20 ans aujourd’hui : pourquoi Ace Bailey peut exploser avec le Jazz

Ace Bailey fête ses 20 ans après une première saison encourageante avec Utah. Progression, limites et attentes : que peut-on espérer de lui en année 2 ?

20 ans aujourd’hui : pourquoi Ace Bailey peut exploser avec le Jazz

À seulement 20 ans, Ace Bailey a déjà eu le temps de montrer pourquoi le Utah Jazz croit autant en lui. Sa saison rookie a été irrégulière, parfois frustrante, mais sa montée en puissance après le All-Star break a laissé entrevoir un joueur capable de beaucoup plus que ses moyennes finales. Reste maintenant à voir si ces éclairs peuvent devenir une vraie tendance dès sa deuxième année.

Sa première année n’a pourtant pas été linéaire. Bailey a connu une première moitié de saison assez discrète, dans une équipe où il devait trouver sa place entre Keyonte George, Lauri Markkanen et les autres joueurs installés. Il termine néanmoins son exercice rookie à 13,8 points, 4,2 rebonds et 1,8 passe de moyenne en 27,6 minutes, avec 44,3% de réussite au tir et 34,4% à trois points.

Une fin de saison qui a changé le regard sur Ace Bailey

Après le All-Star break, Bailey a nettement haussé le ton. Il est passé à 18,3 points de moyenne, avec davantage de responsabilités et surtout plusieurs performances qui ont rappelé pourquoi son potentiel intriguait autant avant la Draft.

Il a notamment inscrit 37 points contre Toronto, 33 contre Milwaukee, ou encore compilé 25 points, 7 rebonds, 4 passes et 5 contres face à Philadelphie. Dans une équipe du Jazz largement tournée vers le développement sur la fin de saison, le jeune ailier a montré qu’il était capable de créer son tir, de scorer au-dessus des défenseurs et de prendre feu sur de courtes séquences.

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Il faut évidemment remettre ces performances dans leur contexte. Utah a terminé la saison avec un bilan de 22 victoires pour 60 défaites et a joué de nombreuses rencontres sans plusieurs de ses cadres. Bailey a donc parfois profité d’un volume offensif qu’il n’aura probablement pas aussi facilement cette année.

Une année 2 beaucoup plus exigeante

Le Jazz ne devrait plus être dans la même configuration. L’arrivée de Jaren Jackson Jr., la présence du rookie Darryn Peterson et le maintien de Markkanen changent complètement le paysage offensif.

Bailey aura peut-être moins le ballon. Il devra davantage apprendre à jouer sans lui, sanctionner en catch-and-shoot, attaquer les close-outs et se montrer efficace dans un environnement où il ne sera pas forcément la première option. Ce sera probablement le principal enjeu de sa saison.

Son adresse extérieure devra progresser, tout comme sa capacité à créer pour les autres. Avec seulement 1,8 passe de moyenne lors de son année rookie, Bailey reste encore davantage un finisseur qu’un créateur complet. Son handle et sa lecture du jeu seront déterminants pour savoir jusqu’où son potentiel offensif peut l’emmener.

La défense sera également à surveiller. Ses qualités athlétiques, sa taille et sa longueur lui donnent un vrai potentiel de ce côté du terrain. S’il parvient à devenir un défenseur fiable tout en conservant son impact offensif, Utah pourrait tenir un joueur beaucoup plus complet qu’un simple scoreur.

Pas besoin de devenir une star tout de suite

La tentation sera grande de juger sa progression uniquement à travers sa moyenne de points. Pourtant, Bailey n’a probablement pas besoin de passer immédiatement au-dessus des 20 points par match pour réussir sa deuxième saison.

Une campagne autour de 16 à 18 points, avec davantage d’efficacité, une meilleure sélection de tirs et des progrès dans la création et la défense, constituerait déjà une énorme étape.

Ace Bailey a déjà une saison NBA dans les jambes, un aperçu de ce qu’il peut produire lorsqu’on lui donne les clés et désormais un effectif plus compétitif autour de lui. Le Jazz n’a pas besoin de savoir immédiatement s’il sera sa prochaine superstar. Mais cette deuxième année devrait permettre de répondre à une question beaucoup plus intéressante : le scoreur spectaculaire aperçu en fin de saison dernière peut-il devenir un joueur majeur dans une équipe qui cherche réellement à gagner ?