaient rien à voir avec aujourd'hui) - dont une série contre Memphis en 2021 avec une moyenne de points à 17pts à 78%.
Et Dikembe n'aurait jamais pu défendre à 8m du cercle sur Luka Doncic pour le panier de la gagne...
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