JJ Redick n'a pas apprécié l'arbitrage lors de la défaite des Los Angeles Lakers contre les Golden State Warriors (112-95), vendredi soir en NBA Cup. Mais au-delà des décisions prises pendant cette rencontre, c'est surtout le manque de cohérence dans la lutte contre le flopping qui agace l'entraîneur californien.
Les Lakers ont pourtant largement contribué à leur propre défaite. Après avoir mené de 25 points, ils ont laissé les Warriors renverser la situation, notamment à cause de leurs 22 pertes de balle, qui ont offert 27 points à Golden State.
Interrogé sur ces difficultés face à la pression défensive adverse, Redick a d'abord reconnu les erreurs de son équipe, avant de glisser une première remarque sur l'arbitrage.
« Nous avons commis quelques écrans illégaux. Je garderai mon coup de gueule sur les autres personnes impliquées dans le match pour une autre fois. »
L'entraîneur des Lakers a finalement développé ses critiques en revenant sur les récentes déclarations de Chris Finch, le coach des Minnesota Timberwolves, qui avait lui aussi remis en question la manière dont la NBA sanctionne les simulations.
« J'ai tendance à être d'accord avec ce que Chris a dit l'autre jour. Nous étions tous à Chicago, nous avons tous parlé de ce sujet et nous reconnaissons tous que les fans veulent que les joueurs offensifs arrêtent de simuler », a expliqué Redick.
Selon lui, les arbitres ne semblent pourtant pas appliquer les mêmes critères d'une rencontre à l'autre.
« Je crois que toutes les fautes pour flopping qui nous ont été sifflées étaient défensives. La réalité, pour les arbitres, c'est que chaque équipe arbitrale est tellement différente, et que leurs interprétations sont tellement différentes. Je pense que le problème, c'est la cohérence. »
Pour illustrer son propos, JJ Redick a notamment cité une action impliquant Brandin Podziemski, dont la réaction au contact lui a semblé suffisamment exagérée pour mériter une sanction.
« L'explication qu'on m'a donnée sur l'action de Podziemski, c'est qu'il y avait contact. Mais si vous regardez les simulations défensives qui ont été sanctionnées contre nous, il y avait aussi contact. »
Le coach des Lakers estime que la présence d'un contact ne devrait pas être le critère déterminant.
« Qu'il y ait contact ou non n'a aucune importance. Ce qu'on cherche, c'est quelque chose de théâtral, d'exagéré. Se jeter en arrière, j'aurais tendance à penser que c'est, je ne sais pas, un peu la définition du flopping. »
Redick a également évoqué une faute offensive sifflée contre Ziaire Williams après un mouvement des bras, pour souligner que les arbitres peuvent sanctionner une action même lorsqu'un contact existe.
« Encore une fois, l'explication qu'on m'a donnée, c'est qu'il y avait contact. Mais il y a aussi contact lorsqu'un joueur repousse son adversaire. Ziaire a ramené ses mains en arrière et ils ont sifflé une faute offensive. Donc il y avait contact. »
Sa conclusion résume son principal reproche envers les arbitres NBA.
« Je suppose que la cohérence est encore quelque chose que nous recherchons. »
Après Chris Finch et Steve Kerr, JJ Redick vient donc à son tour alimenter le débat sur la manière dont la NBA tente de lutter contre les simulations, sans toujours parvenir à appliquer des critères uniformes.
