Anthony Edwards ne cache pas son enthousiasme. Minnesota a profondément modifié son effectif cet été, avec les départs de Naz Reid et Julius Randle pour ouvrir la voie à l’arrivée de LaMelo Ball, puis la signature de Jonathan Kuminga. Des changements que la star des Wolves accueille favorablement, malgré le départ d’un coéquipier auquel elle était particulièrement attachée.
« Naz va me manquer, c’est certain, c’est mon frère. Mais je suis super heureux des changements dans le vestiaire. Il y a plein de mentalités et de personnalités différentes. Je pense que tout ça va bien fonctionner ensemble », a-t-il déclaré en conf de presse.
Après deux finales de conférence Ouest consécutives, Minnesota s’était arrêté au deuxième tour des playoffs 2026. La franchise a choisi de rajeunir son groupe et de le rendre plus dynamique. Pour Edwards, l’intérêt de recruter Ball se mesure aussi très simplement : il va pouvoir lui laisser une partie de la création offensive.
« Au fond, je me considère comme un arrière naturel. Je n’ai jamais pensé pouvoir développer des qualités de meneur. Je sais que coach Finch insiste beaucoup pour que je passe le ballon, mais maintenant nous avons LaMelo, donc je suis heureux. »
Le changement pourrait également se voir de l’autre côté du terrain. Edwards estime que ses responsabilités offensives ont limité l’énergie qu’il pouvait consacrer à la défense ces dernières saisons.
« Ces dernières années, je ne pouvais pas défendre aussi bien que je le voulais parce que je remontais le ballon. Par moments, je devais marquer en permanence. J’étais vraiment fatigué. Mais maintenant, j’ai LaMelo, j’ai des meneurs. Je n’ai donc pratiquement plus besoin de remonter le ballon. Je peux aller dans le corner pendant trois ou quatre possessions de suite et simplement défendre sur les meilleurs joueurs. Cette année, je vais exceller dans mon jeu d’une manière très différente. »
« C’est mon frère et je pense que tout va bien se passer pour nous. » - LAMELO BALL
Edwards sort pourtant de sa meilleure saison au scoring, avec 28,8 points de moyenne à 48 % au tir en 61 rencontres. Mais les prises à deux répétées, particulièrement en playoffs, avaient parfois nourri sa frustration.
Ball arrive avec les qualités pour alléger cette charge. Lors de sa dernière saison à Charlotte, où il a passé les six premières années de sa carrière, il a compilé 20,1 points et 7,1 passes en 72 matches. Les Hornets avaient également affiché l’un des meilleurs bilans de la ligue sur la deuxième moitié de saison.
Le nouveau meneur des Wolves met surtout en avant l’entente qui se développe déjà avec Edwards.
« En réalité, nous avons la même personnalité. Détendus, confiants, extravertis. C’est mon frère et je pense que tout va bien se passer pour nous. »
Quant à l’idée que Minnesota disposerait d’un délai limité pour satisfaire sa superstar, Edwards l’a accueillie avec surprise.
« C’est qui, la superstar ? Moi ? Je n’étais pas au courant de tout ça. Je suis heureux. »
LeBron, Brunson ou même LaMelo : Anthony Edwards n'épargne personne dans sa nouvelle pub
