Après des mois de tension, de défiance et de négociations souvent décrites comme extrêmement compliquées, la WNBA et le syndicat des joueuses ont enfin trouvé un terrain d’entente.
Selon la journaliste Annie Costabile, les deux camps sont parvenus à un accord verbal de principe sur la future convention collective. Le document doit désormais être soumis au vote des joueuses ainsi qu’au Board of Governors de la ligue pour être ratifié.
C’est l’épilogue provisoire d’un feuilleton qui menaçait directement le début de saison. Ces derniers jours, la pression était montée d’un cran, au point que la commissaire Cathy Engelbert avait reconnu publiquement qu’un accord devait être trouvé rapidement pour éviter de perturber le calendrier 2026. Les discussions se sont intensifiées à huis clos pendant près d’une semaine, avec des sessions marathon et plus de 70 heures d’échanges en face-à-face.
Pour l’instant, les détails précis du compromis ne sont pas encore connus. Mais les principaux points de blocage étaient identifiés depuis plusieurs jours. Au cœur des discussions : le partage des revenus, les questions de logement pour les joueuses, la structure des salaires, ainsi que plusieurs éléments plus larges liés aux conditions de travail et à l’évolution économique de la ligue. L’Associated Press rapportait récemment que le syndicat réclamait une part des revenus bruts, tandis que la ligue défendait une logique davantage fondée sur les revenus nets.
Le contexte explique aussi pourquoi ce dossier était devenu aussi brûlant. La WNBA sort de plusieurs saisons de croissance forte en audience, en visibilité et en valorisation, et les joueuses estimaient que le cadre actuel ne reflétait plus cette nouvelle réalité. Dès l’automne dernier, Adam Silver expliquait d’ailleurs s’attendre à de fortes hausses de salaires dans ce nouveau cycle de négociation.
Surtout, cet accord verbal écarte la menace la plus immédiate : celle d’un retard sur le lancement de la saison. Ces derniers jours, la ligue rappelait qu’un blocage prolongé aurait pu avoir des conséquences sur toute l’intersaison, entre draft d’expansion, free agency, draft WNBA et préparation du début de saison, prévu le 8 mai 2026.
En clair, sauf improbable retournement au moment du vote de ratification, la conclusion est simple : oui, il y aura bien une saison WNBA. Et désormais, toute l’attention va se porter sur le contenu exact de ce nouveau CBA, qui devrait donner une idée beaucoup plus précise de la direction prise par la ligue et de la place qu’elle entend accorder à ses joueuses dans cette nouvelle phase de son développement.
