À Minnesota, l’intersaison n’est visiblement pas faite pour couper complètement avec le basket. Après plusieurs printemps passés très près des sommets, les Timberwolves savent que leur prochain cap se jouera autant dans les détails que dans le talent brut. Alors, avant même le training camp, une bonne partie du groupe a choisi de se retrouver en France pour quelques jours mêlant travail, détente et vie commune. Paris comme point de ralliement, Versailles pour une visite; Clichy pour une séance d’entraînement et Rudy Gobert forcément dans un rôle particulier sur ses terres.
Le pivot français a notamment pris en charge une partie de la logistique et de l’hébergement de ses coéquipiers, tout en jouant évidemment un peu le rôle de guide pour ses camarades dont bon nombre n'avaient jamais mis le pied en France. L'ancien intérieur du Jazz est désormais installé depuis plusieurs années à Minneapolis et fait partie des cadres d’une équipe qui connaît parfaitement son importance, notamment défensivement.
Au-delà du clin d’œil local pour le quadruple Defensive Player of the Year, ce séjour raconte surtout les ambitions d’un groupe qui, avec l’arrivée de LaMelo Ball, veut renforcer sa cohésion et prouver que sa fenêtre pour viser le titre est encore bien ouverte.
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Une bonne partie de l’effectif s’est ainsi retrouvée en France, avec un programme mêlant moments de détente et basket. Une manière de commencer à créer des automatismes bien avant le training camp, mais aussi d’intégrer LaMelo Ball, principale nouveauté d’un effectif dont l’équilibre va forcément évoluer avec son arrivée.
Ce voyage répond surtout à une volonté forte du groupe, et notamment d’Anthony Edwards : ne pas attendre le début de la saison pour commencer à fonctionner comme une équipe. À ce niveau de compétition, quelques jours passés ensemble loin du cadre habituel peuvent sembler anecdotiques. Ils le sont beaucoup moins pour une formation qui estime toujours avoir une vraie chance de jouer le titre.
Minnesota ne veut pas croire à la fin de sa fenêtre
Les Timberwolves restent en effet sur trois saisons qui les ont installés parmi les équipes qui comptent vraiment à l’Ouest, avec deux finales de Conférence et une demi-finale. Ils n’ont toujours pas réussi à franchir la dernière marche, mais l’idée à Minnesota est précisément de démontrer que cette fenêtre ne s’est pas refermée.
L’arrivée de LaMelo Ball doit offrir un nouveau souffle à l’équipe et permettre à Edwards d’être accompagné d’un autre créateur de très haut niveau. Elle implique également de reconstruire certains repères. D’où l’intérêt de multiplier dès maintenant les moments collectifs, sur le terrain comme en dehors.
Les Wolves veulent continuer à croire que leur heure peut venir, et ils savent que le talent ne suffira pas. Après plusieurs campagnes de playoffs longues et parfois frustrantes, l’objectif est désormais de faire de cette expérience commune une force.
La saison ne commence que dans quelques semaines. Les Timberwolves, pour leur part, ont déjà commencé à travailler sur ce qui peut faire la différence au printemps.
